Quinze ans de silence. Un maître. Une élève. Un secret.
Au Japon, Hanaki s’apprête à accomplir son ultime apprentissage auprès de Katsuro.
Pendant un an, ils vont traverser le pays au rythme des quatre saisons.
Mais derrière la sérénité de la jeune femme se cache une mystérieuse détermination.
Chaque fleur qu’elle choisit semble obéir à un plan qu’elle seule connaît.
Katsuro pense avoir formé Hanaki à la perfection.
Il ignore qu’elle a peut-être appris bien plus que l’Art de l’Ikebana.
Entre spiritualité, désir et secrets, le voyage devient un jeu dangereux.
Hanaki attend son heure.
Et lorsque son Ikebana sera achevé, quelqu’un devra en payer le prix.
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@bichetdenis : votre commentaire m’honore. La dualité que vous décrivez, la beauté et le cruel, ne peut se résumer uniquement à la civilisation japonaise, elle s’étend aussi à la nôtre, peuple occidental. C’est le propre de la nature humaine, et de tous temps. Néanmoins pour ramener vos propos à ma nouvelle, point de cruauté, juste un code de l’honneur qui fait parti du Japon intrinsèquement et que nous, européens connaissons peu, (sauf peut-être en Italie). Et une question : par amour et par honneur, jusqu’où seriez-vous prêt à aller ? :)
J’ai toujours été fasciné par la mystique japonaise, capable de produire une beauté raffinée : les poètes, les peintres, Hokusai, le cinéma de Miyazaki et du Studio Ghibli… Et, dans le même temps, par la cruauté dont le Japon a fait preuve envers les peuples qu’il a soumis — Chinois, Mandchous et bien d’autres.
Comme quoi, on peut atteindre des sommets dans l’art, la poésie et la spiritualité, tout en descendant très bas dans la barbarie.
Le raffinement de l’âme n’est décidément pas incompatible avec la sauvagerie. L’homme peut contempler la beauté d’un cerisier en fleurs le matin et massacrer son voisin l’après-midi.