Bien sûr, c’est atroce. Et bien sûr, on ne veut pas réapprendre à respirer, on s’enfonce. C’est tout ce que vous dites très bien, on est avec Marie, on la voit mal fagotée, n’avoir envie de rien, sauf des souvenirs. Mais puisque c’est un roman et surtout puisque vous le dites dans le résumé, on sait que cette descente dans les tréfonds du désespoir va se terminer, que la renaissance viendra. Pour moi, c’est cet équilibre qui est le cœur de la manière de le dire, de l’évoquer, de nous le faire sentir. A la fois avec les conventions qui nous permettent de percevoir, parce que c’est l’évidence, parce que sans connaitre de telles situations, on peut facilement les comprendre, que l’on peut imaginer que n’importe qui aurait la même réaction, mais aussi avec ce qui va faire qu’elle, elle avec sa vie, son passé, ses amis, ses envies, va relever la tête, sortir de l’eau. C’est un équilibre subtil que vous avez traité et j’ai voulu, non connaître la fin, que l’on devine, mais la manière dont vous gériez ce passage.
Publié le 17 Avril 2026