Si pour sa perspicacité d’esprit, il a toujours raison, par sa nature, il souffre toujours un peu plus. Ses larmes sont comme une rivière et celles des autres sont comme des sources. Sur son visage coulent à flots des larmes de toutes sortes. Les autres meurent sans laisser de trace et pourtant lui, le poète, il ne mourra jamais. On ne pleure pas pour un poète car il a trop pleuré lui-même la misère du monde à travers ses vers, ses prises de position contre l’injustice. Laisse –le vivre et revivre. Le Cancer ne pourra jamais éteindre le feu d’un poète.
Jean R Marcellus Jean E Marcellus
Sur la rive gauche, je cherche une terre
Pour enterrer la misère d’un peuple
Une misère qui est déjà déchaussée
Dans les bras des fils malintentionnés.
Aujourd’hui la conscience revient
Et l’intention est loin d’être chimérique
Quelque part, un citoyen ouvre ses grands yeux
Pour illuminer nos pas vers le progrès.
Sur la rive gauche, je cherche encore cette terre
Si par hasard au détour des chemins
Cette terre est retrouvée sur la rive droite,
La droite et la gauche chanteront en chœur :
Vive Haïti chérie, notre patrie.
J’applaudis des deux mains maître Moise
Pour avoir pris la responsabilité de crier à travers son livre :
En avant, en avant, pour une autre forme de progrès.
Jean R Marcellus
La vie écorchée, les âmes sur les murs inclinés
Les craintes, et les cafards tous s’amalgament sans répit
Sur la face du poète accablé’ ; d’ailleurs, c’est lui qui a dit :
Notre plume est la voix de tous les sans-voix et l’arme sûre
Qui portera notre triomphe au panthéon de la gloire
Jean R MARCELLUS
Quand les mots pour dire ce qui reste des maux ne parviennent pas,
Nos plumes vont au-delà et s’imposent pour mettre à nu l’expression herculéenne
Du cœur qui brise les chaines et affermit l’âme vivante.
JEAN R MARCELLUS