Alors là, foncez. Roman choral, et le truc malin c'est qu'on change de tête à chaque chapitre : le même mariage breton ne raconte JAMAIS la même histoire selon qu'on est dans le crâne de Louise, de Victor ou de Simon. On recolle les morceaux nous-mêmes, et c'est jubilatoire.
Simon m'a eue dès le prologue, ce personnage qui « jardine » la vie des autres en jurant que ce n'est pas de la manipulation. Mais c'est Louise qui m'a gardée : une coach qui sait tout faire sauf s'appliquer ses propres conseils, et qui le sait. On se reconnaît un peu trop.
Et puis ça parle d'addiction et de rétablissement sans jamais te faire la leçon, avec de l'humour, du vrai. La scène de Stalingrad, j'ai arrêté de respirer. Le style claque, les dialogues sonnent, et il y a cette tension sourde entre les trois hommes autour de Louise qui monte sans qu'on voie comment ça va péter.
Bref : j'ai dévoré ces premières pages et j'avais envie d'en parler à quelqu'un. C'est exactement pour ça que je laisse ce mot. Je veux la suite.
Publié le 26 Juin 2026