Les silences de Juliette

226 pages de Clarybele
Les silences de Juliette Clarybele
Synopsis

L’histoire se déroule durant les six dernières années de la vie de Juliette, jusqu’à son décès à 66 ans. Hypersensible et lucide, elle vit en marge, usée par la solitude, les incompréhensions et des compagnons destructeurs. Après la mort de leur mère, pilier bienveillant, son quotidien se délite : isolement, santé fragile, difficultés administratives. À 65 ans, une rumeur de mise sous tutelle, dont elle n’est pas avertie, vient tout bouleverser. Entre silences familiaux, surveillance sociale et souvenirs d’alliances toxiques, Juliette lutte pour sa liberté et sa dignité. Coralie, soutien malgré elle, apprend à entendre ce que sa sœur tait, tandis que Marie l’accompagne discrètement. Les silences de Juliette explore liens complexes, vulnérabilité et force d’être soi face aux normes.

Publié le 03 août 2025

Les statistiques du livre

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Ce livre est noté par

12 commentaires , 7 notes
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@ Nico Sambre
Je vous remercie sincèrement pour votre commentaire si élogieux sur mon livre.
Je l’ai écrit avec beaucoup de sincérité, après avoir laissé mûrir mes idées pendant quatre années, avant qu’elles ne deviennent plus floues avec le temps.
Votre message et surtout votre compréhension de ce que j’ai voulu transmettre m’ont profondément émue. C’est très touchant de voir que mes mots ont pu être compris et ressentis avec autant de justesse.
Merci encore pour votre bienveillance et pour le temps que vous avez consacré à me lire.
Clarybele

Publié le 14 septembre 2026
3
J’ai été touché assez vite par Les silences de Juliette B, notamment parce que le récit ne cherche pas seulement à raconter une vie difficile : il essaie surtout de comprendre comment une femme peut peu à peu se retrouver isolée alors qu’elle continue, malgré tout, à se battre pour conserver sa dignité et sa liberté. Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est la place donnée aux petits événements du quotidien. Une porte forcée, des papiers qui disparaissent, un rendez-vous manqué, un problème de logement ou quelques messages restés sans réponse peuvent sembler anodins pris séparément. Mais leur accumulation fait sentir l’épuisement de Juliette. On comprend progressivement que ce n’est pas forcément un événement spectaculaire qui fait basculer une existence, mais parfois cette succession de petites épreuves qui finit par ne plus laisser de répit. La relation entre Juliette et Coralie constitue pour moi le cœur du livre. Coralie veut aider, parfois elle ne comprend plus sa sœur, parfois elle s’épuise elle aussi, mais le lien reste là. J’ai trouvé très juste cette manière de montrer l’amour familial sans l’idéaliser : il y a des incompréhensions, de la colère, des silences, mais aussi des gestes très simples qui prennent énormément de poids. Le passage où Coralie remet en état l’appartement pendant l’hospitalisation de Juliette m’a particulièrement touché. Nettoyer, laver le linge, refaire son lit… ce sont finalement des gestes ordinaires qui deviennent ici une véritable façon de dire « je suis encore là ». Le personnage de Juliette reste longtemps difficile à enfermer dans une seule interprétation, et c’est aussi ce qui rend le récit intéressant. Elle peut être lucide, méfiante, généreuse, excessive, extrêmement déterminée puis complètement épuisée. Le livre laisse régulièrement planer cette question : où s’arrête la réalité de ce qu’elle subit et où commence la perception d’une femme fragilisée par des années de solitude et de combats ? J’ai apprécié que cette ambiguïté reste présente. La fin donne évidemment une autre dimension à tout ce qui précède. Quand on connaît l’issue, les messages, les silences et les appels à l’aide prennent un poids différent. Le récit devient alors autant le portrait de Juliette qu’une tentative de sa sœur pour préserver sa mémoire et remettre bout à bout les morceaux d’une histoire qui lui échappe encore en partie. Certains passages sont très détaillés, notamment autour des démarches et des difficultés administratives, mais je comprends aussi leur présence : cette répétition participe justement à faire ressentir l’usure et l’impression d’étouffement vécues par Juliette. Au final, j’ai surtout retenu un récit profondément humain sur la solitude, la sororité, la difficulté d’aider quelqu’un qu’on aime et tous ces silences qui peuvent devenir énormes lorsqu’on les comprend trop tard. Le fait de savoir que le livre est inspiré d’une histoire vraie rend forcément certains passages encore plus bouleversants. De mon côté, je suis l’auteur de L’Écho du monde – Tome 1 : La Mémoire enfouie, dans un registre très différent puisqu’il s’agit de science-fiction et de dystopie, mais où la mémoire, les blessures du passé et ce que l’on garde enfoui occupent également une place importante. Si le cœur vous en dit, j’aimerais beaucoup que vous lisiez l’extrait disponible sur le site et que vous me donniez, à votre tour, votre avis. Votre regard m’intéresserait sincèrement. Bonne continuation à vous et à votre livre.
Publié le 12 septembre 2026

@Valerie La Fougère
Un grand merci pour votre avis si valorisant sur mon livre et sur cette histoire vécue, telle que je l'ai racontée.
Vous avez parfaitement saisi tout ce qui se cache dans ces silences profonds, ces non-dits qui dérangent et pèsent si lourd. Votre lecture attentive et votre compréhension me touchent profondément.
Votre avis me fait vraiment chaud au cœur et m'encourage à poursuivre.
Je ne manquerai pas de me plonger à mon tour dans votre livre avec beaucoup d'intérêt.
Avec toute ma sympathie,
Clarybele

Publié le 29 juin 2026
3
On entre dans ce livre par une porte qu'on n'attendait pas : ce n'est pas d'abord l'histoire de Juliette qu'on lit, c'est celle d'une sœur qui refuse de la laisser s'effacer. Ce déplacement du regard change tout. Coralie n'écrit pas pour comprendre, elle le dit elle-même, mais pour que quelqu'un, quelque part, ait enfin été vu. Ce qui m'a tenue, c'est la justesse du titre. Les silences sont partout : ceux de la famille, celui des institutions qui « abdiquent », ceux que Juliette s'impose par fierté. Le passage sur le logement indigne, ce « trois pièces » qui est un squat maquillé, m'a serré le ventre, parce que vous ne le commentez pas, vous le décrivez : la honte tient dans les détails, la boîte aux lettres sans clé, l'escalier qui glisse. Marcel aussi est très bien vu, cette emprise qui n'appuie jamais franchement, « une fine pluie qui finit par mouiller les os ». On comprend de l'intérieur pourquoi on reste. Une réserve, en lectrice honnête : par endroits, le texte nomme ce qu'il avait déjà réussi à faire sentir (les « forces obscures », les « manipulations invisibles »). J'aurais aimé rester un peu plus seule avec le malaise. Mais c'est le revers d'une sincérité qui, ailleurs, porte tout le livre. La lettre finale à Juliette, je l'ai relue. Un mot pour finir : j'écris aussi, et mon roman Les gants blancs travaille la même zone que la vôtre, l'emprise qui se déguise en bienveillance, et le moment où une femme choisit de reprendre sa place plutôt que d'y être seulement tolérée. J'ai pensé à Juliette plus d'une fois. Si le cœur vous en dit, votre lecture là-bas me toucherait.
Publié le 29 juin 2026

@Benelyo
Merci infiniment pour votre message si touchant.
Écrire l’histoire de Juliette a été une aventure profondément humaine et émouvante. J’ai essayé, avec mes mots, de rendre hommage à la femme qu’elle était, avec sa force, ses blessures, son caractère et sa lumière.
Savoir que ce récit résonne me touche sincèrement.
Merci pour votre confiance et pour ces mots remplis de douceur.
Clarybele

Publié le 09 mai 2026
3
Voila un bel hommage d'une soeur à une soeur. La vie de Juliette pas toujours évidente a été semée d'embûches, malgres un caractère bien affirmé, elle en reste pas moins une femme érudit et foncièrement gentille. Merci d'avoir reteacé son histoire afin que sa mémoire puisse perdurer. Elle est toujours là parmis nous, dans une chanson, une brise, une parole attrapée au détour d'une rue, elle ne manquera pas de se faire voir c'est certains. Bravo pour votre talent d'écriture, et bon courage pour votre deuil.
Publié le 09 mai 2026

@ amagoya
Merci pour votre lecture et votre regard si délicat.
Écrire cette histoire était une manière de donner une voix à celles et ceux qui n’en ont plus.
Vos mots donnent tout son sens à cette démarche.
Clarybele

Publié le 19 décembre 2025
3
je le note bien sûr !
Publié le 19 décembre 2025

@ Clarybele
Votre style d'écriture est sensible et Juliette est émouvante. Un bel hommage que vous rendez à toutes ces vies muettes. Encore une fois, les silences hurlent plus fort que les mots.
Beaucoup d'émotions ressenties.

Publié le 19 décembre 2025

Les silences de Juliette continue son chemin ,avec déjà près de 700 lecteurs.
Merci à tous pour cet accueil si bienveillant.
si vous ne connaissez pas encore Juliette je serai heureuse que vous découvriez son histoire ici même .

Publié le 11 octobre 2025

@ Claude Mangano
Merci infiniment pour vos mots si attentifs et encourageants.
Écrire l’histoire de Juliette a été pour moi un vrai bonheur, mais aussi une nécessité : celle de donner une voix à celles et ceux dont la souffrance reste trop souvent dans l’ombre. À travers elle, j’ai voulu rendre hommage à ces vies silencieuses qui méritent d’être entendues et reconnues.

Publié le 19 septembre 2025
3
Cet hommage rendu à sa sœur par Clarybel est profondément émouvant. Porté par une plume délicate, ce roman dépasse une simple histoire de vie : il met en lumière la force des liens familiaux. À travers une narration sensible, l’autrice décrit la lente descente aux enfers, malgré la présence constante d’une aide et d’une oreille attentive. Le dénouement final confère à ce récit une dimension à la fois douloureuse et empreinte d’amour. Merci, Clarybel, pour ce message si précieux et trop rare en notre époque.
Publié le 19 septembre 2025

@ Ernest Cangabir
Bonjour et Merci pour vos mots qui m’ont beaucoup touchée. Je suis heureuse que ma plume vous parle et qu’elle trouve un écho dans votre propre vie et vos réflexions. Votre message m’a donné le sourire.

Avec toute ma sympathie,
Clarybele

Publié le 03 septembre 2025

@ Michelle2910
Merci beaucoup pour votre message qui me touche , c'est mon 1er reman donc votre avis est très important pour moi .

Publié le 02 septembre 2025

UN roman émouvant et poétique ou les silences disent plus que les mots , profondément humain .
Ce livre laisse une empreinte durable.
A lire absolument.

Publié le 02 septembre 2025
3
Au-delà de l’histoire de Juliette, vous éclairez avec justesse des réalités : la précarité, la résilience, et le courage discret de celles et ceux qui avancent malgré tout. Et c'est surtout une jolie ode à la sororité.
Publié le 13 août 2025

@ Yves L
Merci d’avoir pris le temps de lire mon ouvrage, et pour votre message qui m’honore profondément. Vous avez saisi le sens que j’ai voulu donner à ce roman, inspiré de faits réels.
Clarybele

Publié le 13 août 2025

@monique Louiscellier
Merci beaucoup pour votre avis très agréable par anticipation , je vous invite alors à lire la suite jusqu'au bout quand vous aurez le temps devant vous . Vous avez sommes toute bien percu toutes les réalités complexes et rudes de la vie de Juliette.
Cordialement
Clarybele

Publié le 12 août 2025
3
Chère Clarybele, Je vous donne la note maximale au vu seulement des premières pages, car je manque de temps pour tout lire pour le moment. Sujet captivant que l'histoire de cette famille au sein de laquelle, Juliette, une jeune femme atypique et courageuse, encoure carrément une mise sous tutelle. J'avoue que je suis très curieuse de savoir les tenants' et aboutissants de cet horrible drame sociétal car pourquoi une telle jeune femme risquerait-elle cette mise au cachot symbolique et cette privation de tout droit d'existence sociale propre et de liberté, si elle possèdait toutes ou même seulement une grande partie ses facultés mentales et physiques, si ce n'est que la direction de la société est au coeur du scandale. Despotisme sans aucun doute... Donc sujet d'actualité brûlant, héroïne touchante car hypersensible, donc aux capacités augmentées en réalité, mais peu adaptée à un monde contemporain prédateur, basé sur l'égoïsme et l'hypocrisie de survie face à un État et à des milliardaires semblant hâter la fin de l'humanité, comme espèce faite d'êtres vivants et dans ce trait moral supérieur qui l'a un temps caractérisé. Très belle écriture bien entendu, suspens palpable, et un grand nombre de pages ! Génial ! J'ai hâte de le lire mais je me suis absentée du site et j'ai au moins une cinquantaine d'autres dettes de lecture. Par contre le script est dur à lire, si vous pouviez corriger cela, vous atteindrez peut-être 500 pages mais ce n'est pas grave... Catarina Viti qui s'occupe du site, avait conseillé d'utiliser une police de type Georgia et une plus grande taille de caractères et surtout je m'en rappelle maintenant, ça doit être enregistré en feuilles A5. Je crois... J'arrive à lire quand même... Je vois Narbonne à présent, oh, oh, tout près de mes propres fantasmes d'emménagement. J'aurais pu croiser Juliette même si j'étais surtout sur Gruissan, parfois n'y habitant plus tout en y revenant souvent, parfois partie quelques années pour Londres, mais présence de 2006 à 2020... J'ai l'impression que le temps defile trop vite sous votre plume, sûrement parce que Coralie évoque sa soeur... Elle ne parle pas trop d'elle-même et j'ai comme une impression de volonté de contrôle sur Juliette. L'écriture prend ensuite un ralenti avec dates et heures, on ressent toutes les injustices subies par Juliette, c'est très dépressif comme lecture. Pourquoi est-elle toujours en relation avec un type menaçant alors même qu'elle porte plainte contre lui ? Sans doute trop gentille, ne sait-elle pas s'imposer et tout les barjos ou gens abusifs en profitent... Sa soeur Coralie semble cependant la soutenir. Je laisse ma lecture là pour le moment. Je rétrograde la note à 2 étoiles car le long passage éprouvant des malheurs de Julie est difficile à lire, trop angoissant et trop long, suspense répétitif donné avec la notation des heures mais suspense finalement non résolu, des évènements apparaissent sans contexte (intérêt de Juliette à nouveau pour Marcel qu'elle était censée fuir) pendant que d'autres sont trop étalés, il faudrait condenser, résumer ou commencer à parler à la première personne pour donner corps à l'histoire. De plus incohérences entre le narratif de Juliette perçue par Coralie comme exigeante, pénible, incohérente et ayant fait fuir ses soeurs et tout le monde, et le narratif suivant la montrant plutôt pondérée et résiliente, hypersensible, trop gentille... Et effectivement quand on combine la gentillesse et la naïveté avec les malheurs, il n'y a que 2% des gens qui seront de confiance, fiables, sensibles, aitruistes, pour tendre la main. Sinon l'odeur de la proie déjà blessée attirera les requins et fera détourner le regard des cons, égoïstes, une majorité des humains... Le problème est que la proie, ayant accumulé les coups, demande de l'aide sans arrêt au lieu de ne plus compter sur personne, elle l'attend même encore un peu d'un manipulateur et petite frappe pourrie et de gens qu'elle ne connait pas. Si une proie baigne dans son sang et appelle en plus à l'aide, que se passe-t-il ? Les requins la finissent ! Quand elle était plus jeune, moins abîmée, ne saignait pas encore et qu'elle avait besoin d'un peu d'aide, souvent sans même l'avoir sollicitée, elle pouvait en trouver au sein du banc de poissons. Et elle était tellement reconnaissante de ces jolis coups de main donnés avec le coeur qui l'ont même poussée à continuer à être bonne et ingénue. Et elle croit que maintenant c'est ce qu'il faut espérer, tant sa situation est devenue douloureuse, tellement elle en a besoin, même d'une petite parole d'encouragement et de compréhension totale, d'amour quoi, pour pouvoir trouver l'énergie de s'en sortir... Mais c'est trop tard ! Les prédateurs, serpents, requins se nourrissent aussi. De proies faibles et ensanglantées, des proies les plus affaiblies en premier et personne n'ose s'interposer avant la curée... Je vois la suite, beaucoup plus cohérente et sensible, je remonte la note à 3.
Publié le 11 août 2025