Dans le salon d’un vieux manoir au destin tragique s’évente M. Smith. Moulé dans un fauteuil bergère poussiéreux, l’homme de mains crispe les narines, serre les poings jusqu’à se cramer les doigts : sa patience est à sec. Un rapide coup d’oeil sur sa montre à gousset donne le top départ. Alors qu'il s’apprête à quitter le frisquet des lieux, Mme Jeanne déboule… avec retard.
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@Jézabel Foutredieu
Bonjour,
Je vous remercie pour votre message. Vous avez raison, c'est vrai, difficile de saisir le message. Si message il y a. Cela étant, j'ai tenté vainement de souligner que quoi que l'on fasse, quoi que l'on dise, un retard même imperceptible, atomique, n'est jamais comblé. Il nous devance non pas à la seconde mais dans la seconde. Dans son intimité pleinière. Comme l'a écrit, en substance, Sènèque dans "Lettres à Lucilius" : "On passe notre vie à n'être pas à ce que l'on fait". Sauf peut-être le jour de notre mort. Qui, elle, est toujours à l'heure.
Bien à vous,
M. Anderson
C'est amusant. On reconnaît les mots, mais on ne comprend pas une broquille à ce que vous racontez.