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Les erreurs historiques dans les romans et les films : grave ou pas grave ?
Le 13 Août 2026
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L'Édito
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Les erreurs historiques dans les romans et les films : grave ou pas grave ?
Un costume anachronique, une bataille déplacée de quelques années, une rencontre historique qui n’a jamais eu lieu… Les romans et les films prennent souvent des libertés avec l’Histoire. Mais est-ce vraiment grave ?
Une œuvre de fiction n’est pas un manuel scolaire
Pas forcément. Une œuvre de fiction n’est pas un manuel scolaire. Son objectif est aussi de raconter une bonne histoire, de créer du rythme et de l’émotion. Simplifier une chronologie ou inventer certains dialogues peut donc parfaitement se justifier.
Après tout, personne ne reproche à Alexandre Dumas d’avoir pris quelques libertés avec l’Histoire des trois Mousquetaires. Ces libertés font même partie du plaisir du roman. Le problème ne vient donc pas nécessairement de l’inexactitude elle-même.
Il vient surtout de ce que cette inexactitude fait croire au lecteur ou au spectateur.
Certaines contre-vérités peuvent devenir du "Prêt à penser"
En revanche, toutes les erreurs ne se valent pas. Un détail de costume incorrect est assez anodin. Mais modifier profondément un événement, les responsabilités d’un personnage ou la réalité d’une époque peut devenir plus problématique, surtout lorsqu’une œuvre se présente comme « inspirée de faits réels ».
Car films, séries et romans participent à notre vision du passé. Ce que nous voyons à l’écran peut facilement devenir, dans notre mémoire, ce qui « s’est vraiment passé ».
Le film de Xavier Gianolli : Les rayons et les ombres interroge les mécanismes de la compromission et les ambiguïtés morales qui caractérisent la période de l'occupation. Donner chair à l’histoire en la reliant à des expériences humaines singulières, c'est le rôle du cinéma. Le personnage de Jean Luchaire, directeur de journaux, pacifiste puis collaborateur est-il une simple glissade dans une époque ambigüe ou la révélation d'un personnage faible et noir sans scrupule ?
Interpréter l'Histoire, est-ce tricher avec l'Histoire ?
Peut-être faut-il finalement accepter une idée assez simple : la fiction a le droit d'interpréter l’Histoire, mais le public a aussi le droit de savoir quand elle le fait.
Et pour les lecteurs comme pour les spectateurs, il reste une habitude merveilleusement saine : garder un peu de curiosité et ne jamais considérer un film, une série ou un roman comme notre unique professeur d’Histoire.
Car les œuvres populaires ont une puissance considérable : elles fabriquent aussi notre mémoire collective.
La bonne question n’est donc peut-être pas : « Est-ce historiquement exact ? », mais plutôt : « Est-ce que cette liberté change le sens de l’Histoire ? »
Et après tout, une erreur peut aussi avoir une vertu : nous donner envie de vérifier. Parfois, la fiction est simplement la première porte ouverte vers l’Histoire.
» Le "je" en littérature est-il une mode ?
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L'auteur : Eliona Vey
>> Elle écrit des romans où le suspense sert de réflexion sur la justice, la violence et les choix qui façonnent l'être humain.
A la fois thriller psychologique, roman d'amour, critique sociale et quête de sens; elle plonge le lecteur dans des univers où chaque certitude est mise à l'épreuve.
L’existence de scandales liés aux violences sexuelles, d’affaires classées sans suite et de victimes réduites au silence la révolte autant qu’elle nourrit son inspiration.
Être confrontée, à travers l’actualité, à ces violences systémiques lui ont donné envie d’en faire une expérience de pensée, mais aussi une forme de catharsis pour le lecteur.
Le Livre : "L'île d'Irkut" :
>> Au fil de l’histoire, plusieurs profils de prédateurs émergent. Des hommes violents, bien sûr, mais aussi des hommes respectables, intégrés, séduisants ou insoupçonnables.
Les rapports de pouvoir s’inversent. D’autres dynamiques apparaissent.
Le lecteur est alors placé dans une position d’observateur : il peut se projeter aux côtés de ces femmes assoiffées de justice, tout en observant des hommes dans leurs mécanismes de domination.
Peut-être reconnaîtra-t-il, à travers eux, des comportements, des situations ou des violences qu’il n’avait encore jamais su nommer ?
» Voir la fiche de l'auteur
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