Il y a évidemment une énorme sensibilité dans vos mots, ce drame, le roman, l’imposent naturellement. Et que l’on ait, ou pas, vécu une telle perte, on comprend aisément cette vie au passé. Votre écriture est douce, ce que vous décrivez de cet attentisme, ce refus d’avancer, est certainement très réel. Mais comme on lit votre synopsis et que le sujet c’est son retour, j’ai eu envie d’y arriver plus vite. Par exemple, à la page 36. Un début qui serait violent. Après évidemment, on ne peut pas s’attendre à ce que l’avatar soit tout de suite parfait. Bien sûr il a besoin d’être coaché, briefé, formé. La question pour moi, c’est comment le récit de cette formation puisse ne pas être décevant, ses mots banal, ses pensées médiocres ? Il n’en reste pas moins qu’à la fin, non seulement vous explorez un vrai sujet, on ne peut plus crédible, mais on y croit, pour ne pas dire qu’on l’espère !, c’est ça qui est fort.
Publié le 09 Juin 2026