@juliette. degravey.
Merci pour cet agréable moment de lecture. J'ai aimé les descriptions de ces moments de vie aperçus par une fenêtre ouverte.
Ces fenêtres éclairées sont autant de petits théâtres dont nous ne verrons jamais la pièce entière. Nous n’en apercevons qu’un décor, une silhouette, un mouvement furtif. Le reste appartient à l’invisible : les pensées que l’on tait, les blessures que l’on dissimule, les secrets que l’on emporte avec soi jusqu’au sommeil.
Et c’est peut-être cela, le plus étrange : nous vivons côte à côte sans jamais vraiment savoir ce qui se joue dans la vie des autres.
Quand les fenêtres s’éteignent les histoires continuent dans l’obscurité. Et lorsque nous fermons les yeux, quelque part, derrière une autre vitre, quelqu’un veille encore, ignorant que, dans une rue voisine, un autre être humain se pose exactement les mêmes questions.
Peut-être est-ce cela, finalement, notre condition : traverser le monde en n’en connaissant qu’une infime partie, tout en cherchant désespérément à comprendre celle que nous habitons.
Publié le 21 octobre 2026