Actualité
Le 27 mar 2014

Auto-publication : l’exigence est au rendez vous !

L‘auto-publication est un phénomène qui ne peut plus être ignoré. Ce petit cousin un peu « débile » qui apparaissait comme le parent pauvre de l’édition, se glisse sous les projecteurs. Trop tard, Il faut l’assumer. Apparaissent les exigences qui y sont liées mais aussi ses caractéristiques propres.
L'auto-publication exige une discipline professionnelle.L'auto-publication exige une discipline professionnelle.

L'auto-publication : lire, partager, éditer, recommander, commenter, acheter.

L’auto publication, c’est d’abord la naissance de multiples auteurs et de multiples formes d’écrits qui n’auraient jamais vu le jour. Trop direz-vous. Sûrement pas. C’est au contraire une chance de développement donnée au livre. « Lire, partager, recommander, commenter, acheter », c’est le vocable habituel des internautes, pionniers et découvreurs de ces auteurs. Et ce sont de jolis mots.

L'auto-publication et l'auto-édition mettent la littérature en mouvement.

Cette proximité au lecteur fait de l’auto-publication une forme évolutive de littérature. Une littérature sous viseur, malléable, rectifiable, améliorable ; une littérature en mouvement, une littérature où l’auteur et le lecteur sont en prise directe, avec les avantages et les risques que cela implique. On se souviendra de ce roman de Stephen King -Misery- ou une femme recueille un écrivain célèbre qu’elle torture pour qu’il infléchisse le destin de son héros. Ah, quand le lecteur prend le pouvoir…

Un niveau d'exigence croissant des lecteurs

Puisque l’auto-publication et l'auto édition se montrent au grand jour, elles doivent se parer de tous ses atours. Car se mesurer à l’édition, c’est aussi en emprunter le meilleur. Fini les fautes d’orthographe, fini les couvertures bâclées, les textes inégaux. Le lecteur n’aura pas plus d’indulgence pour un texte auto-publié que pour le dernier roman de Gallimard. Il a tout simplement le choix. La qualité du texte doit suivre.

La liberté de l'auto-édition sonne un renouveau des genres littéraires

L’auto-édition, c’est enfin la porte ouverte à un grand renouveau des genres : les épisodes, les feuilletons, les scénarii, les nouvelles… Il faut donner la possibilité de lire partout sur tous supports. Le temps de lecture raccourcit et doit amener les auteurs à  travailler des formes stylistiques adaptées.

Les auteurs eux aussi écrivent partout, même sur leurs téléphones pour saisir l’instant. Cela peut avoir des incidences importantes, surtout s’il sonne au chapitre clé.

Christophe Lucius

13 CommentairesAjouter un commentaire
Merci Hubert, je suis heureuse que le Mag des Indés te soit utile. Merci Dominique, je vais faire un tour de ce pas sur ton site. Excellent dimanche à tous deux.
Publié le 30 Mars 2014
Je ne peux qu'approuver cet article, puisque notre association, "d'auto publicateurs" écrituriales pratique cette méthode depuis plusieurs années. Je ne vais pas faire de grands discours pour nous présenter, nous sommes dans la liste "Nos amis" de MonBestSeller. Vous pouvez nous découvrir également sur notre Site : http://ecrituriales.com/
Publié le 29 Mars 2014
@Chris Bonjour Chris. Cela est une bonne initiative. Rédigez un petit billet avec votre lien que nous allons mettre dans la nouvelle rubrique "Du coté des auteurs". Elle apparaitra sur toutes les pages du site un ou deux jours.
Publié le 28 Mars 2014
Oui, je suis d'accord avec vous, l'auto-édition ouvre des portes aux auteurs sur plusieurs plans : la création effectivement. S'aventurer sur de nouveaux formats, expérimenter, dialoguer avec les lecteurs. J'expérimente moi-même avec La série Lacan et la boîte de mouchoirs commencée en 2013 sur Amazon et maintenant disponible sur nombreuses plateformes dont un extrait sur MonBestSeller. Ensuite peut–être la possibilité de vivre de l'écriture pusique le pourcentage des revenus de chaque livre peut aller jusqu'à 70% au lieu du 10% (moyenne) des éditeurs classiques avec des coûts minimes grâce au numérique et à la POD. Je voudrais vous faire part ici d'un Magazine que j'ai créé il y a deux mois et dans lequel je publie nombreux billets pour aider les auto-publiés à améliorer la qualité d'édition de leurs livres et aussi à développer l'aspect marketing. Chaque vendredi de nouveaux billets, tutoriaux ou refléxions pour progresser : http://www.scoop.it/t/publier-en-numerique Excellent weekend à tous.
Publié le 28 Mars 2014
S’auto-publier ? Oui vous moi : http://www.edilivre.com/librairie/les-contes-de-mabah-marius-bonfeu.html#.UzVt_RUaKie
Publié le 28 Mars 2014
C'est fait https://www.facebook.com/photo.php?v=626137130800620&set=vb.134796679934670&type=2&theater
Publié le 27 Mars 2014
Je crois qu'il doit y avoir un palier au dela duquel avoir recours a un editeur classique n'a plus de sens. Si vraiment un auteur peut vendre 20000 telechargement d'un livre, il serait presque idiot de passer par un editeur qui vous reversera 10% du prix d'un livre alors que vous recevez 2 ou 3 fois plus avec le meme texte vendu 3 ou 4 fois moins cher sur ebook. Et le jour ou un auteur exclusivement online vendra suffisamment son roman pour qu'une maison d'edition etrangere achete les droits d'auteurs, alors le schema classique sera serieusement ebranle.
Publié le 27 Mars 2014
Bonne synthèse, toujours la même problématique, le savoir faire sans le faire savoir a peu de chance d'émerger, c'est le rôle traditionnel de l'éditeur. Enfin c'était, parmi les auteurs de MBS, il y a des Jacques Vandroux, star du stand KDP au Salon du Livre, (20000 ebook vendus), Marie Fontaine, auteur chez Labourdonaye, avec Laurent Bettoni, et bien d'autres, Chris Simon qui rencontre un beau succès avec « Lacan et la boîte de mouchoirs ». Thibaut Delavaud et tous ceux que je ne connais pas.La plupart sont très actifs sur les réseaux et s'investissent énormément dans leur blog. Tout ceci est bien sûr extrêmement chronophage, mais à leur lecture, j'ai le sentiment que la collaboration avec un éditeur traditionnel les intéresse de moins en moins.
Publié le 27 Mars 2014
Oui, et n'est-ce pas cela vivre, oser prendre des risques. Ce sont ceux qui osent qui créent le monde de demain. Mais bien sûr pas n'importe quoi, n'importe comment, il ne s'agit pas de reproduire à petite échelle ce qui s'essouffle à grande échelle. C'est en cela que Christophe Lucius a raison l'exigence est de rigueur, le meilleur de soi-même finit toujours par trouver sa place.
Publié le 27 Mars 2014
Ce marché en France n’est pas aussi fréquent qu’aux Etats-Unis voire au Royaume-Uni. Mais, il n’est jamais trop tard ? http://dai.ly/x1iipzx
Publié le 27 Mars 2014
Effectivement, s'auto-editer signifie payer un imprimeur pour ses livres. Mais certains auteurs sont ravis de demarcher pour vendre leurs livres. L'un dans l'autre, et etant donne les faibles pourcentages obtenus aupres des maisons d'edition, ils peuvent rentrer dans leurs frais. Mais a moins de s'appeler Marc Edouard Nabe, ce n'est pas vraiment rentable. Cela dit, il me semble que le jeune homme qui a ecrit la saga des Eragon avait commence en auto edition, parcourant les routes des USA avec son pere et quelques exemplaires de son roman. Ensuite il a ete repere par une maison d'edition classique et a vendu quelques millions d'exemplaires.
Publié le 27 Mars 2014
S’auto-publier ? Tout change, tout évolue, ce qui nous paraissait improbable hier, devient aujourd’hui la référence à adopter. Avec tous les supports qui aident à l’auto-publication, on se demanderait presque pourquoi s’en priver ? Mais, il ne faut pas perdre de vue la prise de risque, car tout cela a un coût important ! Combien d’auteurs auto-édités se sont hissés au top ventes des librairies traditionnelles ou virtuelles ?
Publié le 27 Mars 2014
C'est tellement juste. En quelques mots tout est dit. Fini l'aristocratie arrogante de l'intelligentsia culturo-littéraire, bienvenue à ce grand courant d'air frais démocratique et libre. Un incroyable espace de bonheur et de chance pour les amoureux des mots.
Publié le 27 Mars 2014