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Le 21 Jan 2013

La littérature : une belle Dame qui doit se mettre à la portée de ceux qui la courtisent.

Joelle Bernard, écrivaine de l'action et du mystère, nous livre un roman addictif, porté par une énergie de tous les instants. Paroles de lecteurs. « Ne ferme jamais la porte », tel est le titre de son récit, nous a donné l'envie d'en savoir davantage.
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Votre récit flirte avec le fantastique. Vous y évoquez notamment le mont Bugarach, il y a peu rendu célèbre par les prophètes de la fin du monde. Est-ce là un univers qui vous passionne de longue date et nourrit votre littérature ?

Je n'imaginais pas un instant que Bugarach puisse faire l'objet d'autant d'intérêt au moment où j'ai choisi de l'évoquer dans mon roman... Il s'agit d'une coïncidence. Je suis passionnée par l'invisible, et pour moi la réalité est une mise en forme subjective, discutable. Flirter avec le fantastique me permet de transgresser les règles communes et donner corps à la dimension quantique de notre univers...  

 

Votre style semble tout axé sur le rythme ; en témoignent notamment vos fréquents retours à la ligne. En un mot, vous confisquez l'attention du lecteur. Est-ce important, pour vous, que la littérature soit un plaisir ?

Prendre et Donner du plaisir est une belle action, telle est mon intention ; mais en deçà il y a un "souffle",  une cadence émotionnelle que je ne maîtrise pas.  J'aime imaginer que le lecteur est à la fois captivé par l'action et  saisi par l'émotion. J'ai eu l'occasion de discuter avec une lectrice qui me disait avoir été totalement absorbée par la lecture de mon roman, mais que par moment il lui était difficile de savoir si elle prenait du plaisir, car certaines émotions la dérangeaient. Par contre, elle avait très envie de lire la suite. Plus que le plaisir, j'espère donner l'envie.

 

Dans un monde ou écrans et écouteurs ne cessent de gagner du terrain sur le papier, que plaideriez-vous en faveur de cette vieille dame qu'est la littérature ?

Cette belle Dame doit se mettre à la portée de ceux qui la courtisent.

 

Quand on les interroge sur leur art, certains écrivains n'hésitent pas à décrire l'acte d'écrire comme une souffrance. D'autres, en revanche, font état d'un plaisir considérable. Qu'en pensez-vous ?

Lorsque j'écris,  je suis dans un état second, un état modifié de conscience qui me donne des ailes. Le plaisir est constant.

Je comprends que l'écriture puisse être souffrance, il s'agit peut-être dans ce cas d'un  accouchement difficile d'émotions douloureuses, épreuve qui peut être salvatrice en définitive. J'ai choisi d'épargner le lecteur de ma douleur, je l'ai traitée.

Propos recueillis par Arthur Deming.

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