ET POUR QUELQUES POEMES DE PLUS...

3 pages
Feuilleton
de Saul Heart
ET POUR QUELQUES POEMES DE PLUS... Saul Heart
Synopsis

Petit recueil deviendra grand... ce livre pour l'instant ne contient que quelques pages et 'un seul poème. Le contexte qui a présidé à son écriture est précisé, et il en sera ainsi pour chaque poème qui viendra grossir ce recueil si vous appréciez cette approche de la poésie et lui faites bon accueil. Le premier sujet abordé est celui des enfants soldats. N'hésitez pas à ouvrir ce livre et à vraiment lire ce qu'il contient, ça ne vous prendra que quelques minutes. La suite de ce feuilleton poétique dépendra de vos coms (je sais c'est le plus dur à obtenir...) mais je reste optimiste en les souhaitant nombreux, réactifs et positifs...

99 lectures depuis la publication le 17 Octobre 2020

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9 commentaires , 1 notes Ajouter un commentaire
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@Catarina Viti
Croyez bien que je regrette que vous ne sembliez pas trouver opportun de répondre au message que je vous ai laissé ici. Cela aurait pu, peut-être, constituer le début d'un échange, pourquoi pas fructueux. Qu'est-ce donc qui vous retient ? L'indifférence, la timidité, le mépris, la crainte de ma réputation quelque peu sulfureuse ?
PS : Considérez, s'il vous plaît, ce présent message comme une bouteille à la mer. Si vous ne la trouvez pas à votre convenance, n'hésitez pas à la briser recta sur le premier écueil...

Publié le 23 Octobre 2020

@Saul Heart
Votre citation de Baudelaire, avec son alternance d'alexandrins et d'octosyllabes dont vous notez la virtuosité, m'incite à revenir sur une chose, et c'est celle-ci : à l'école, les professeurs, quand déjà ils le précisent, n'insistent jamais assez sur le fait que la poésie, même quand elle aborde les sujets les plus sombres, les plus graves, est avant tout un jeu, un jeu avec les mots, avec le langage. Or, qui dit jeu dit règles, et c'est cela et rien que cela que sont les contraintes et les formes de la poésie classique. Car la contrainte, les contraintes ne sont jamais rien d'autre que de formidables stimulateurs de l'inspiration, de la création. (Ce n'est pas seulement pour des prunes que l'Oulipo, par exemple, se plaît à les multiplier.)
Mais qu'en est-il quand on aborde la poésie moderne, qui a banni les formes (le sonnet, la ballade, l'ode, le rondeau, le virelai, etc) et très souvent utilise le vers libre. La chose se complique, parce que se complique l'écriture des vers. On pense généralement, et très bêtement, qu'il est plus simple de composer des vers libres, mais c'est une erreur fondamentale que partagent, à mon sens, nombre de poéticaillons qui sévissent sur le site et qui s'imaginent qu'ils sont artistes parce qu'ils ont tronçonné leur prose en fragments plus ou moins réguliers qu'ils entassent comme on entasse les bûches dans le bûcher. Parce qu'à utiliser le vers libre, il faut pallier l'absence de formes fixes. Par quoi ? Par le rythme, la disposition des vers, les jeux (!) sur les sonorités, les images, etc, etc, etc. Cela demande donc beaucoup plus d'inspiration, de travail, de sens musical (etc) que pour composer, par exemple, un alexandrin classique dont la forme est fixée de toute éternité : douze pieds et une césure.
Brèfle, tout ça est un peu rapide, mais la poésie est d'abord un jeu (un jeu, j'insiste) et non pas le très plat étalage, et gravement ennuyeux, d'états d'âme triviaux dont, soyons tout à fait clairs, on n'a strictement rien à fiche...
Bien à vous.

Publié le 23 Octobre 2020

@Catarina Viti
Bonsoir Madame. Merci d'avoir pris le temps de participer à cet intéressant débat. Je relève deux points qui m'interpellent dans votre commentaire :
1) ...Ensuite, la poésie. J'ai l'impression au contraire de ce que vous semblez dire, qu'on lit de plus en plus de textes présentés comme tels.(sic)
Ne seriez-vous pas en train de dire, avec délicatesse, la même chose que moi ? En d'autres termes, tous ces "textes présentés comme tels" sont-ils vraiment, de votre point de vue, de la poésie ?
2) ... Je n'ai rien ressenti de particulier en lisant vos textes. Je n'ai lu que des mots. Voilà, je suis franche. (sic) La franchise est une qualité rare de nos jours, et pour ma part je l'apprécie. Mais je me demande pourquoi vous utilisez le pluriel. J'ai construit l'introduction de mon ouvrage en utilisant la rime et l'assonance il est vrai, mais cette démarche explicative n'était pas par elle-même un poème. Il n'est donc pas choquant de n'y lire que des mots. En ce qui concerne le seul vrai texte qui figure dans ce "début de quelque chose qui peut-être ne verra jamais vraiment le jour", je note vous concernant qu'il n'a pas atteint son but. Dont acte. Cependant, me laisserez-vous une seconde chance ? J'ai sous le coude deux textes qu'une actualité brûlante m'empêche de publier pour le moment. Ils ont été écrits en janvier 2015, le contexte de ces écrits est facile à deviner. Le bon sens commande néanmoins d'attendre un peu avant de les publier, d'autant plus qu'à l'heure où j'écris ces lignes, et malgré vos encouragements, je ne suis pas sûr de persévérer dans mon initiative. ll le faudrait pourtant, ne serait-ce que pour vous démontrer que tous 'les poètes ne sont pas toujours très éloignés de leurs semblables" (sic)... Bien à vous Saul Heart

Publié le 22 Octobre 2020

@la miss 4
...
Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés !

Croiser les octos et les alexandrins avec cette justesse et cette précision témoigne d'un talent hors normes ... J'aimerais assurément pouvoir en faire autant ! Hélas, trois fois hélas... Bref, vous pourriez parler des heures de Charles Baudelaire, je vous écouterais sans fatigue aucune, c'est mon poète préféré et vous en parlez fort bien.

En fait, chère Madame, quand vous passez par mes pages, vous pouvez (même en cette période d'alerte sanitaire) enlever votre masque de "donzelle immature", car je reconnais plutôt en vous une vraie femme de lettres. D'ailleurs, à la lumière de vos explications, je me dis que j'ai déjà certainement croisé votre route sur ce site. En effet, j'ai trace dans ma mémoire d'un échange musclé entre une miss (sans numéro à l'époque) et un auteur obstiné : "vous ne m'empécherais pas décrire ceux que je veus écrire" glapissait l'apprenti poète sur lequel vous jetiez des pierres avec application. C'était, je crois, pendant le confinement, j'étais donc cantonné en quelque sorte, et j'ai bien ri... (humour facile...)
Mais revenons à nos moutons. Je vous remercie d'avoir pris le temps de développer votre pensée. Je n'étais pas sûr de mon fait avant de me lancer, et maintenant que votre avis péremptoire est devenu un avis étayé, je le suis encore moins maintenant. Je vais prendre le temps de la réflexion d'autant que le commentaire de @Catarina Viti m'interpelle également.
En tous les cas, merci pour ces échanges enrichissants.
Je vous souhaite une belle nuit (La voûte céleste c'est un espace où les étoiles sont à leur place...).
Saul Heart

Publié le 22 Octobre 2020

@Catarina Viti
Chère Madame, vous dites que vous avez l'impression qu'on lit de plus en plus de poésie. Respectueusement, je serais curieuse de savoir sur quoi repose exactement cette impression, si c'est seulement l'expression d'un vœu pieux ou si cela se base sur autre chose qu'une vague opinion dénuée de tous fondements réels. De fait, je vous demande cet éclaircissement pour la raison que j'ai souvent pour ma part le sentiment d'être l'une des rares lectrices des recueils qui paraissent sur ce site. Au reste, il suffit de consulter le classement des œuvres selon le nombre de lectures pour s'apercevoir que le premier recueil ne figure pas parmi les premières places. Alors, qu'en penser ?

Publié le 21 Octobre 2020

Saul,
Pour prolonger votre commentaire ci-dessous, je ne pense pas que vous devriez prendre la décision de continuer ou d'arrêter votre formule en fonction des réactions des lecteurs. Premièrement, vous risquez d'en recevoir très peu, et ensuite... elles valent ce qu'elles valent, mais franchement, pas plus.
Si vous aimez écrire, écrivez. Si ce que vous écrivez plaît, eh bien, tant pis... et si ça ne plaît pas, tant pis aussi.
Ensuite, la poésie. J'ai l'impression au contraire de ce que vous semblez dire, qu'on lit de plus en plus de textes présentés comme tels.
Et pour finir votre texte.
Pour moi, le propre d'un poème est de créer un "choc" (vertige, coup de poing dans le bide, illumination, émerveillement, espoir, tristesse insondable, etc., etc.). Je n'ai rien ressenti de particulier en lisant vos textes. Je n'ai lu que des mots. Voilà, je suis franche. Mais cela ne doit ni vous affecter, ni freiner votre élan. Cela ne devrait pas avoir la plus minime importance. Cela ne devrait être rien de plus qu'une ride sur l'eau à la proue d'un navire.
Continuez, creusez, grimpez. Les poètes sont toujours très éloignés de leur semblables, tellement loin. Au cœur des choses, tout simplement.
Merci et à bientôt.

Publié le 21 Octobre 2020

J'ai juste oublié un petit truc : je partage, croyez-le bien, votre hostilité à la notation étoilée. Je ne sais pas vous, mais moi j'ai dépassé depuis pas mal de temps l'âge de la primaire et celui des bons points que le maître ou la maîtresse distribuait parcimonieusement selon le degré de réussite de ses élèves. C'est ce qu'on appelle l'émancipation, et je suis toujours surprise de constater combien d'adultes restent scotchés à ce système. Et le pire de tout, voyez-vous, c'est qu'ils ont le droit de vote... Brèfle, pour ma part, j'ai pris l'habitude de coller cinq étoiles à tout ce qui bouge. Sans doute est-ce idiot, mais j'ai pour ma défense que c'est le système qui a commencé - poil au nez !

Publié le 21 Octobre 2020

@Saul Heart
Tout d'abord, je vous remercie de votre longue réponse à mon commentaire, mais, à l'heure présente, je ne saurais dire qui, de vous ou de moi, a raison. Il est vrai (et peut-être n'ai-je pas été tout à fait claire) que je considère (c'est dans ma nature de donzelle immature) qu'un artiste ne devrait jamais s'abaisser à fournir quelque explication que ce soit, sous quelque forme que ce soit, sur son œuvre. Il est vrai aussi que, dans l'histoire littéraire, Bernard Shaw fut d'abord pris au sérieux grâce aux interminables préfaces qu'il rédigeait pour présenter ses pièces, mais il est une exception qui, à mes yeux, n'a aucune vocation à faire école. Ensuite, que d'autres glosent tant et plus, personne (ni moi la première) ne peut l'interdire et sans doute n'est-ce pas sans utilité ; pour ma part, je ne répugne jamais à m'enquérir du contexte dans lequel une œuvre a été produite, quand elle me plaît particulièrement. Ainsi, par exemple, ai-je été curieused'apprendre que Baudelaire, pathologiquement amoureux de sa mère et à qui il n'a jamais pardonné son remariage avec le général Aupick, a contacté une blennorragie et la syphilis au contact de ses deux premières maîtresses. Mais je n'avais nul besoin de ce savoir pour apprécier certains poèmes de ses "Fleurs du mal" - et cela m'aurait profondément dérangée si le poète s'était cru obligé d'exposer en préface au recueil ses mésaventures sexuelles (non par pudibonderie - j'ose espérer que vous ne me soupçonnerez jamais de ce péché - mais parce que cela aurait déprécié à mes yeux la poésie des vers en les ramenant à une funeste et banale réalité). Brèfle, je ne suis pas sûre, encore une fois, de m'exprimer très clairement, mais ce n'est pas grave parce que tout le monde s'en fout - et tout le monde a bien raison.
Maintenant, que la poésie soit en net déclin, il serait pour le moins incongru de refuser de le reconnaître. Mais la faute en est à l'époque (rassurez-vous, je ne vais pas me lancer dans je ne sais quelle diatribe assassine contre elle) et je ne pense pas que ce soient quelques tours de passe-passe qui suffiront à la ressusciter. Surtout qu'il est remarquable que les poètes ne lisent pas les poètes - ou plutôt devrais-je dire les prétendus poètes, tels ceux qu'on rencontre à foison sur mBS, ne lisent pas les poètes - quand, par chance, ils en ont seulement entendu parler. Voilà où nous en sommes, et les aèdes de tout poil n'ont plus qu'à pointer à Pôle emploi, ils n'ont plus que les yeux pour pleurer - R.I.P.
PS : J'en suis actuellement au nombre 4, parce que j'ai la guigne de déplaire à nombre d'écrivaillons susceptibles qui vont se plaindre au maître de céans, lequel supprime mes comptes au fur et à mesure. "On est peu de chose", disait ma grand-tante Sophie, qui, elle, au contraire de maints personnages importants hantant ce site, ne se prenait pas pour ce qu'elle n'était et n'avait jamais été.
Au plaisir de vous lire.

Publié le 21 Octobre 2020

@la miss 3
Bonsoir Mademoiselle la miss 3 (pourquoi 3 ? Il y en a deux autres sur le site ? Fichtre...)
Tout d'abord sachez que traiter quelqu'un de "foutraque imbécile" caché derrière un pseudo sur le net ne me ressemble pas. Ensuite, votre raisonnement, que je respecte, me paraît néanmoins bien discutable. Rappelez-vous par exemple qu'il existe sur nos chaînes nationales
une émission animée par un pianiste jazz talentueux et dans laquelle il est expliqué ce qui a présidé à la naissance d'une chanson. Dans le même ordre d'idée, une autre émission nous présente en moins de deux minutes une œuvre d'art en expliquant le contexte de sa naissance. Qui oserait dire que les chansons (signées Serge Lama, Françoise Hardy, Véronique Sanson, etc...) ou les oeuvres (signées L. de Vinci, P. Gauguin, le Douanier Rousseau, etc...) présentées sont ratées ? Bien sûr, mes modestes écrits sont loin d'avoir la valeur artistique des chansons et œuvres d'art que je viens de citer, mais de mon point de vue, affirmer péremptoirement que présenter le contexte d'un poème, même s'il s'agit de quelques
vers sans prétention, signifie forcément que le poème est raté, n'est pas pertinent. J'ajoute que la Poésie est un genre littéraire en net déclin depuis quelques temps. J'ai pris une initiative aux fins de tenter de relancer l'intérêt du lecteur, mais si l'absence d'avis ou l'accumulation d'avis défavorables comme le vôtre me montraient que je me suis fourvoyé, je ne ferais pas "rien", j'abandonnerais cette direction, tout simplement. L'auteur propose, le lectorat dispose... Un détail au passage : je suis hostile à la "notation étoilée" en vigueur sur MBS, cependant je remarque que votre commentaire négatif est enrichi de 5 étoiles. C'est par amour du paradoxe ? Enfin je conclus, chère la Miss 3 (!!!), en vous indiquant que ma vieille maman n'apprécie guère les demoiselles, qu'elle trouve généralement (qu'elle me pardonne de la citer sans autorisation) "instables et changeantes", elle préfère les femmes mariées qui "prennent leurs responsabilités devant les hommes et le Seigneur". En conséquence vous ne m'en voudrez pas d"attendre que vous convoliez en justes noces avant de lui transmettre votre respectueux bonjour. Bien à vous. Saul Heart

Publié le 21 Octobre 2020
5
@Saul Heart Cher Monsieur, je ne suis pas sûre qu'on puisse considérer un recueil de poèmes comme un alignement militaire. Si cela est éventuellement le cas, alors on parle de poésie militaire, laquelle est à la poésie ce que la musique militaire est à la musique. De plus, je ne suis pas non plus certaine d'être intéressée de savoir dans quel contexte un poème a été composé. A mes yeux, un poème est une unité qui se suffit ou devrait se suffire à elle-même, et peu me chaut de savoir dans quel contexte, dans quel état d'esprit il a été composé. En brèfle, je suis assez d'avis (d'ailleurs, cet avis, je le partage) que si un poème a besoin des explications (dont, de qui, de quoi, desquelles) de son auteur, c'est à mon sens qu'il est raté et dès lors incapable de "parler" à celui qui le lit. Je vous livre mon sentiment ; vous en ferez ce que vous voudrez ; il est vraisemblable que vous n'en ferez rien ; en quoi vous aurez parfaitement raison, car de quoi se mêle-t-elle, cette foutraque imbécile ? Bien le bonjour à votre vieille maman.
Publié le 18 Octobre 2020