Catarina Viti

Biographie

catarinaviti.com

Les textes que je soutiens actuellement en tant que membre mCL :

*** "Malouna - Histoire d'un prisonnier" Markus Kline
*** "Gabriel est parti" de Gabriel Monestier
*** "Mortelle cavale" Eros Walker
*** "Une montagne sur tes os" Corentine Dumaine

Catarina Viti a noté ces livres

3
Bonjour Stéphane, J’ai vu principalement votre livre comme une invitation à la réflexion. Je n’ai aucune formation en philosophie, je ne vais donc pas aller dans le ridicule en voulant commenter votre texte, et je ne vais pas non plus demander ce petit service à ChatGPT. Je vais parler de moi, n’ayant, en l’occurrence, rien de plus intéressant à avancer. Nous vivons dans le chaos, c’est un fait. L’humanité, seule génératrice de chaos, n’a-t-elle pas, par nature, toujours vécu dans ce chaos ? Le sait-elle ? En est-elle consciente ? Et s’imagine-t-elle vivre autrement ? Je ne suis pas optimiste : je préfère vivre et prospérer à Hollywood, plutôt qu’être exterminée dans un camp de concentration nazi. Je suis devenue fondamentalement pessimiste dès qu’il s’agit de l’homme, après avoir rêvé de lui comme d’une merveille. Ma lecture de Candide est si loin dans le temps, que je n’en ai retenu que la dernière phrase, ainsi que tous ceux qui ne l’ont jamais lu. « Cultiver son jardin ». Cultiver mon jardin est ce que je fais au sens propre et au sens figuré. Et au moment de ma mort prochaine, si j’ai toutefois la capacité de penser, je sais que les deux choses de ma vie dont je serai satisfaite seront : avoir cultivé mon petit lopin de terre et m’être détournée de l’humain. Mais non, n’allez pas imaginer un instant que je sois misanthrope. La meilleure preuve ? Je suis ici, en train de vous laisser un commentaire, autrement dit en train de vous sacrifier une part de mon énergie vitale tout en sachant que cela ne me rapportera rien, peut-être même pas votre sympathie. Car il en va ainsi de la société humaine. Tenez, prenez ce lieu et dites-moi si vous voyez quelque part quelqu’un qui consciemment et sans rien attendre en retour (je dis bien : rien du tout, et surtout aucun bénéfice négatif découlant d’un jeu psychologique pervers ou d’un irrésistible besoin de se mettre en scène pour échapper à la sensation de mourir, voire d’être déjà partiellement mort) fait un petit geste pour le jardin d’autrui ? Je ne vois, pour ma part, que des petits jardins (je ne parle pas du vôtre fort bien tenu) négligés, dont on sent le peu de passion du propriétaire, des petits jardins ChatGPT (équivalent du meuble IKEA), mais des petits jardins fièrement protégés par du barbelé et dont certains sont même équipés de miradors. Stéphane, je vous dis tout cela parce que vous aidez au quotidien des gens à démêler le fil de leur pelote, comme je l’ai fait moi-même autrefois. Si on enlève à l’homme sa peur, que reste-t-il de lui ? Un taoïste naturel. qui se gardera de l’humanité comme de la peste, qui cultivera son jardin en riant avec la lune, qui mangera son « riz », le seul qui a goût de Tout. Sur ce, je vous offre avec grand cœur les trois cœurs qui ont pour signification : « d’après moi, vous devriez ne pas passer à côté de cette lecture »... et je retourne fissa à Hollywood.
Publié le 13 Janvier 2026
0
Cher Albin 1♥ = Merci, 2♥ = Bravo, 3♥ = Je recommande. C'est donc avec plaisir que je recommande une lecture qui divertira son lecteur. Une fée... mais oui, c'est ainsi que les auteurs m'appellent généralement. Enfin, pas tous warfwarfwarf ! Beau Noël sous la neige. Nous avons un auteur sur monBestLibraire que je vous encourage à découvrir. Il réside à Montréal. C'est Jean Daigle-Roy. Voici son lien, et de là, vous aurez celui qui conduit à son profil sur le site. https://www.monbestlibraire.com/livre/autres/larche-aux-arabesques
Publié le 23 Décembre 2025
3
On connaît Nathalie depuis bien longtemps, et l’on sait, par exemple, qu’elle maîtrise l’art de la nouvelle. Avec Nathalie, par exemple, il n’y a jamais de confusion entre un texte bref et une nouvelle. Nathalie « fait dans la miniature », elle réduit les univers, mais sans rien en perdre. C’est un peu comme si elle sculptait l’Acropole sur un grain de riz. On sait aussi qu’elle sait nous surprendre, trouver un fil narratif qui passe inaperçu et se dévoile d’un coup, et l’on regarde cela comme un striptease. Bon, il faut également préciser que Nathalie n’est pas fleur bleue, et son cœur (qu’elle doit avoir grand pour habiter avec tant de passion et de compassion ses personnages) n’est pas celui d’un artichaut, même Prince de Bretagne. On l’imagine plus aisément sur un ring de boxe qu’au bord d’une piscine à Miami. Enfin, il semble... à lire son dernier recueil, parce que, mine de rien, ça tape fortissimo. On vous le signale, faudra pas venir vous plaindre ensuite. Bref, c’est comme qui dirait une prose d’homme, comme il y a les « boissons d’homme », même si les Polonaises en boivent au petit déjeuner. Voilà, j’ai fini de faire des phrases. Merci, à vous Nathalie, vous nous manquiez.
Publié le 22 Décembre 2025
3
Lu de bout en bout avec le même plaisir. Du travail de pro. Et, je vous le précise, je ne suis pas une amatrice du genre. Mais quand c’est bien fait... c’est bien fait. Vous maintenez votre tension en introduisant ce qu’il faut de relâchement ici et là. Vos personnages sont des mines de ressources. D’autres lecteurs mettront en lumière le scénario mieux que je ne saurais le faire. Par « déformation » je m’intéresse toujours plus à la manière dont les choses sont faites, plutôt qu’aux choses elles-mêmes. Une mention spéciale pour votre climax (car même en disant tout, vous réussissez à obscurcir davantage la véritable nature de Nathalie), et pour vos fins... sans parler de la chute. Je suis conquise, vous l’aurez deviné. Merci pour cet agréable moment.
Publié le 17 Décembre 2025
3
Bonjour Corentine, Eh bien, quelle histoire, quel style, quel livre ! WÔW ! comme on dit sur les réseaux. Et encore... il manque l’émoji (l’informatique du site ne les autorise pas, hélas !). Redevenons sérieuses. Oui, quel livre... la difficulté est de reposer ses impressions, ses idées pour en parler sereinement, car tout se bouscule au portillon. Je vais quand même essayer quelque chose. Votre histoire est celle d’une métamorphose : un bébé chétif, une espèce d’avorton cachectique, mute en outremangeur. À l’opposé d’une métamorphose kafkaïenne, brutale et imprévue, la vôtre est lente et inexorable. On compte les kilos, et avec effroi on fixe l’aiguille de la balance qui tourne vers la droite jusqu’au paroxysme. Il y a mille thèmes dans votre récit : le conflit entre les êtres, entre toutes les parties d’un être, et de tout avec la vie chapeautée par une société absurde qui semble avoir perdu tout repère et glisse sur la pente qu’on sait fatale. Votre forme est à la hauteur de votre fond ! Un style implacable (et qui me délivre enfin de toutes ces stupides productions I.A.), vif, incarné. Une structure Panzer ou Locomotive, ou rouleau-compresseur. Un rythme digne des meilleurs de Johnny Cash... Dirais-je pour sortir un instant respirer un peu d’air frais. Car il est vrai que votre livre presse et oppresse et tout jusqu’à la fin tient ses promesses. Chère Corentine, je vous remercie infiniment pour ce moment de lecture, et je vous souhaite... de continuer sur la lancée, tout en sachant que c’est chose faite. Bravo, vous avez en moi une lectrice enthousiaste.
Publié le 12 Décembre 2025

Pages

monBlog

Retrouver mon actualité

Si vous voulez écrire un roman noir, n'écoutez pas ce que vous raconte le "creative writing". Ne commencez surtout pas par imaginer des personnages. Mieux, n'imaginez rien du tout ! et commencez par le commencement.

En savoir plus
A lire dans les actualités