Juin 1800.
D’un côté, Transsiparlo, un jeune garçon orphelin et désœuvré de la plaine du Pô en Italie.
De l’autre, Napoléon Bonaparte, le jeune Premier consul de la jeune République Française qui doit faire face à l’offensive autrichienne en Italie à la tête de son armée.
Entre les deux, une rencontre imprévisible et le destin d’une bataille -celle de Marengo- qui va se jouer.
De la défaite à la victoire il n’y a qu’un pas…
Un moment critique pour les multiples acteurs de cette bataille et où chacun se raccroche à ses doutes et à son destin.
C’est tellement passionnant de se plonger dans les petites histoires de la grande histoire !
Ce livre est noté par
Entre Transsiparlo et Bonaparte, ce fut donc une rencontre boeuf… Marengo, bien sûr.
Car la légende veut qu’au soir de la bataille, Napoléon — vainqueur mais affamé — convoqua son cuisinier, Dunand, avec l’urgence que seuls les grands destins et les grands creux savent imposer.
Dans des intérieurs ravagés par la guerre, Dunand fit ce que font les génies modestes : il improvisa. Un vieux poulet rescapé, un fond d’huile d’olive, quelques tomates égarées, de l’ail, et tout ce qui consentit à lui tomber sous la main. Le sabre encore tiède, Bonaparte goûta. Il adora. Il réclama. Et baptisa le plat, comme on baptise une bataille, d’un nom promis à la postérité : poulet Marengo.
Plus tard, l’Histoire, toujours soucieuse de raffinement, remplaça le poulet par du veau — voire du bœuf — jugé plus digne des nappes blanches que des bivouacs.
Mais si le sort des armes avait penché du côté de Montauban, les cartes afficheraient fièrement aujourd’hui un veau Montauban. Le cassoulet ne s’en serait pas remis. La gastronomie, comme la gloire, tient parfois à peu de choses...