Les survivants ne font pas de bruit

137 pages de Philippe Signoret
Les survivants ne font pas de bruit Philippe Signoret
Synopsis

Certaines violences ne laissent ni traces visibles ni événements spectaculaires. Elles s’installent plus discrètement dans une réunion où certaines voix occupent tout l’espace, dans une compétence reconnue, mais jamais légitimée, dans une décision déjà prise avant le débat, dans un silence qui finit par déplacer quelqu’un vers les marges.
À travers des chroniques fictionnelles inspirées du réel, ce livre explore les mécanismes ordinaires par lesquels les groupes, les hiérarchies et les institutions fabriquent parfois de l’effacement sans même toujours le nommer.
On y croise des collectifs convaincus d’être horizontaux, des responsables qui confondent autorité et domination, des personnes devenues invisibles à force d’être utiles, des trajectoires freinées par des règles implicites,...

Publié le 30 Juin 2026

Les statistiques du livre

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2 commentaires , 1 notes
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Ceci explique cela

Publié le 09 Août 2026

J’aurais aimé savoir qui vous êtes, votre métier, pour donner une caution à vos textes. Ils sont évidemment intéressants, à partir du moment où l’on ouvre votre livre, c’est que le sujet nous intéresse, mais savoir quelle est l’autorité de l’auteur, sa compétence, leur donnerait, je pense, plus de crédibilité.

Publié le 07 Juillet 2026
3
Le passage sur le bureau de Noa m'a arrêtée. Ces cartons portant son nom, ouverts au retour, cette odeur qui n'est plus la même - j'ai reconnu là quelque chose que j'avais vu sans savoir le nommer. C'est sans doute la force de ces chroniques : donner des mots à des mécanismes qu'on subit ou qu'on produit à son insu. Dégenrer les prénoms fait plus qu'un effet de manche. Quand on tombe sur Léonce, Sydney, Cyriel ou Malou, on ne sait plus à qui attribuer d'avance les rôles, et on se retrouve à regarder les dynamiques plutôt que les personnes. Le refrain - « Les survivants ne font pas de bruit » - revient comme une basse continue et finit par tenir tout l'ensemble. La répétition assumée demande de la patience : mêmes ouvertures, tempo voisin d'une chronique à l'autre. C'est cohérent avec le propos, rendre sensible ce que l'usure fait durer. Certains passages, autour de Calixte et de Cyriel notamment, atteignent une justesse qui m'a fait poser le texte pour respirer. Si la question des places qu'on prend, qu'on laisse ou qu'on perd vous intéresse, je la travaille aussi dans mon roman Les gants blancs, sur un mode plus intime - une femme qui, dans un lien amoureux, se demande comment aimer quand aimer signifie risquer d'être effacée une fois de plus. Deux lectures voisines par certaines interrogations, très différentes par la forme.
Publié le 04 Juillet 2026