LE RÔLE FONDAMENTAL DE LA CORRUPTION DES CITOYENS DANS LA DÉGRADATION DES NATIONS

35 pages de Haze Bine
LE RÔLE FONDAMENTAL DE LA CORRUPTION DES CITOYENS DANS LA DÉGRADATION DES NATIONS Haze Bine
Synopsis

À chaque fois que l’on aborde le sujet de la corruption des nations, les efforts se concentrent essentiellement sur les dirigeants. Il n’est pas rare de rencontrer un certain nombre de plaintes et de revendications à l’encontre des gouvernements
En fait, l’une des causes principales des reculs des nations consiste bien en la responsabilité directe de leurs citoyens. Justement, leur corruption est un élément majeur de stagnation et même de régression des pays.

Publié le 21 Août 2026

Les statistiques du livre

  5662 Classement
  27 Lectures 30 jours
  50 Lectures totales
  0 Progression
  0 Téléchargement
  0 Bibliothèque
 

Ce livre est noté par

4 commentaires , 1 notes
Pour répondre à un membre, précédez d'un @ son nom d'utilisateur , et il sera prévenu de votre réponse !

@bichet denis
Je vous rassure, votre commentaire ne doit rien à Chateaubriand.

Publié le 22 Août 2026

L’effondrement du système de santé en France même, n’est plus à démontrer : la longue litanie des personnes en attente, voire deux ou trois jours dans les couloirs… Les délais interminables pour obtenir un rendez-vous : plusieurs mois pour un spécialiste… Le recours aux médecins non conventionnés, qui se gavent avec des diagnostics faits à la va-vite…
Seuls quelques mandarins encroûtés dans leurs privilèges passés nient cette réalité. Comme si seuls les plombiers pouvaient juger de l'efficacité d'une soudure...

Quant à critiquer la dénonciation de la corruption au prétexte que le texte ne serait pas du Flaubert, c’est tout simplement stupide… Comme disait Audiard, la différence entre la bêtise et l’intelligence, c’est que la première n’a pas de limite...

Publié le 22 Août 2026

De fait, je suis partagé entre M. Laurent, qui vous rudoie, et M. Bichet, qui vous encense (chercherait-il, le bougre, à vous stipendier ?). Mais, quoi qu'il en soit, et toutes choses étant égales par ailleurs (ceteris paribus, disaient les anciens Romains), vous avez bien raison de dénoncer ici la corruption de tout un chacun - et je pense à Esaü qui céda jadis son droit d'aînesse contre un plat de lentilles, je pense aussi à ma copine Séraphine qui serait prête à vendre son corps d'albâtre pour une place au prochain concert de Céline Dion. La corruption mène le monde, c'est un fait acquis, et la meilleure preuve en est qu'elle va jusqu'à carier votre propre écrit, qui, en l'état, ressemble fort à un combat de singes. Si c'est fait exprès, c'est très fort ; dans le cas contraire, je serais tenté de vous conseiller les bains de siège. Essayez : vous ne pourrez bientôt plus vous en passer.
Bien à vous.

Publié le 22 Août 2026
3
Bonjour, cher ami, vous avez raison de souligner la corruption, ce fléau qui gangrène les pays en développement, et qui les empêche de se développer. Le Maroc, où j’ai séjourné est un beau pays, riche d'une population, courageuse et intelligente. La corruption est présente partout : à l’hôpital, à l’école, dans la police… et entrave le développement... Avec de l'argent, on peut tout acheter, mm le silence de al justice ou de la police... Ce que vous dites au sujet des écoles primaires est triste, et malheureusement exact : l’argent donné par l’État arrive rarement dans les campagnes… alors que ce sont le plus démunis qui aimeraient réussir... Les intermédiaires, caïds locaux se gavent, une honte !
Publié le 21 Août 2026

Mes compétences et ma patience étant limitées, je me suis restreint à la lecture de la section consacrée à la médecine. J’ai eu la surprise d’y découvrir un petit traité de pathologie rédactionnelle. Car il faut reconnaître à ce texte une qualité assez rare : il parvient à traiter d’un problème grave - l’accès aux soins des populations démunies - avec une telle confusion qu’on finit par se demander si la première victime du système de santé n’est pas la syntaxe elle-même.

Dès la première phrase, le lecteur est convié à un remarquable numéro d’équilibrisme : « L’exclusion des personnes démunies de l’accès aux soins est non seulement désastreux ». Le sujet étant l’exclusion, on attendrait simplement « désastreuse ». Hélas, commence ici l'hémorragie grammaticale. La phrase suivante poursuit l’expérience en affirmant que l’accès aux soins est « strictement pénible ». Voilà une expression qui mériterait d’être brevetée : les soins ne sont plus difficiles, coûteux, corrompus ou inaccessibles ; ils sont strictement pénibles. On imagine le fonctionnaire à l’accueil : « Monsieur, votre dossier est complet, mais malheureusement votre souffrance n’est pas suffisamment pénible. Revenez demain. »

Le texte procède ensuite d’une méthode imparable : empiler les catastrophes jusqu’à ce que le lecteur, épuisé, renonce à demander où est l’argument. Maladies, enfants handicapés, insuffisance rénale, épidémies, famine, absence d’hygiène, corruption : tout y passe. Il ne manque guère qu’une invasion de criquets et la chute de l’Empire romain pour achever le tableau.

La démonstration médicale est, elle aussi, d’une remarquable précision... approximative. On apprend ainsi que « les maladies s’accumulent » et constituent un « problème médical à retardement ». Formidable découverte : la maladie aurait donc désormais une minuterie intégrée. On attend presque la suite : Attention, votre tuberculose arrive à expiration dans 48 heures.

Puis vient cette phrase magnifique : « On assistera impuissant aux conséquences suivantes, prolifération de maladies historiques ». Le lecteur reste naturellement perplexe devant ces « maladies historiques ». La peste est-elle historique ? La tuberculose ? La bilharziose ? Faudrait-il distinguer les maladies contemporaines, les maladies médiévales et celles qui, ayant suffisamment vécu, ont obtenu leur carte d’ancien combattant ?

Le passage consacré à l’enfant atteint de valvulopathie est encore plus péremptoire : il « ne peut être traité que par une chirurgie que ces pays ne possèdent pas ». Outre le curieux concept de pays possédant ou non « une chirurgie », la phrase semble avoir découvert une nouvelle spécialité médicale : la chirurgie nationale, probablement conservée dans un placard du ministère de la Santé. Il suffirait donc qu’un pays acquière « une chirurgie » pour résoudre le problème.

Le paragraphe suivant est un chef-d’œuvre de syntaxe en état de choc : « Il en a même des problèmes rénaux qui réclament des dialyses régulières. » Qui est ce mystérieux « il » ? L’enfant ? Le pays ? Le paragraphe précédent ? La grammaire française, sans doute, qui vient elle aussi d’être admise en urgence en néphrologie.

Mais le véritable tour de force est la conclusion : « par la faute d’un nombre plus ou moins important de personnes corrompues, une nation entre dans une souffrance dramatique ». On admirera le degré de précision du diagnostic. Le nombre de personnes corrompues est « plus ou moins important » : voilà une unité de mesure qui pourrait révolutionner la statistique publique. Quant à la nation qui « entre dans une souffrance », on la voit presque pousser la porte d’un cabinet médical : « Bonjour docteur, je suis la République, j’ai mal partout et je pense que c’est la corruption. »

Sur le fond, l’idée initiale n’est pourtant ni absurde ni dérisoire : l’exclusion des plus pauvres du système de santé peut effectivement avoir de graves conséquences individuelles et collectives. C’est même précisément parce que le sujet est sérieux que ce texte souffre autant de son traitement. Au lieu de démontrer, il dramatise ; au lieu de préciser, il accumule ; au lieu d’expliquer les mécanismes, il aligne les calamités comme un présentateur de télévision annonçant la fin du monde.

Le résultat ressemble moins à une analyse de santé publique qu’à une bande-annonce catastrophiste : « Dans un pays où les soins sont difficiles d’accès… bientôt… la dialyse ! Les épidémies ! La famine ! La corruption ! Et, dans le rôle principal, une syntaxe qui ne survivra peut-être pas au deuxième paragraphe. »

En somme, le texte veut dénoncer l’effondrement d’un système de soins et réussit surtout à mettre en soins intensifs la langue française. Le propos méritait une démonstration solide ; il reçoit à la place une avalanche de généralités, de raccourcis et de formulations bancales. La tragédie sanitaire est sans doute réelle, mais la tragédie rédactionnelle est, elle, largement démontrée.

Publié le 21 Août 2026