Michel Laurent

Biographie

Auteur de romans, nouvelles, fictions brèves et pièces de théâtre, je suis passionné par les formes d’écriture mêlant absurde, onirisme, humour et regard critique sur le réel. J'explore, à travers mes récits, la frontière trouble entre la raison et les émotions qui gouvernent les relations humaines. Mes personnages cherchent à comprendre comment le désir, la peur ou le manque façonnent nos liens.

Michel Laurent a noté ces livres

3
@Ingrid Dirickx Vous narrez remarquablement la manière dont un enfant peut ressentir ce coup de sonnette destructeur - un télégramme ou un messager annonce la mort brutale d'un proche. Cela m’est également arrivé, dans des circonstances assez proches de celles que vous décrivez. On ressent alors un choc absolu, comme si le temps s’arrêtait et que le monde familier se fissurait sous nos yeux. La peur, la confusion et le sentiment d’impuissance se mêlent à une douleur sourde et profonde. Chaque détail du quotidien semble brusquement chargé de fragilité, et l’enfant découvre, avec effroi, que rien ni personne n’est à l’abri de l’absence. Ce traumatisme laisse une empreinte durable, une sensibilité nouvelle qui colore toute perception ultérieure de la vie et des relations.
Publié le 23 Janvier 2026
3
Ce texte a le charme des récits où l’on croit entrer dans une simple scène du quotidien… avant de constater qu’on a mis le pied dans une comédie humaine remplie de personnages qui semblent tous à côté de leurs propres vies.//***// J’ai particulièrement apprécié cette façon de faire monter la tension sans jamais hausser le ton : un mot de travers, un regard trop appuyé, une tisane trop chaude, et soudain tout vacille. La galerie de personnages est assez croquignolesque, un petit théâtre très vivant.//***// Bien que le scenario tienne la route, j’étais parti à m’imaginer une fin un peu différente. Lors d’un nouveau dessert partagé, alors que tout aurait//***// semblé apaisé, Florent serait descendu en pyjama, tenant à la main… le fameux « gros livre » qu’Alain lisait à la fac. Un livre pour enfants, rempli d’images de dinosaures. Francine, interloquée, aurait demandé : //***//— Mais… c’est ton livre de socio, ça ?//***// Et Alain, pris au piège, aurait avoué qu’il n’a jamais mis les pieds dans une fac de lettres, qu’il avait simplement trouvé que « maître de conférences » sonnait bien, et que de toute façon, personne n’irait jamais vérifier. À partir de là, toutes les fins étaient imaginables...
Publié le 11 Janvier 2026
3
Lyna est de ces romans qui avancent à pas feutrés mais laissent une empreinte durable. Entre un modeste HLM de Tours et Bcharré, village libanais chargé de lumière et de vertige, le récit déploie une quête intime : celle d’un fils qui, après la mort de sa mère, part à la recherche de l’histoire qu’elle a tue toute sa vie. //***// La narration, d’une fluidité remarquable, épouse un véritable flot d’humanité. L’écriture, à la fois classique et profondément chaleureuse, est d’une grande clarté et d’une remarquable précision, sans jamais sacrifier l’émotion. Sous la plume de l’auteur, l’Orient respire, palpite, affleure dans chaque phrase, non comme un décor exotique, mais comme une mémoire incarnée. //***// Roman de l’exil et de l’amour filial, Lyna explore le secret d’une naissance, la dignité silencieuse d’une femme exilée et pauvre, issue pourtant d’une bourgeoisie libanaise aisée et cultivée. À travers ce dévoilement tardif, le texte dessine un portrait contrasté du Liban, vibrant de contradictions et de beauté. Un roman habité, terriblement humain, porté par une voix narrative d’une grande justesse.
Publié le 08 Janvier 2026
3
@Antoine Guy Beau texte vertigineux ! On y monte marche après marche, porté par le souffle du chêne, de l’humanité réconciliée et de la métaphore spiralée. J’avoue toutefois une petite déception, presque existentielle : une double révolution pour finir… en escalier (je n’ai pas parlé d’esprit...). Avouez que, dans un monde en manque de renversements décisifs, on espérait secrètement au moins une élévation morale immédiate, ou à défaut une sortie par le toit. Non : 178 marches, impeccablement sages, qui ramènent finalement à l’effort, à la sueur et au genou qui craque à mi-parcours. La révolution, décidément, reste très civilisée. //***// Mais l’escalier se rattrape vite. Car en tournant sur lui-même sans jamais se confondre, il nous suggère quelque chose de plus intime encore : la double hélice de l'ADN, cette œuvre magistrale, sans compagnon charpentier mais avec quelques milliards d’années d’expérience. Deux brins, deux chemins qui se frôlent, s’observent, se répondent, sans jamais se percuter, une leçon de coexistence que nos géopolitiques gagneraient à copier, même en contreplaqué. //***// Là où l’escalier élève les corps, l’ADN élève la question : sommes-nous condamnés à répéter la spirale, ou capables d’y introduire un pas de côté ? Peut-être que la sagesse consiste justement à accepter la rotation, tout en choisissant ce que l’on transporte dans sa besace génétique : un peu de beauté, un peu de coopération, et suffisamment d’humour pour ne pas prendre la montée pour une fin en soi. //***// En attendant la prochaine double révolution — la vraie, celle qui change autre chose que d’étage — continuons à monter à pied. Pour le cardio, bien sûr, mais surtout pour nous garder suffisamment essoufflés afin de penser autrement.
Publié le 27 Décembre 2025

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