Michel LAURENT

Biographie

Je serai un grand écrivain posthume. Si, si, pourquoi faîtes-vous mine d’en douter ? Certes, je me suis mis tard à l’écriture, d’où la difficulté à me faire éditer. A vrai dire, ai-je vraiment essayé ? Mais mon talent est grand, d’aucuns ici me l’ont dit ! Faites le pas, venez goûter par anticipation (avant ma postérité annoncée) ma finesse et mon sens du récit. Qui ne s’est pas aventuré dans « La prière d’Enora » ne peut savoir ce qu’est le romantisme contemporain. Lire « Les gens de rien… ou de si peu », c’est plonger dans les abîmes de la misère humaine et de l’incommunicabilité de l’Amour. L’humour ? Ah non, trop commun ! L’humilité ? A votre avis ? Bon, on est limité en place. La suite se trouvera sur ma pierre tombale, sur la lande bretonne. Et pourquoi pas le Panthéon ?

Michel LAURENT a noté ces livres

3
@Chrisko Belle écriture à l’ancienne, par moments presque naturaliste avec ces longues descriptions précises et fouillées, comme si le détail des tenues vestimentaires était destiné à masquer l'absence d'expression des sentiments. Pudeur paysanne des grands-parents. On ne s’épanche pas, on ne s'étreint pas. Mais ce sera pire encore par le suite, avec les parents, les Lalanne. Elle modiste, lui militaire, c’est sûr, il vont se plaire. Enfin un moment. Puis se déchirer. Avant tout pour des histoires de fesses, supposées ou réelles. Elle frivole ? Lui jaloux ? Malgré leurs dos tournés, ils feront plusieurs enfants. Dont l’auteure, qui nous délivre ici les fruits de son enquête sur ce que furent vraiment ses aïeux. Une forme de catharsis, peut-être.
Publié le 20 Juin 2024
3
@Flora Chazan Bravo ! Très joli style, juste, précis, serré, cinglant, avec qu’il faut de distance et d’humour. J’aime beaucoup le sentiment d’Emma d’être « attablée avec un groupe de notes de bas de pages », superbe trouvaille ! Le fond est jubilatoire. Quand le gauchisme germanopratin fait alliance avec le féminisme différentialiste et moléculaire, on ne s’amuse plus guère dans les ruelles de l’île de Ré, on s’y désole ! En se gardant toujours des gueux, derrière les portes bien fermées, à l’abri de hauts murs. Sur un parking d’Ars, on pourrait entendre un nobliau s’exclamer : «J'aimerais qu'une litière me transporte jusqu'à mon logis, portée par six esclaves à ceinturés de régimes de bananes.» Avant d’aller dîner chez lui d'un croûton de pain, ayant mal digéré le homard servi dans ce restaurant d'autoroute.
Publié le 17 Juin 2024
3
@Cristina Leg Dans les toutes premières lignes, on se dit qu’il faudra que les feuilles voltigent à l'extérieur pour que celles de cette nouvelle se mettent à frémir. Puis la simplicité éclatante de votre texte éclot alors sous nos yeux. Passe la nostalgie d’un morne quotidien. Avant que n’entre en scène la banalité de l’extraordinaire, un tas de ferraille qui disparaît en fumée. Mais c’est pour laisser place au merveilleux, au sentiment amoureux. La fin est très subtile, vous avez une très jolie plume, un vrai talent d’écriture.
Publié le 17 Juin 2024
2.01
@Flora Chazan C’est curieux ! Arrivé à la 19ème des 20 pages, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un « extrait », du début d’un suspens qui se mettait en place, un peu laborieusement peut-être. Et puis non ! On s’arrête brusquement, on dénonce l’assassin et puis basta , circulez, y’a rien à voir. J’avoue que l’intérêt de l’intrigue classée « Suspense, policier » m’échappe un peu. Je crains que dans cette quête d’un minimalisme absolu, le pitch de la prochaine livraison évoque les affres existentielles d’un héros distrait montant les escaliers de son immeuble et se demandant s’il est arrivé au troisième ou au quatrième étage. /oooo/ Question style, ce serait plutôt l’inverse. Le démarrage est poussif, la fin plus satisfaisante. « La lumière étincelante du givre », « la lueur orangée les paupières », cela a la lourdeur d’un plat en sauce à l’ancienne. Quand on apprend ensuite que l’héroïne a acheté « un fauteuil jaune safran, des draps bleus, des rideaux de soie violettes », on se dit qu’elle a vraiment des goûts de m… Mais quand on nous dit à la ligne suivante que dans son jardin, elle a planté « des vivaces, agapanthes, sauges, oeillets, lavandes », on succombe sous le poids les énumérations. Je me souviens d’un délicieux petit roman policier « la police des fleurs, des arbres et des forêts » où la clé du mystère résidait dans une simple fleur que tout le monde recherchait. Sans que l’auteur ait à nous déballer tout le catalogue de chez Truffaut.
Publié le 15 Juin 2024
3
@Olivier Semeur Tout cela est en effet bien malheureux. Pauvre lapine, pauvre fifille aussi. Je vous présente mes condoléances attristées. Mais n’est-ce pas en ces moments de grand malheur qu’il faut savoir rebondir ? Moi, surmontant mon désarroi, j’aurais je crois aussitôt décidé de constituer un herbier. Le plus original de herbiers. Au lieu d’y mettre une collection de fleurs et d’herbes sans mémoire, j’y aurais glissé, comme première pièce de ma collection, le corps de ce pauvre Nuage, déjà réduit fortuitement dans les deux seules dimensions restant de son être, permettant d’inscrire concrètement son souvenir dans une réalisation où l’artistique l’aurait, ô combien, disputé au sentimental. /*****/ En page suivante, j’aurais glissé une des quelques feuilles de salade restées désespérément abandonnées, dans la gamelle désormais inutile de la défunte lapine. Puis à suivre, j’aurais bien vu les remugles écrasés d’un plat de spaghettis que jamais Nuage n’accepta de partager avec vous. Et pour finir, pourquoi pas une touffe de poils, précieusement conservée, du cher animal, un jour où fifille avait décidé de le repeindre en rose afin que son pelage s’accorde mieux avec la couleur de la robe de sa poupée préférée ?
Publié le 02 Juin 2024

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