L'ETRAVE

41 pages
Extrait
de Michel Bugnon-Mordant
L'ETRAVE Michel Bugnon-Mordant
Synopsis

Antonin suit la voie qu’il pense lui avoir été tracée par le destin, homme perdu entre ses souvenirs d’enfance et d’adolescence, agressé par les intrusions de rêves, de réminiscences, de rencontres, dominé par les fulgurances d’un passé qu’il ne peut quitter et celles d’un avenir dont on pense qu’il l’a déjà effleuré, comme si des interstices dans le cycle du Temps lui en avaient déjà favorisé l’accès. Sa mémoire antérieure et postérieure fourmille de personnages, d’objets, de lieux, de chemins, de surgissements qui dessinent un ensemble dont la cohérence apparaît peu à peu, tandis que se met en place un sentier qui le conduit vers un horizon que la splendeur et l’infini de la mer présentent en voie royale ouverte à l’homme mûr qu’il est enfin devenu.

Publié le 24 août 2026

Les statistiques du livre

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16 commentaires
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Comme promis, on trouvera aux pages 7 et 8 de "L'ETRAVE" (1e partie) tel que le roman est présenté sur ce site un schéma global comme souhaité par une lectrice. Il se présente sous la forme d'une PREFACE DE L'AUTEUR. Je ne pouvais logiquement pas me lancer dans une analyse générale qui eût exigé au moins une dizaine de pages. J'ai préféré suggérer quelques clés de lecture dont j'espère qu'elles encourageront à la lecture de la première partie, puis, le tout étant devenu un livre papier, à la lecture des deux parties qui constituent l'ensemble. Qu'il ne s'agisse pas d'une lecture de tout repos évidemment demeure. On ne peut qu'y plonger ainsi qu'on se lancerait dans un labyrinthe. Celui-ci, qu'on se rassure, possède des coins et des recoins séduisants mais également une sortie.

Publié le 07 septembre 2026

@Capucine Fleur

Chère Capucine, si en qualifiant mon écrit d'"élucubration" vous entendez par là "résultat d'un travail long et consciencieux demandant efforts, réflexion et recherche", je l'accepte. Si c'est le sens d'oeuvre "extravagante et déraisonnable" que vous évoquez, je me permets de récuser l'accusation. Cela dit, je comprends que mon texte puisse désarçonner et qu'un schéma global de compréhension puisse être désiré. Je suis actuellement en route vers le sud-ouest de la France. Lundi ou mardi au plus tard, je livrerai ici un tel schéma. J'espère qu'alors l'envie de cheminer avec Antonin naisse chez beaucoup de lecteurs nouveaux et anciens.

Publié le 05 septembre 2026

Exigeant, sans aucun doute, on le constate dès les premières lignes. Mais au-delà de ces élucubrations (si vous me permettez l’expression), ne faudrait-il pas, dans le résumé, ou le liminaire, nous dire où vous allez nous conduire ? Car Antonin, qu’on ne connait pas, mais dont on devine vite les questionnements, pour que l’on ait envie de cheminer avec lui, ne devrait-il pas se présenter un peu ? Exigent également sur la présentation serrée, compacte. Je me demandais si une forme plus aérée aérerait également la densité du texte ? La forme et le fond de Victor Hugo ?

Publié le 04 septembre 2026

@JOHANNALOVE

Merci, chère Johannalove, vos compliments me vont droit au coeur et à l'esprit.

Publié le 01 septembre 2026

J’aime le style de votre écriture

Publié le 01 septembre 2026

@Michel Bugnon-Mordant je vous en prie

Publié le 31 août 2026

@Omen-Cy Ouongo

Je vous remercie, chère madame. Votre reconnaissance m'engage à ne jamais décevoir, même s'il y aura toujours des lecteurs mécontents. C'est là une liberté individuelle légitime.

Publié le 30 août 2026

J'aime le style de votre plume♥️♥️♥️

Publié le 30 août 2026

A PROPOS DE L’ETRAVE

Afin de donner à mon roman davantage de cohérence, je mets en ligne la première partie
en entier. La seconde partie paraîtra dans le livre papier.

Je tiens à souligner ici l’importance du mot « baroque » accolé au titre du roman. Il évoque
une densité, une complexité, accompagnées d’une ampleur et d’une débauche d’images, de
symboles, de personnages, d’événements, parties intégrantes d’une vie. Le tout forme bel et
bien une tapisserie dévidant une manière de carte du tendre, telle celle du "Tendramour"
(jennifertamas.com). Y déambuler implique pour le lecteur que l’on se perde, se retrouve, s’égare à nouveau, tandis que s’ébauche un sens ou des sens qui sans être nécessairement précis brossent l’un de ces paysages voilés qui, selon Poe, créent le mieux un univers onirique et poétique. Quant à l’auteur, rappelons-nous la réponse de Claudel à qui lui demandait ce qu’il avait voulu dire dans tel ou tel passage : « Je ne sais pas. L’œuvre est désormais publique, c’est au public d’en déterminer le sens. » Un sens qui devient personnel puisque l’œuvre parle à chacun selon ce qu’il est profondément.

D’ailleurs, sans oser la comparaison, regimberait-on devant l’effort d’interprétation exigé face à la sublime fresque baroque « L’apothéose de Saint-Ignace » par Andrea Pozzo, dans l’église Saint Ignace de Loyola à Rome ?

Publié le 28 août 2026

@Michel V

Votre remarque est intéressante. Peut-être avez-vous en partie raison : ce monsieur attire l'attention sur mon modeste extrait. Ce dont il semble prendre ombrage, toutefois, participe de mon choix et de mon écriture et mérite, ce me semble, le respect. Je puis comprendre que mon idiosyncrasie stylistique déconcerte, mais elle a sa source dans une intention respectable que l'on devrait chercher à comprendre plutôt que de la brocarder. Mais j'admets avoir été un peu sévère et éventuellement injuste. J'exprime donc à monsieur Slapstick mes regrets d'avoir été un peu vif, ce qui est dans mon tempérament. Deux remarques à propos de "L'Etrave" s'imposent. D'abord, j'ai bien précisé qu'il s'agissait d'un roman BAROQUE, avec tout ce que comporte ce vocable : "liberté des formes, profusion des ornements, irrégularité bizarre, inattendu". Ensuite, l'écriture est une recherche, pour l'écrivain comme pour le lecteur, lequel doit faire l'effort de saisir l'intention de l'auteur, quitte à finir par y renoncer, mais peut-être y a-t-il de sa faute. Il est des tapisseries baroques, superbes mais nécessitant une concentration très longue et très intense pour en percer une partie du mystère. Dans mon texte, je pars à la recherche de moi-même et de ma vie, voilà qui mérite considération.

Publié le 26 août 2026

Grand prix Galimatias 2026.
Et je me demande si vous ne devez pas un tel nombre de lectures (total rarissime en un seul jour) aux commentaires de ce Cyrus Slapstik que vous prenez de haut. Il jouit en effet par ici d'un lectorat qui lui semble fidèle, et je ne serais pas étonné que cet auteur délibérément déconnant l'ait entraîné derrière lui, par curiosité. Peut-être devriez-vous le remercier...

Publié le 26 août 2026

Il semble qu'un lecteur soit éminemment dérangé par mon texte. Cela le regarde, mais un moment vient où l'on passe du commentaire aigre au harcèlement déplacé. Je lui réponds ce soir pour la dernière fois. J'ai toujours suivi le conseil donné par son père au roi Hassan II. "Mon fils, lui a-t-il dit un jour, quand tu seras roi tu n'auras que peu de temps; ne le gaspille pas à échanger des arguments de bonne foi avec des gens de mauvaise foi". Le cas présent constitue un parfait exemple de mauvaise foi à laquelle, bien que n'étant pas roi, je ne perdrai pas davantage de temps à réagir. Il est vrai qu'à la lecture de son propre texte sur mBS, je peux comprendre la rancoeur qui se dissimule – fort mal – derrière son ironie. On n'y trouve ni séduction ni prose de magicien. Il devrait toutefois cesser, s'il était raisonnable, d'occuper l'espace "commentaire" de sa personne, c'est là une simple question de savoir-vivre.

Publié le 25 août 2026

Bravo ! Bravissimo ! Autant de lecteurs en si peu de temps, et pour un bouquin auprès duquel "Finnegans Wake" est une bluette, cela relève véritablement du prodige ! Finalement, je retire tout ce que j'ai pu dire. Votre écriture, en fait, est d'une séduction telle que nul n'y peut résister. Pas même les lecteurs de mBS, qui sont pourtant des durs de dur, des qu'on ne trompe pas si aisément sur la marchandise. Vous êtes vraiment un magicien de la prose et moi, un triste et pauvre hère, rongé tout par l'envie devant une pareille réussite, que dis-je ? un tel triomphe à la romaine.

Publié le 25 août 2026

Vous auriez sans doute mieux fait, à choisir, de citer Héraclite dans sa traduction française (si vous ne l'aviez pas sous la main, j'imagine qu'Internet vous l'aurait gracieusement offerte, tant le progrès fait rage). Quant à ma soi-disant posture de donneur de leçon, vous vous trompez du tout au tout : je ne faisais que vous donner mon impression, ahuri devant l'hermétisme quelque peu m'as-tu-vu de votre prose (qui m'a remis en mémoire le discours que tenait Sganarelle en se faisant passer pour médecin) ; pour rien au monde je ne me serais risqué à tenter de réformer un auteur qui semble avoir fait de l'imbitabilité l'alpha et l'oméga de son écriture, et d'autant moins qu'il paraît tant s'y plaire et nager dedans comme une merluche dans l'océan.

Publié le 25 août 2026

@Cyrus Slapstick
J'aurais, cher monsieur, dû, en effet, citer Héraclite dans le texte grec (mais je ne l'ai chez moi que dans une traduction anglaise), ce qui aurait permis à un nombre impressionnant de lecteurs de mieux le comprendre. Mais peut-être l'anglais d'aujourd'hui est-il le grec de jadis, lorsque les gens cultivés, dans tout l'empire romain, étaient parfaitement bilingues. Pour le reste, je crois comprendre que vous parlez à partir d'une certaine hauteur, avec un discours mi-figue mi-raisin dont je ne suis pas certain de saisir la profondeur, si ce n'est que vous vous adressez à moi dans la posture d'un sage dominant la scène et donneur de leçon. En ferai-je mon profit?

Publié le 25 août 2026

Peut-être auriez-vous dû choisir comme titre, empruntant la chose à Sganarelle chez Molière, « Voilà justement ce qui fait que votre fille est muette ». De plus - mais n'allez pas en conclure que j'ai mauvais esprit -, je trouve quelque peu incongru de placer en exergue d'un roman français, fût-il baroque et réputé d'une lecture difficile, une citation d'Héraclite dans sa traduction anglaise. A ce que je sache, mais je peux me tromper, le philosophe n'était pas sujet britannique et, sauf si là encore je me trompe, vous ne vous adressez pas à des lecteurs anglais.
Mais c'est sans doute que, dans mon aphasie innée, je n'ai rien compris à ce qui vous anime et que mon ignorance, elle aussi congénitale, m'interdit de croiser dans les hauteurs où vous vous situez. J'en suis fort marri.

Publié le 25 août 2026