C'est la rentrée des Prix littéraires. Mais quelles sont leurs vocations ?
Au-delà des polémiques traditionnelles autour du jeu politique et économique des Maisons d’édition et du partage des auteurs élus. Chaque Prix littéraire a une mission.
Quelle est-elle ? Quelle en est est la teneur ?
Les derniers Prix attribués respectent-ils la mission qu’ils se sont assignés ? A vous de juger...
Goncourt, Femina, Interallié, Renaudot, Décembre… Ils prennent tous place entre fin Octobre et début Décembre. Le grand Prix de l’Académie française donne le coup d’envoi, l’interallié l’achève. Mais que cache cette grande machine à vendre des livres ?
Ont-ils pour seule vocation de désigner les bons écrivains. Retour aux sources
Prix littéraires : Comment ça marche ?
Ce sont les éditeurs qui envoient leur sélection de livres aux jurys qui doivent choisir leur élu, généralement parmi des centaines de sélectionnés. Les sélections se font par étapes, une dizaine d’auteurs, qui se réduit à trois ou quatre pour une décision finale. Les jurés ne seront pas rémunérés, et doivent généralement élire à l’unanimité un nouveau juré en cas de démission ou de décès.
Le Goncourt, le plus célèbre et le plus vendeur
Il marque d’un sceau chaque année la littérature française. Créé en 1896 par Edmond de Goncourt, et décerné pour la première fois en 1902, il récompense le meilleur ouvrage d’imagination en prose. Pierre Assouline, Didier Decoin, Tahar Ben Jellun, Patrick Rambaut, Eric Emmanuel schmitt, Paule Constant, Philippe Claudel, Françoise Chandernagor… en sont des membres remarquables. Elite des auteurs et des critiques.
Si les lauréats reçoivent un chèque symbolique de 10 Euros, ils sont assurés d’une vente en moyenne de 400 000 exemplaires ce qui leur vaudra, sinon la fortune, un lancement solide de leur réputation dans l’establishment littéraire.
Le Prix Renaudot pour célébrer celui qui aurait pu avoir le Goncourt
Créé en 1925, par dix journalistes. Son rôle est originellement de mettre en avant les romans dont le style se démarque. Georges Perec, Louis Aragon illustrent bien cette volonté de « nouveauté » : originalité, engagement, genre et style littéraire. A 250 000 ventes en moyenne, il dépasse parfois le Goncourt mais se vit souvent comme un valorisant Prix de consolation, qui répare les injustices du premier.
Le Prix Femina, les femmes au jury
Avec un jury de femme, le Prix Femina a été créé dès 1904 à l’instigation d’Anna de Noailles par des journalistes du magazine «Femina » et « La vie heureuse » SUITE.
» Ecrire : une liberté conditionnelle