La France ne manque ni de diagnostics ni de réformes. Elle manque de continuité.
Le pari des territoires part d’un constat simple : une société ne tient pas par ses intentions, mais par ses structures. Tant que l’action collective reste organisée en silos, dépendante des alternances politiques et déconnectée des contraintes physiques, humaines et territoriales, aucune réforme ne peut durer.
Cet essai ne propose ni un programme, ni une méthode clé en main. Il expose une lecture du réel fondée sur les besoins vécus, les limites matérielles et les organisations nécessaires pour assurer la continuité au‑delà des mandats. Bassins de vie, reconnaissance de l’activité humaine, revenu contributif, logement ....
Ce livre est noté par
@jjlatouille@gmail.com
Un grand merci pour votre lecture attentive et pour la richesse de votre retour.
Je suis particulièrement sensible au fait que vous ayez pris le temps d'entrer dans le détail du texte, tant sur les analyses que sur les aspects plus techniques.
Votre remarque sur la notion de réseau versus celle de système est particulièrement intéressante. Je comprends votre observation et elle mérite réflexion. Mon intention était de mettre l'accent sur les interconnexions et les continuités, mais vous avez raison de souligner que ce que je décris relève souvent d'une approche systémique au sens plein du terme.
Je vous remercie également pour vos remarques concernant les EHPAD et la fuite des cerveaux. Ces sujets méritent sans doute d'être précisés et nuancés davantage afin d'éviter les raccourcis ou les interprétations excessives.
Je suis heureux que les réflexions sur la stabilité institutionnelle, les territoires, les besoins contemporains et l'économie contributive aient trouvé un écho dans votre lecture.
Votre conclusion m'a particulièrement touchée. Imaginer que cet essai aurait pu trouver sa place parmi les lectures recommandées à vos étudiants constitue pour moi un très bel encouragement.
Merci encore pour votre lecture, votre exigence et votre bienveillance.
Le Pari des Territoires : un livre passionnant à l’écriture svelte qui rend légère la lecture de ce sujet aride.
D’abord un point technique : le sommaire indique que le chapitre « Points clé » débute à la page 47 alors que ce doit être la page 24.
Les analyses portées dans ce livre sont tout à fait exactes et rendent parfaitement compte des réalités du pays. J’ai particulièrement apprécié de « l’organisation administrative cloisonnée, mal adaptée à la continuité de l’action publique », ce qui concoure à renforcer l’inefficacité d’une organisation et d’une gestion en silo ce qui sans doute est une des causes de l’absence de prise en compte du long terme.
Les conditions sociopolitiques d’une gouvernance peu efficace sont bien décrites autour de la notion de stabilité institutionnelle. Ce à quoi l’auteure n’oublie pas d’ajouter le manque d’écoute de la part des gouvernants : « L’erreur la plus commune consiste à croire que l’on sait ce dont les gens ont besoin sans les avoir réellement écoutés. »
Il faut également souligner la justesse de l’analyse sociologique de l’évolution de la société : « une réalité nouvelle : celle de besoins devenus structurellement plus complexes et plus contraignants. », par ailleurs assez exhaustive : « Une société ne se protège pas seulement par des lois ou des dispositifs. Elle se protège par la qualité du lien entre ses membres, par la confiance qu’ils peuvent accorder à leurs institutions, et par la manière dont chacun se sent accompagné dans sa vie quotidienne. »…
Je regrette, un peu, le choix du concept de réseau plutôt que celui de système fait par l’auteur. Il me semble que le système rend mieux compte de la complexité et des interactions. Le système plus que le réseau prend en compte un ensemble organisé d'éléments interdépendants formant une totalité ainsi que les interactions et l'organisation de l'ensemble. Pourtant l’auteure décrit un système page 37 : « Dans la réalité, tout se tient. Le coût du logement détermine la mobilité. La mobilité conditionne l’accès à l’emploi. L’emploi dépend autant de la vitalité économique que de l’organisation des services publics. Et ces services reposent sur des règles, des infrastructures et une architecture étatique dont la stabilité ou l’instabilité se répercute immédiatement dans la vie quotidienne. Aucun de ces éléments n’existe seul. Les traiter séparément revient à organiser l’inefficacité. »
Les pistes de solution proposées par l’auteure sont intéressantes et méritent d’être étudiées avec beaucoup d’attention notamment les concepts de Revenu Contributif d’Activité et L’économie contributive.
Je n’ai pas très bien compris ce qui est écrit à propos des EHPAD et je ne suis pas complètement d’accord avec l’idée « de fuite des cerveaux », le nombre de jeunes diplômés qui s’exile n’est pas pléthorique et il faut prendre en compte le temps de séjour à l’étranger avant qu’ils ne reviennent en France, lui aussi pas si long qu’on le croit.
Grâce à une analyse sociopolitique rigoureuse, l’auteur nous invite à un changement de paradigme pour » penser l’avenir du pays à travers la prise en compte des territoires.
Si j’étais encore chargé de cours à l’université je conseillerais la lecture de ce livre à mes étudiants.
Jean-Jacques LATOUILLE
Je trouve votre démarche vertueuse, elle me fait penser à cette phrase de notre enfance : 100 fois sur le métier… Oui, 100 fois, quelle qu’en soit la manière, des voix s’élèvent pour analyser, comprendre, et suggérer, recommander. La votre en est une et je lui souhaite d’être entendue.
Un petit bonjour à tous mes lecteurs.
J'ai eu beaucoup de petits mots en message privé, de analyses de deux ou trois pages et c'est vraiment une récompense pour moi. Mais une petit note ici serait un plus pour les futurs lecteurs.
Cet essai n'est que le premier volume d'une trilogie. Avis aux amateurs ;-)