Marc otage ?

224 pages
Extrait
de Marc Ravivet
Marc otage ? Marc Ravivet
Synopsis

- Atterrir en super Constellation à Casablanca en 1953. Quatre belles années passées sur ces plages le Dimanche après la grisaille du Lyon d'après guerre.
Marrakech l'authentique. La mer à nouveau, Cannes, Vallauris, au temps de Picasso, de Jean Marais. St Tropez ne peut pas être oublié, un délice...sur sa place.
- Une errance solitaire. Une scolarité découpée. Onze ans, et un onzième déménagement ! Jamais le temps de me faire des ami(e)s.
Dur pour un enfant unique en plus
Quelques modestes études, me voila devant la forge de Papa, le tablier en cuir. Une passion deviendra un métier : l ' automobile.
Au gré des rencontres le second tablier sera plus silencieux. Ma vie ira vers la pierre polie de l'immobilier.
Pour la suite, tout est écrit, enfin presque...!

Publié le 03 août 2026

Les statistiques du livre

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4 commentaires , 1 notes
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@ludovicfournaud. Merci avant toute chose.
Parfaitement conscient de ce changement de planète. Un peu de nostalgie, et pourtant très heureux de vivre dans notre société actuelle, la partie positive. Hélas les actualités télévisuelles nous ramènent à la noirceur de l'âme humaine.
Restons tournés vers l'avenir, où il est permis un jour d'avoir un monde meilleur et calme.
Qui sait ? Rêvons...

Publié le 28 septembre 2026

Marc otage ? nous entraîne dans une vie marquée dès l’enfance par les déménagements, les changements de décor et la recherche de stabilité. Au fil des souvenirs personnels et familiaux, l’auteur fait également revivre toute une époque et les profondes transformations de la société.
Le récit est sincère, spontané, parfois drôle, parfois émouvant. J’ai particulièrement apprécié la place accordée aux parents, à l’enfance, aux souvenirs et à cette volonté de comprendre, avec le recul des années, le chemin parcouru. Ce n’est pas seulement l’histoire d’un homme : c’est aussi le témoignage d’une génération qui a connu un monde aujourd’hui presque disparu.

Publié le 28 septembre 2026

@KathL. Déjà un grand merci pour avoir lu mon manuscrit. Vos critiques constructives sont très intéressantes, car la franchise et la sincérité sont ressenties immédiatement. Il est évident que certaines descriptions brutes sont parfois guidées par la passion. Concernant le ressenti par contre, c'est volontaire, pas envie de trop me dévoiler.
Mon second roman (SF doublée d'enquêtes ) est en relecture. Il est plus facile de se lâcher qu'une autobiographie.
Merci encore, et au plaisir pour la lecture prochaine du second roman peut-être ?
Bien cordialement. Marc.

Publié le 09 septembre 2026

Très vivant. Et très amusant en conséquence. Votre vie est multiple. Vos talents également. Et cela se sent sous votre plume. Cela dit, je trouve que vous pourriez arranger la manière de parler de votre vie, peut-être être moins dans la description brute, moins dans le rapport, moins dans la narration des faits, plus dans le ressenti. Et aussi dans la forme, moins dans le dossier pro. Finalement, plus comme un roman, le roman de votre vie ! Il me semble qu’ainsi, sans dénaturer les faits, et leur chronologie, votre partage d’expérience serait encore plus riche.

Publié le 09 septembre 2026
3
Voilà un témoignage qui donne à entendre une voix particulière, celle d'un homme qui a traversé un monde en train de s'effacer – les tickets de rationnement, les tramways lyonnais, les porte-avions dans le port de Casablanca, les pistes de tôle ondulée du Sahara – et qui a choisi de le déposer sur la page avant qu'il ne disparaisse tout à fait. Le fil du récit tient à un jeu de mots qui n'a rien d'anecdotique : marcottage. L'enfant déplanté onze fois, planté ailleurs, encore ailleurs, finit par faire de cette instabilité sa matière. C'est là que le livre m'a le plus touchée : quand l'auteur cesse d'énumérer les adresses pour laisser monter ce qui manquait vraiment. La parole du père qui n'est jamais venue. Ce « Tu seras un homme mon fils » resté suspendu. La tendresse qui devait passer par autre chose que par les mots. Ces pages-là, celles où l'homme presque octogénaire regarde le petit garçon qu'il a été, sont les plus justes du livre. J'ai aimé aussi la manière dont vous entrez dans le Sahara. Ce désert a été un vrai maître de silence, on le sent. Le moment sur la dune, seul, à faire un tour complet sur soi-même pour contempler cet océan solide, appartient à ce que la littérature de voyage a de meilleur. Le récit est généreux, foisonnant même – on passe de Casablanca à Camerone, de Bossuet à Franklin, de la ferronnerie d'art à la voyance de Chalon-sur-Saône. Cette abondance est votre signature. Un lecteur curieux s'y retrouve, et se laisse emmener. Si le cœur vous en dit, je serais très curieuse de savoir ce que vous penseriez de mon propre roman, Les gants blancs. C'est une fiction à plusieurs voix, dans un registre assez éloigné du vôtre. Mais je crois que nos deux livres se rejoignent sur un point : cette question des non-dits, de l'affection qui ne se dit pas ou qui se donne « avec des si », et de ce qu'on met une vie à comprendre de ce qu'on n'a pas reçu. Peut-être y trouverez-vous un écho que je n'y ai pas mis moi-même.
Publié le 22 août 2026