Une francophonie bien républicaine

109 pages de saida.felicie
Une francophonie bien républicaine saida.felicie
Synopsis

Victime de la violence patriarcale de sa famille puis d'un viol collectif dont découle la naissance de sa fille, Kahina Massi fuit à Dreux pour se reconstruire auprès de sa tante Numidia. En se plongeant dans des études de droit, elle transforme son traumatisme en un combat politique et judiciaire. Son parcours s'achève par la condamnation lourde de ses agresseurs — dont son propre frère —, lui permettant de reprendre en main son destin et ses idéaux républicains.

Publié le 08 août 2026

Les statistiques du livre

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3 commentaires , 1 notes
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​@Valérie Lafougère Merci pour votre analyse chirurgicale et très juste de l'histoire de Kahina, ainsi que du monde qui fut témoin de ses joies et de ses peines.

Je suis ravie que cette lecture vous ait laissé une si bonne impression.

Publié le 10 septembre 2026

​@Lauren Back Désolée, je n'ai pas été notifiée de votre précédent commentaire et je ne comprends pas comment il a pu être effacé.

​Pour répondre à votre question, vous n'étiez pas loin : Une francophonie bien républicaine reconstruit des faits réels à la manière d'un tableau surréaliste. On peut l'assimiler à un roman-clé.

​Des événements réels ont été juxtaposés, découpés et réordonnés hors de leur chronologie initiale.

​C'est une allégorie, en quelque sorte, fonctionnant sur deux niveaux de lecture simultanés : la fiction apparente et le témoignage caché.

​Il m'a quand même fallu recourir à des personnages-écrans, comme masques ou réceptacles de personnes réelles — pas seulement en altérant leurs noms, mais en en faisant de véritables avatars fictifs.

N'hésitez pas si vous avez d'autres questions.

Publié le 10 septembre 2026

J’allais vous dire un mot sur votre témoignage, car c’en est un, n’est-ce pas ? mais je vois que vous ne répondez pas au commentaire précédent, et mon avis s’est effacé.

Publié le 10 septembre 2026
3
Ce roman se lit avec une émotion qui monte doucement, presque à contretemps. J'ai été prise par la voix de Kahina, cette adolescente qu'on découvre au bord de la révolte, cognée dès la première scène par ceux qui devraient la protéger, et qui va pourtant tenir debout, chapitre après chapitre, jusqu'à faire de sa parole une arme. La grande réussite du livre, c'est peut-être Numidia. La tante berbère aux origines mêlées, qui ne prêche jamais, qui accueille, qui reprend les mots au bon moment, qui laisse Kahina se relever plutôt que de la relever à sa place – ce personnage m'a bouleversée. On rêve tous d'une Numidia dans sa vie. L'écriture prend des risques. Elle n'a pas peur du mot rare, des images charnues, des expressions berbères glissées dans le français comme des cailloux dans une poche. Parfois ça bouscule, parfois ça déroute, mais ça donne au récit une couleur bien à lui – rien de tiède, rien de convenu. Ce qu'on suit chez Kahina, c'est une jeune femme qui refuse d'être ce qu'on veut faire d'elle. Ce qui touche, c'est qu'elle ne se venge pas en devenant à son tour brutale : elle prend le droit. Elle apprend, elle plaide, elle écrit. Elle transforme sa colère en instrument. Merci pour cette lecture. Ce combat d'une femme qui reprend son souffle et ses droits m'a touchée – j'ai moi-même écrit sur une femme qui, un jour, comprend qu'elle a toujours été aimée sous condition et choisit de partir en silence. C'est très différent d'écriture, plus feutré, polyphonique ; ça s'appelle Les gants blancs. Si le fil vous parle, je serais heureuse d'avoir votre regard.
Publié le 22 août 2026