L'ETRAVE

21 pages
Extrait
de Michel Bugnon-Mordant
L'ETRAVE Michel Bugnon-Mordant
Synopsis

En attendant le retour de mon recueil de nouvelles : L’Innocente, cette fois sous la forme d’un livre, je propose aux lecteurs de monbestseller un roman auquel je travaille depuis plus de dix ans. C’est un texte insolite, exigeant, une excursion par des chemins qui, à la manière dont on aborde une fresque, sinuent, montent vers l’avenir puis redescendent vers le passé, à moins que ce ne soit l’inverse, risquant une étape en tel lieu inquiétant ou magique, s’attardant sur les bords d’un lac ou au pied d’une montagne, en attendant la surprise d’une fulgurance déroutante mais qui, en secouant tout l’être, le précipite hors de la partie stérile de sa personnalité. Roman baroque, il rappelle les fresques de certaines églises ou de cathédrales médiévales dont on sort enrichi.

Publié le 24 Août 2026

Les statistiques du livre

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8 commentaires
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@Michel V

Votre remarque est intéressante. Peut-être avez-vous en partie raison : ce monsieur attire l'attention sur mon modeste extrait. Ce dont il semble prendre ombrage, toutefois, participe de mon choix et de mon écriture et mérite, ce me semble, le respect. Je puis comprendre que mon idiosyncrasie stylistique déconcerte, mais elle a sa source dans une intention respectable que l'on devrait chercher à comprendre plutôt que de la brocarder. Mais j'admets avoir été un peu sévère et éventuellement injuste. J'en exprime donc à monsieur Slapstick mon regret.

Publié le 26 Août 2026

Grand prix Galimatias 2026.
Et je me demande si vous ne devez pas un tel nombre de lectures (total rarissime en un seul jour) aux commentaires de ce Cyrus Slapstik que vous prenez de haut. Il jouit en effet par ici d'un lectorat qui lui semble fidèle, et je ne serais pas étonné que cet auteur délibérément déconnant l'ait entraîné derrière lui, par curiosité. Peut-être devriez-vous le remercier...

Publié le 26 Août 2026

Il semble qu'un lecteur soit éminemment dérangé par mon texte. Cela le regarde, mais un moment vient où l'on passe du commentaire aigre au harcèlement déplacé. Je lui réponds ce soir pour la dernière fois. J'ai toujours suivi le conseil donné par son père au roi Hassan II. "Mon fils, lui a-t-il dit un jour, quand tu seras roi tu n'auras que peu de temps; ne le gaspille pas à échanger des arguments de bonne foi avec des gens de mauvaise foi". Le cas présent constitue un parfait exemple de mauvaise foi à laquelle, bien que n'étant pas roi, je ne perdrai pas davantage de temps à réagir. Il est vrai qu'à la lecture de son propre texte sur mBS, je peux comprendre la rancoeur qui se dissimule – fort mal – derrière son ironie. On n'y trouve ni séduction ni prose de magicien. Il devrait toutefois cesser, s'il était raisonnable, d'occuper l'espace "commentaire" de sa personne, c'est là une simple question de savoir-vivre.

Publié le 25 Août 2026

Bravo ! Bravissimo ! Autant de lecteurs en si peu de temps, et pour un bouquin auprès duquel "Finnegans Wake" est une bluette, cela relève véritablement du prodige ! Finalement, je retire tout ce que j'ai pu dire. Votre écriture, en fait, est d'une séduction telle que nul n'y peut résister. Pas même les lecteurs de mBS, qui sont pourtant des durs de dur, des qu'on ne trompe pas si aisément sur la marchandise. Vous êtes vraiment un magicien de la prose et moi, un triste et pauvre hère, rongé tout par l'envie devant une pareille réussite, que dis-je ? un tel triomphe à la romaine.

Publié le 25 Août 2026

Vous auriez sans doute mieux fait, à choisir, de citer Héraclite dans sa traduction française (si vous ne l'aviez pas sous la main, j'imagine qu'Internet vous l'aurait gracieusement offerte, tant le progrès fait rage). Quant à ma soi-disant posture de donneur de leçon, vous vous trompez du tout au tout : je ne faisais que vous donner mon impression, ahuri devant l'hermétisme quelque peu m'as-tu-vu de votre prose (qui m'a remis en mémoire le discours que tenait Sganarelle en se faisant passer pour médecin) ; pour rien au monde je ne me serais risqué à tenter de réformer un auteur qui semble avoir fait de l'imbitabilité l'alpha et l'oméga de son écriture, et d'autant moins qu'il paraît tant s'y plaire et nager dedans comme une merluche dans l'océan.

Publié le 25 Août 2026

@Cyrus Slapstick
J'aurais, cher monsieur, dû, en effet, citer Héraclite dans le texte grec (mais je ne l'ai chez moi que dans une traduction anglaise), ce qui aurait permis à un nombre impressionnant de lecteurs de mieux le comprendre. Mais peut-être l'anglais d'aujourd'hui est-il le grec de jadis, lorsque les gens cultivés, dans tout l'empire romain, étaient parfaitement bilingues. Pour le reste, je crois comprendre que vous parlez à partir d'une certaine hauteur, avec un discours mi-figue mi-raisin dont je ne suis pas certain de saisir la profondeur, si ce n'est que vous vous adressez à moi dans la posture d'un sage dominant la scène et donneur de leçon. En ferai-je mon profit?

Publié le 25 Août 2026

Peut-être auriez-vous dû choisir comme titre, empruntant la chose à Sganarelle chez Molière, « Voilà justement ce qui fait que votre fille est muette ». De plus - mais n'allez pas en conclure que j'ai mauvais esprit -, je trouve quelque peu incongru de placer en exergue d'un roman français, fût-il baroque et réputé d'une lecture difficile, une citation d'Héraclite dans sa traduction anglaise. A ce que je sache, mais je peux me tromper, le philosophe n'était pas sujet britannique et, sauf si là encore je me trompe, vous ne vous adressez pas à des lecteurs anglais.
Mais c'est sans doute que, dans mon aphasie innée, je n'ai rien compris à ce qui vous anime et que mon ignorance, elle aussi congénitale, m'interdit de croiser dans les hauteurs où vous vous situez. J'en suis fort marri.

Publié le 25 Août 2026

L'extrait ci-dessus présente les 21 premières pages de la première partie. L'ouvrage comprend deux parties et 109 pages. Je compte bien le transformer sous peu en livre papier.

M. BM

Publié le 24 Août 2026