Bonjour et merci @Michel Laurent pour votre lecture et le commentaire qui l'accompagne. Et quelle lecture! J'ai l'impression que vous avez compris mes personnages jusque dans leur ombre. C'était toute l'idée de ce vaudeville : des portes qui claquent, des gens qui se cachent, un joli masque d'humour jeté sur ce qui dérange. Je partage votre remarque sur la surenchère, mais il fallait voir jusqu'où les personnages étaient prêts à aller, à quel moment ils arrêteraient de prendre leurs absurdités au sérieux. La réponse est venue d'elle-même, jamais. Et le pire, c'est qu'ils nous ressemblent, et qu'on ne peut que les aimer.
Encore merci.
@carpov
Cette nouvelle avance sous le signe du burlesque, mais il me semble que les ressorts les plus intéressants sont à chercher du côté de l’inconscient. Pierre a une quête éperdue de reconnaissance. Son roman devient l’objet fétiche autour duquel s’organisent son narcissisme, ses mensonges et son besoin d’être aimé. Claire semble avoir réussi, quant à elle, à enfouir une part de son passé avec la même efficacité que ses manuscrits.
Les personnages passent leur temps à ne pas voir ce qui se joue réellement. C’est tout l’intérêt de la nouvelle. Pierre croit cacher son roman ; Laura croit découvrir une rivale ; Claire croit comprendre les reproches de sa fille ; chacun projette sur l’autre ses propres fantasmes, jusqu’au dévoilement final. La famille devient ainsi une sorte de théâtre de l’inconscient, où les secrets circulent mieux que les paroles.
L’humour, très présent, empêche la lecture de devenir pesante. Tout juste pourrait-on reprocher l’effet de surenchère né de l’accumulation des situations absurdes, alors que quelques respirations auraient peut-être donné davantage de résonance aux zones plus sombres du récit. Car derrière la légèreté se dessine une vraie tendresse pour ces êtres maladroits, narcissiques et blessés qui cherchent désespérément à être reconnus.
Publié le 12 Septembre 2026
carpov
Biographie
Mathieu Langeon et Gaspard-off sont mes deux autres pseudos.
J'ai grandi dans le nord de Marseille. Comme tous les gamins du quartier, je...
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Bonjour et merci @Michel Laurent pour votre lecture et le commentaire qui l'accompagne. Et quelle lecture! J'ai l'impression que vous avez compris mes personnages jusque dans leur ombre. C'était toute l'idée de ce vaudeville : des portes qui claquent, des gens qui se cachent, un joli masque d'humour jeté sur ce qui dérange. Je partage votre remarque sur la surenchère, mais il fallait voir jusqu'où les personnages étaient prêts à aller, à quel moment ils arrêteraient de prendre leurs absurdités au sérieux. La réponse est venue d'elle-même, jamais. Et le pire, c'est qu'ils nous ressemblent, et qu'on ne peut que les aimer.
Encore merci.
@carpov
Cette nouvelle avance sous le signe du burlesque, mais il me semble que les ressorts les plus intéressants sont à chercher du côté de l’inconscient. Pierre a une quête éperdue de reconnaissance. Son roman devient l’objet fétiche autour duquel s’organisent son narcissisme, ses mensonges et son besoin d’être aimé. Claire semble avoir réussi, quant à elle, à enfouir une part de son passé avec la même efficacité que ses manuscrits.
Les personnages passent leur temps à ne pas voir ce qui se joue réellement. C’est tout l’intérêt de la nouvelle. Pierre croit cacher son roman ; Laura croit découvrir une rivale ; Claire croit comprendre les reproches de sa fille ; chacun projette sur l’autre ses propres fantasmes, jusqu’au dévoilement final. La famille devient ainsi une sorte de théâtre de l’inconscient, où les secrets circulent mieux que les paroles.
L’humour, très présent, empêche la lecture de devenir pesante. Tout juste pourrait-on reprocher l’effet de surenchère né de l’accumulation des situations absurdes, alors que quelques respirations auraient peut-être donné davantage de résonance aux zones plus sombres du récit. Car derrière la légèreté se dessine une vraie tendresse pour ces êtres maladroits, narcissiques et blessés qui cherchent désespérément à être reconnus.