Un portrait de J.P. Coffe entièrement revisitéBillet d’humeur Catarina Viti octobre 2026
Dans un autre registre, Jean-Pierre Coffe goûtait une mousse au chocolat industrielle, inspectait l’étiquette qui promettait l’authenticité, la tradition et probablement le bonheur retrouvé des dimanches chez grand-mère, puis explosait : « Mais c’est d’la mmmmmerde ! » Coffe ne parlait pas de littérature. Dommage.
Car derrière les grosses lunettes rondes, les colères et les effets de manche, il accomplissait une opération critique extrêmement simple : il séparait ce qu’on lui disait du produit de ce que le produit était réellement.
Il goûtait. Puis il jugeait selon ses critères connus et partagés.
On aurait peut-être dû garder quelques spécimens de ces gens-là sous cloche. Parce qu’ensuite, peu à peu, quelque chose s’est calmé.
Pas de grand soir. Pas de réunion secrète au cours de laquelle éditeurs, journalistes, universitaires et écrivains auraient décidé d’assassiner le jugement critique. Rien d’aussi romanesque, hélas. Juste un… glissement.
Et puis le ronron
La critique négative n’a pas disparu. Elle s’est faite plus rare, rarissime, exceptionnelle, introuvable sans moteur de recherche dernière génération. La raison invoquée est presque raisonnable : puisque le temps consacré aux livres diminue, pourquoi l’utiliser pour parler d’un livre que l’on déconseille ? Augustin Trapenard résumait parfaitement ce déplacement dès 2019 : la diminution de la place réservée aux livres dans les grands médias l’avait conduit à « sélectionner des œuvres ou des auteurs à mettre en avant plutôt qu’à attaquer ».
Autant sélectionner ceux qu’on aime. Les présenter. Les défendre. Et donner envie de les lire.
Peu à peu, la critique devient prescription.
Le « mauvais » livre n’est plus étrillé. Il n’est simplement pas invité. « Bon ou mauvais », on n’aura plus le loisir d’en débattre. Le consensus est antérieur à l’émission, la sélection se substitue au débat. Le livre invité n’a pas gagné son procès ; le procès n’a simplement pas lieu, il n’y aura autour de la table que des livres que l’on cherche à prescrire et cela, quelle que soit la valeur du texte (mais voilà que j’anticipe).
Tout cela est parfaitement logique et s’entend sans effort. Sauf qu’à force, quelque chose d’étrange se produit.
Tous les livres dont nous entendons parler deviennent « sensibles », « puissants », « lumineux », « nécessaires », « bouleversants », « singuliers ». Ils interrogent. Ils explorent. Ils questionnent notre rapport à […]. Ils donnent une voix à […].. Ils bousculent nos certitudes.
Bref, ils sont formidablement fréquentables.
Et pendant que le vacarme critique s’apaise, pendant que Jean-Edern — paix à ses cendres —, repose en paix dans l’azur incertain, la littérature, elle, continue son propre déplacement.
Attention, glissement horizontal
Les spécialistes positifs — nous les nommerons les horizontalistes, et parmi eux Dominique Viart et Alexandre Gefen — nous expliquent qu’il ne faut surtout pas parler de décadence.
Et ils ont un argument en béton : l’ambition littéraire n’aurait pas abdiqué, elle se serait déplacée.
Après des décennies très préoccupées par la forme, l’expérimentation, la langue, le roman aurait réinvesti d’autres territoires : le réel, l’intime, la mémoire, les filiations, les identités, l’enquête, le social. Appelons donc cela un glissement horizontal.
Pourquoi pas ?
Le problème est qu’un glissement horizontal observé de suffisamment loin peut parfois donner une curieuse impression de pente. Car durant le déplacement, quelque chose semble devenir moins essentiel : la nécessité pour un écrivain de posséder une langue immédiatement reconnaissable. Pas une langue « jolie ». Pas une collection de métaphores — Dieu garde ! Pas non plus trois adjectifs rares et un imparfait du subjonctif, histoire de prouver qu’on a payé sa cotisation à la grande littérature.
Non, juste une langue.
Une manière d’organiser le monde avec des phrases que personne d’autre n’aurait écrites exactement ainsi.
Et là encore, inutile de chercher ou d’invoquer un complot. Non, tout s’enchaîne assez naturellement. Le sujet devient primordial. L’histoire personnelle devient matériau (le fameux storytelling). L’accessibilité devient une qualité. Le lecteur ne doit pas être perdu. La prose doit être fluide et le texte doit circuler. La prose se fait plus immédiatement lisible, elle devient un des accessoires du texte.
Et plus personne ne monte sur la table pour hurler :
« Minute ! Qu’est-ce qu’on est en train de perdre ? »
Jean-Edern n’est plus là pour balancer le bouquin derrière lui ou le noyer. Et Coffe a emporté dans sa tombe ses formules lapidaires, même si elles ne s’adressaient qu’aux saucisses, aux Danette, aux fraises et tomates sous serres andalouses. Silence. Ronron. Consensus mou.
Jusqu’où peut-on glisser horizontalement en littérature ?
C’est ici que les choses deviennent amusantes. Car toute faiblesse stylistique possède désormais son interprétation possible. Une langue pauvre est, en fait, sobre. Une construction flottante ou liquide ? Fragmentaire. Une intrigue anémique ? Contemplative. Un personnage qui ne prend jamais chair ? Une présence en creux. Une écriture interchangeable ? Accessible.
De quoi alimenter la machine à mettre des coups de pied aux fesses des verticalistes, comme Pierre Jourde ou Richard Millet, voix en marge ou mises à la marge.
Il n’y a plus de livre raté. Et c’est peut-être cela l’exception de notre époque. Avec la question largement ouverte : à partir de quel moment avons-nous rendu l’échec impossible à nommer ?
Une littérature qui ne tolère plus qu’on dise qu’un livre est mauvais finit par ne plus savoir très bien pourquoi un livre serait bon.
Et pendant ce temps…
C’est vers la fin des années 90 que la critique acerbe cesse progressivement d’occuper le centre de la scène médiatique au profit de la prescription.
Nous voilà donc, après presque une génération de glissements parfaitement explicables, parvenus devant un curieux paysage.
La critique s’est largement assagie. La prescription a gagné du terrain. La littérature a déplacé une partie de ses ambitions. La langue singulière n’est plus forcément considérée comme le critère central de la réussite d’un roman.
Et c’est précisément à ce moment-là qu’arrive l’intelligence artificielle.
Pas besoin d’enfoncer les portes, elles sont largement ouvertes. L’IA se glisse sans bruit. Elle se trouve face à un si grand vide qu’elle n’a aucune peine à avancer et s’incruster. La nature a horreur du vide, n’est-ce pas ?
L’IA est là, elle s’installe. Et que sait-elle produire merveilleusement bien ? Une prose correcte. Fluide. Lisible. Sans grande aspérité. Une image par-ci, un rythme ternaire par-là. Quelques adjectifs suffisamment élégants pour donner le sentiment que quelque chose se passe. Un peu de gravité. Un soupçon de poésie. Une petite musique régulière. Et par-dessus tout, des hectolitres de moraline consensuelle.
Bref, exactement ce qu’une partie du paysage littéraire médiatisé avait déjà commencé à considérer comme suffisamment littéraire.
Et soudain, nous nous affolons. Ciel ! La machine écrit ! La machine imite ! La machine va remplacer les écrivains !
Peut-être.
Mais avant de l’accuser, une question désagréable mérite d’être posée.
Qu’avons-nous cessé d’exiger des écrivains pour qu’une machine puisse si facilement donner le change ?
Car le vrai danger n’est peut-être pas que l’IA se substitue à quelque chose de vivant — et qui pourrait lui résister —, mais qu’elle s’installe très facilement là où le vivant s’est déjà retiré.
L’IA n’a créé ni notre goût pour la fluidité, ni notre méfiance envers l’aspérité, ni la disparition progressive du jugement négatif, ni notre étrange propension à confondre parfois les signes extérieurs de la littérature avec la littérature elle-même.
L’IA est arrivée après la bataille ! Rappelons-nous Guerre et Paix, c’est le bon moment absolu pour relire ou lire ce chef d’œuvre. L’Histoire n’est pas le résultat de la volonté des hommes, mais celui de glissements successifs emportés par leur propre inertie.
Pas de responsables uniques, pas de complot, pas de méchants : juste une succession de choix raisonnables, de transformations culturelles, d’adaptations, de renoncements minuscules.
Un glissement suivi d’un autre, générant le suivant… Jusqu’au moment où quelqu’un regarde enfin autour de lui et demande : « Mais comment sommes-nous arrivés là ? »
I.A or not I.A : avons-nous encore le choix ?
Eh non. Trop tard. L’I.A est partout, et il devient bien difficile de savoir quel auteur lui est encore entièrement étranger. Nous le savons bien, nous qui lisons ! Et parfois, nous sourions, et parfois, nous grinçons, nous nous mettons en rogne. Nous avons vraiment le sentiment d’être pris pour des idiots.
Car oui, jusqu’à ce matin encore, le style de l’I.A se repère à des kilomètres. Mais demain ? On ne détectera plus que les auteurs vraiment naïfs ou paresseux. Mais quid des autres ? Ceux qui auront élevé une I.A, éduqué son goût, châtié son langage, exigé d’elle qu’elle avale et digère les géants de la littérature. Et qui sauront lui demander d’écrire comme eux-mêmes… mais mieux !
Ce jour-là — la semaine prochaine, probablement, ou juste après — on enverra une I.A dévaler une piste noire en pleine poudreuse à notre place. On la regardera courir le cent mètres à notre place. Et parfois, on la verra exulter en écrivant notre chapitre 12, frémir de plaisir en trouvant une phrase inoubliable, tellement musicale…
Mais non ! L’I.A n’a pas de sensation pour sentir, pas d’émotion pour vibrer, pas de corps pour jouir. Elle n’est qu’une machine.
Elle ne nous aura rien volé du tout. Nous lui aurons simplement abandonné notre plaisir. Mais nous garderons notre signature...
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Cher Cortex de limace, vous faites des phrases, mais, au final, il ne reste pas grand-chose de votre diatribe surgonflée. Le syndrome de la baudruche, encore une fois, j'imagine. Je remarque pourtant que votre prose est quelque peu moins déglinguée que d'ordinaire. Serait-ce le signe que, si vous cessiez un peu de vous croire un artiste écrivain de droit divin et que vous vous mettiez à travailler votre prose, vous parviendriez peut-être à être un peu lisible. Je ne dis pas intéressant, je dis seulement lisible. On a le droit de rêver, n'est-ce pas ?
PS : Veuillez présenter, s'il vous plaît, mes hommages aux fantômes qui composent votre fan-club. Merci.
Si le commentaire ci-dessous était fait avec talent, un peu d'exégèse et la subtilité d'une réflexion qui demande profondeur et distance, nous pourrions alors qualifier cette intervention de recevable, même si sa pertinence est discutable, et le propos condamnable par le code pénal. L'encouragement à sauter d'une fenêtre étant d'un humour aussi douteux que la pensée qui l'a motivé. Passons... Avec jézavel niel, le fond est si proche de la surface qu'on se demande si on ne marche pas sur une flaque d'eau, alors on passe son chemin en se disant, un petit sourire aux lèvres, que la critique spectacle qui se mousse sur le dos des artistes, comme nous l'avons vu avec les célébrités citées dans l'excellente tribune de notre camarade d'écriture Catarina Viti, cette critique spectacle, disions-nous, n'est plus, mais il reste de piteux imitateurs, des ersatz qui nous rappellent que cette critique était foncièrement mauvaise et visait essentiellement à redorer la piètre image du littérateur raté ou du cuisinier raté qui la signait.
@Bruno Bonheur
Désolée, cher Monsieur, mais votre commentaire est un beau navet en même temps qu'une belle daube. J'espère seulement que vous n'avez pas trop bossé pour le pondre. Si, au contraire, il vous a coûté sang et eau, peut-être le temps est-il venu pour vous ou de rejoindre le soi-disant fan-club de la baudruche nommée Cortex de bulot ou de sauter par la fenêtre. Au cas où vous opteriez pour la seconde option (la plus raisonnable), pensez d'abord à l'ouvrir, la fenêtre. Cela vous épargnera à la fois de fort vilaines coupures (même dans la mort il faut s'efforcer d'être présentable) et une facture sans doute ruineuse du vitrier.
@Catarina Viti
Ah ! ah ! ah ! Je vous reconnais bien là (vous et votre Alice).
Je crois que le glissement que vous évoquez est aussi de cet ordre : on s'est mis peu à peu à confondre la lecture d'un livre et sa valeur.
1e point, la lecture d'un livre.
La lecture d'un livre est l'expérience vécue par un lecteur en lisant un livre. Cette expérience est toujours valable, quel que soit le livre, que le livre soit bon ou mauvais.
a) Une précision d'abord (pour dissiper tout malentendu) : Ce n'est pas parce qu'un lecteur trouve bon un livre mauvais que ce lecteur est mauvais. Ce n'est pas non plus parce qu'un lecteur trouve bon un bon livre que ce lecteur est bon. On peut être mauvais (si cela existe, je n'en suis pas certain) et aimer de bons livres. On peut être bon et aimer de mauvais livres.
b) Maintenant, l'idée principale : ce n'est pas parce qu'on aime un livre qu'il est bon et ce n'est pas parce qu'on n'aime pas un livre qu'il est mauvais.
2e point, la valeur d'un livre.
Il existe des critères objectifs, esthétiques, universels qui permettent d'établir qu'un livre est bon ou mauvais (ou plus ou moins bon ou mauvais). Pour reprendre un exemple que j'aime bien : un roman de Musso est un mauvais livre, tandis que *Madame Bovary* est un bon livre (excellent, même).
3e point, là où se situe le déplacement (fâcheux, je suis d'accord avec vous, Catarina).
Le déplacement est qu'on s'est mis à interdire aux gens (ou à s'interdire soi-même) de dire d'un livre qu'il était mauvais sous prétexte que des lecteurs pouvaient l'aimer. Alors que ça n'a rien à voir ! (voir plus haut).
Sur ce site, par exemple, une règle s'est imposée (et/ou a été imposée) : si tu juges qu'un texte mis en ligne ici est mauvais, passe ton chemin. Interdiction d'en faire une critique négative. Si critique il y a, elle doit être "constructive" et "bienveillante", d'où des commentaires complètement grotesques venant de personnes qui sont le plus souvent auteurs eux-mêmes et qui encensent des trucs qui sont objectivement des navets (99% des textes mis en ligne ici sont des navets, sachant que 98% des livres publiés sont aussi des navets -> cette remarque pour montrer que je n'ai rien contre l'auto-édition).
Si l'on était raisonnable (mais on ne l'est pas et c'est peut-être plus rigolo ainsi), on dirait : "ton texte est une daube, mais tu as bien bossé : bravo". Le problème, c'est l'ego. L'auteur à qui on dit ça pète généralement une durite. Alors que c'est la simple et évidente vérité. Ce qui n'empêche pas qu'une "rencontre" se fasse entre un lecteur (sincère) et cette daube. Encore une fois (c'est la dernière), un mauvais livre n'empêche pas une bonne expérience de lecture... bonne expérience qui ne change rien à la valeur de ce livre (il reste mauvais).
(Je retourne à mon silence. Bisous à tout le monde ! Avec un bisou particulier pour C.V.)
PS : en relisant cet indigeste pavé, j'ai conscience que "navet" et "daube" sont des mots péjoratifs. Si vous préférez, vous pouvez leur substituer le plus consensuel "livre passable" ou "livre médiocre" (mais ce sera peut-être moins polémique et, sur les réseaux sociaux, ON AIME quand c'est polémique).
Je suis heureux que cette époque soit révolue. Celle de Jean-Pierre Cof, Jean-Edern Hallie, de tous ces critiques que l’on pensait savants.
La principale vertu de ces personnages passés est qu’ils ont mis notre mental, nos jugements sous tutelle. Puissent-ils disparaître à tout jamais. Cependant, quelques apprentis sorciers reprennent, malheureusement, le flambeau.
Jeter un livre par-dessus son épaule, l’éreinter, l’étriller porte le nom de méchanceté. C’était la méchanceté du règlement de compte.
Après des années de recul, que reste-t-il de ces personnages ? Rien, sinon une vaine nostalgie.
Quant à ces personnes, ces tonifiants de la critique, à y regarde de près, il y avait beaucoup de vanité dans leurs actions. Il semblerait qu’ils recherchaient quelques postes.
L’intelligence artificielle n’y est pour rien. Elle ne constitue qu’un bouc émissaire que l’on ressort pour expliquer notre propre baisse de qualité. La baisse de niveau n’est pas nouvelle. Elle a commencé dans les années 90 avec l’attribution de quelques curieux prix prestigieux. Tahar Ben Jelloun n’en est qu’une illustration qui, malheureusement, se répète jusqu’aux temps présents.
Le consensus a suivi, largement, l’installation d’une dictature de la pensée, instauré dans les années 50 par quelques penseurs, tels que Jean-Paul Sartre. Aujourd’hui, il se trouve exacerbé par la Cancel culture. C’est un sujet que j’ai auparavant abordé à travers mes articles et mes essais.
Je voudrais, encore une fois, dire que l’on trouve, ici même, sur MBS, quelques bijoux de la littérature, de la sensibilité. Je pense particulièrement à ce chef-d’œuvre de @Amandine D'AILLEURS. L'éblouissante lumière. Un récit, court, fascinant, qui, à l’instar de quelques écrivains oubliés, revient sur cette notion si chère de liberté.
Mon interrogation demeure la suivante. Combien d’écrivains talentueux ont été écartés pour la gloire de quelques vaniteux ?
S'il n'y a plus de lecteurs, comme on dit, pourquoi se gâcherait-on le tempérament à pondre des critiques élaborées et, disons, pertinentes ?
Pour ma part, je regrette Angelo Rinaldi, dont chacune des chroniques était aussi, favorable ou défavorable, un magnifique morceau de littérature.
Billet d’humeur un peu chafouine, certes, mais fort stimulant et une fois encore très bien argumenté de la part de Catarina. Mais, pur plaisir de la contradiction, je me permets d’apporter deux-trois nuances :
1. Le modèle Hallier - Coffe avait ses limites : la violence du jugement tenait lieu d’argument et le plaisir de démolir se substituait à l’analyse. Un livre ne devient pas meilleur parce qu’on l’a étrillé sans mesure et la férocité n’est pas une preuve de lucidité.
2. Une écriture sobre et sans effets spectaculaires peut atteindre une profondeur qu’une langue ostensiblement singulière ne possède pas. Une prose qui ressemble à toutes les autres est certes médiocre ; mais celle qui ne ressemble à aucune autre peut l’être tout autant.
3. L’absence de sensations chez la machine ne garantit nullement la présence d’une expérience authentique chez l’écrivain humain. Manier une langue singulière ne garantit pas le talent.
Le tribunal du style m’effraie et le consensus bienveillant m’ennuie. Alors espérons que nous puissions continuer à admirer sans révérence et à critiquer sans jubilation.