Chronique
Le 12 jui 2016

Tout savoir sur la bêta-lecture #1

Premier rendez-vous d'une série de trois pour tout savoir sur la bêta-lecture. Partage d'expérience de l'auteur Yannick Fradin qui, s'il se défend d'être un spécialiste de la question, a tout de même bêta-lu plus de cinquante ouvrages depuis le début de l'année. Aujourd'hui : la bêta-lecture, pour mieux comprendre de quoi il s'agit et comment cela fonctionne. Le prochain article sera centré sur le bêta-lecteur et le dernier s'intéressera à l'auteur bêta-lu.
Tout savoir sur la bêta-lectureLa bêta lecture : une lecture critique afin de donner un avis et un ressenti, sans se mettre à la place de l'auteur, on reste sur le point de vue du lecteur.

La bêta-lecture, qu'est-ce que c'est ?

La bêta-lecture est la lecture d'un texte par quelqu'un qui n'en est pas l'auteur, dans le but d'aider ce dernier à l'améliorer.
Peu importe que le texte soit court (nouvelle, conte, etc.) ou long (roman, essai, etc.), qu'il s'agisse d'un polar, d'un écrit fantastique, historique, érotique, de poésie, d'une bande dessinée ou d'une pièce de théâtre.
Tout texte comporte toujours des éléments qu'il est possible d'améliorer et de modifier.
La bêta-lecture, c'est une lecture qui va proposer des pistes de réflexion à un auteur pour l'aider dans son travail de réécriture.
On peut également bêta-lire des pitchs (lecteur ou éditeur), des synopsis (de travail ou de soumission), des extraits pris hors contexte, etc.

Une lecture qui propose des pistes de réflexion à un auteur pour l'aider dans son travail de réécriture

Cela peut être un outil précieux pour l'auteur en herbe comme pour l'écrivain chevronné, car celui (ou celle^^) qui écrit se trouve inévitablement plongé dans son texte, ce qui rend souvent le travail de relecture particulièrement délicat et fastidieux.
Je pense que nombreux seront ceux et celles d'entre vous qui s'accorderont à dire qu'il est particulièrement difficile de prendre du recul par rapport à ses propres écrits et qu'un regard critique extérieur est tout à fait bienvenu, pour ne pas dire indispensable.
D'ailleurs, si vous avez déposé un texte (extrait ou entier) sur monBestSeller, c'est que quelque part, vous recherchez un regard extérieur et au minimum un avis, n'est-ce pas ?
La bêta-lecture va plus loin qu'un simple avis, ce qui m'amène à la seconde partie.

La bêta lecture : à quoi ça sert ?

Lire un texte, c'est très intéressant. Émettre un avis critique dessus est également intéressant mais sensiblement différent et potentiellement plus exigeant.
Il existe différents types de services qui soulagent les auteurs de la fastidieuse tâche de relecture et de correction. Ces services sont soit payants (on en trouve de toutes sortes sur internet et de nombreux professionnels en free-lance ou bien salariés d'entreprises ou d'associations les dispensent contre rémunération), soit inclus dans un contrat qui vous lie par exemple à un éditeur, lequel se charge de rendre le texte présentable, publiable et fait intervenir son réseau et ses contacts.
La bêta-lecture dans le sens où je l'entends n'est pas un service de relecture ou de correction. Elle est par définition gratuite et gracieuse, puisqu'elle repose sur une volonté et une acceptation réciproques. S'il y a un engagement, il est d'ordre moral.

Mettre en relation un auteur avec un ou plusieurs lecteurs...

Alors, à quoi ça sert, une bêta-lecture ? Eh bien, cela sert à mettre en relation un auteur avec un ou plusieurs lecteurs, lesquels s'engagent à signaler tout élément susceptible d'aider l'auteur à améliorer son texte ou à prendre conscience de ses forces comme de ses faiblesses.
Il s'agit de donner un avis et un ressenti, mais sans se mettre à la place de l'auteur, on reste sur le point de vue du lecteur. Cet avis, ou ces avis croisés seront la matière à partir de laquelle l'auteur va pouvoir mener une réflexion (c'est là que ça devient vraiment intéressant pour l'auteur, car si un avis est bienvenu et forcément utile, en croiser plusieurs permet de mettre en lumière des points de manière bien plus claire, surtout lorsque l'on retrouve les mêmes remarques chez des personnes qui ne se connaissent pas, ni ne se fréquentent).
Ce n'est donc pas une correction, mais bel et bien un retour donnant un ressenti et des pistes.

Une étape préliminaire à la relecture et à la correction

On pourrait voir la bêta-lecture comme une étape préliminaire à la relecture et à la correction. C'est d'ailleurs tout à fait de ça qu'il s'agit.
La bêta-lecture est une lecture intermédiaire entre un premier jet (ou des jets retravaillés x fois mais non encore soumis à une lecture définitive) et une version finale. Seul l'auteur peut se targuer de dire : « ça y est, je tiens ma version finale. Je ne touche plus à rien et je pars au feu ! ».
Que ce soit pour s'auto-publier ou passer par l'édition traditionnelle (à compte d'éditeur ! Évitez les à compte d'auteur comme la peste !), la bêta-lecture est une étape qui ne peut que faire du bien à votre texte, ainsi qu'aux suivants, car c'est une étape enrichissante à tous points de vue.
C'est d'ailleurs encore plus vrai, à mon sens, pour l'auto-publication, car à moins d'avoir des contacts solides prêts à vous épauler, ou de débourser pour que le travail de relecture, correction, typographie, etc. soit fait par de vrais professionnels, vous n'aurez pas derrière vous tout l'arsenal qu'un éditeur a à sa disposition.

Personnellement, je suis convaincu que la bêta-lecture est une aventure à vivre et à nourrir. Elle profite à tous et ne peut que donner une plus-value très appréciable, ne serait-ce qu'en termes de raisonnement et de réflexion, car même si vous décidez de ne tenir compte d'aucune des remarques portées à votre attention, ces dernières feront quand même leur bout de chemin et ressortiront peut-être dans un futur écrit.

Comment ça marche ?

Bon, c'est bien beau de parler de bêta-lecture, mais comment ça marche ? C'est vrai ça. Comment peut-on bêta-lire ou être bêta-lu ?
Si vous êtes lecteur et que vous recherchez des auteurs à bêta-lire, vous n'aurez que l'embarras du choix, pour peu que vous trouviez comment contacter les auteurs en question.
Si vous êtes un auteur à la recherche de bêta-lecteurs, vous en avez déjà certainement quelques-uns sous le coude. Ne serait-ce que votre conjoint, vos enfants peut-être, vos parents ou bien certains de vos proches. Ce sont tous des bêta-lecteurs, mais avec un « défaut » non négligeable : ils vous connaissent et risquent de donner un ressenti pas forcément tout à fait honnête ou sincère, souvent sans le faire exprès ni même consciemment.

Des lecteurs qui ne vous connaissent pas mais s'intéressent à votre travail...

Pour faire de la bêta-lecture efficace, il vaut donc mieux s'adresser à de parfaits étrangers, mais des étrangers qui s'intéressent à votre travail. Si vous écrivez de la romance érotique mais que vous demandez à un fan de polars et d'horreur allergique à la romance de vous bêta-lire, vous risquez fort d'obtenir de nombreux retours négatifs et de perdre le lecteur en route.
Dans un sens comme dans l'autre, il faut avoir envie de lire et de communiquer.
Un lecteur ira lire et éventuellement bêta-lire des textes qui l'intéressent. Vous-même, vous commentez les textes que vous appréciez, que vous lisez et vous passez votre chemin quand un livre ne vous fait pas envie. Un auteur qui souhaite être bêta-lu s'adressera à des personnes qui ont l'habitude et le goût du genre qu'il aborde.

Pour cela, nous avons la chance de vivre à l'ère numérique où l'on peut trouver assez facilement des repaires de lecteurs prêts à dévorer toutes formes d'écrits (oui oui, préparez votre armure de papier et aiguisez votre plume !), ainsi que des lieux de rencontres et d'échanges numériques qui permettent justement à la bêta-lecture de se dérouler dans des conditions optimales.
Je vous en proposerai quelques-uns dans le prochain article sur le bêta-lecteur, que vous écriviez / lisiez de la littérature blanche ou non. Le mieux c'est de faire vos recherches vous-mêmes et de creuser quand vous trouvez quelque-chose qui vous intéresse et vous parle. Chacun a sa sensibilité et doit trouver l'outil qui lui convient, se sentir bien dans l'environnement où il évolue. Si vous y aller à reculons et que vous n'aimez ni l'ambiance ni les personnes présentes, alors vous n'en tirerez rien de bon et vous n'aurez pas grand-chose de bon à offrir non plus.
Pourquoi ne pas commencer avec le mot clé « bêta-lecture » ? Rendez-vous dans quinze jours pour voir ce que vous aurez trouvé et comparer avec les liens que je mettrai ;-)

À qui profitent les bêta-lectures ?

Ce qui est bien avec la bêta-lecture, c'est qu'elle profite à tout le monde (si si, ce n'est pas une blague) :

Le bêta-lecteur apprend de ce qu'il observe et commente

La bêta-lecture profite au bêta-lecteur, puisque ce dernier apprend de ce qu'il observe et commente. On retrouve forcément des échos à ses propres manies, habitudes et parfois défauts. On les remarque d'autant plus aisément quand il s'agit de se relire soi-même, que ce soit pour un texte littéraire ou même une simple lettre. Cela est aussi valable pour l'écriture en général. Certains bêta-lecteurs sont par exemple des étudiants dont la qualité des travaux écrits s'est en partie améliorée grâce aux bêta-lectures effectuées. Quand on relève des éléments chez les autres, surtout ceux qui reviennent régulièrement, on l'intègre davantage et on se corrige plus facilement soi-même. Autre élément positif pour le bêta-lecteur : l'expérience de bêta-lecture est un enrichissement qui permet de distinguer et isoler des manières d'écrire qui conviennent et d'autres non. Ainsi, on cultive sa sensibilité, on enrichit son vocabulaire et son aisance à écrire, mais aussi à lire. Un bêta-lecteur chevronné devient souvent plus exigeant quand il lit pour le plaisir ; il repère plus vite et plus facilement des éléments qui peuvent constituer une gêne à la lecture ou une entorse aux règles de l'écriture.

L'auteur bêta-lu s'engage dans une potentielle remise en question

À l'auteur bêta-lu ensuite. En effet, tous les éléments portés à son attention, qu'ils soient pertinents ou non, engagent sa curiosité et une potentielle remise en question. Chaque remarque est une porte ouverte à une réflexion, qui peut mener au maintien tel quel de l'élément concerné comme à un remaniement, partiel ou total. Dans tous les cas, c'est toujours utile et intéressant de se remettre en question et de se poser, justement, des questions.

S'il y a plusieurs lecteurs, chacun s'enrichit du point de vue des autres

Finalement, cela profite également au(x) spectateur(s). Eh oui, une bêta-lecture peut être un échange « intime » entre un auteur et un bêta-lecteur, mais cela peut aussi être une expérience de groupe où chaque participant voit (et peut commenter) les remarques de chacun. Non seulement l'auteur peut mettre en relation tous les éléments rapportés et en tirer des conclusions plus sensibles, mais chaque bêta-lecteur s'enrichit du point de vue des autres. On peut même, sur certains lieux dédiés à cela, consulter des échanges de bêta-lecture d'extraits de romans, de nouvelles, etc. sans forcément intervenir soi-même. Ce type de travail collaboratif est intéressant mais amène inévitablement la question de protection des écrits et leur possible diffusion non souhaitée. Ce n'est pas l'objet de cet article, aussi je n'entrerai pas dans un tel débat ici, mais j'en reparlerai à demi-mot dans les articles suivants, notamment dans le dernier, dédié à l'auteur bêta-lu.

Voilà, j'en ai terminé avec cette brève (dans le sens non exhaustive et reposant sur une conception assez personnelle de la chose) présentation de la bêta-lecture qui, je l'espère, aura été utile à certains d'entre vous.
Vous l'aurez probablement deviné en lisant ces quelques lignes, la bêta-lecture est un concept qui m'enthousiasme particulièrement. Ce n'est que récemment, en janvier 2016, que j'ai creusé la question et commencé à faire mes premières bêta-lectures. Résultat : plus de 50 bêta-lectures réalisées depuis. On devient vite accroc quand on se prête au jeu. De plus, on apprend tellement de choses dans l'exercice que c'est un plaisir de le renouveler.
J'espère que vous avez trouvé des éléments utiles et intéressants. Si vous avez des questions, des remarques, des retours d'expérience que vous souhaitez porter à l'attention de la communauté monBestSeller, n'hésitez pas à intervenir dans les commentaires de cette série de trois articles.

Et pour suivre, tout savoir sur le bêta-lecteur et l'auteur bêta-lu...

Tout savoir sur la bêta-lecture #2  : un article consacré au bêta-lecteur, avec plusieurs liens qui devraient intéresser les personnes curieuses d'en apprendre plus ou désireuses de faire leurs premières bêta-lectures :-) Lire l'article sur le bêta-lecteur

Tout savoir sur la bêta-lecture #3 : un article centré sur l'auteur bêta-lu. J'y aborde des points potentiellement utiles pour les auteurs qui s'interrogent sur l'utilité, la pertinence et les risques d'avoir recours à des bêta-lecteurs. Lire l'article sur l'auteur bêta-lu

Yannick Fradin

@Yannick A. R. FRADIN
Excellent article qui explique bien l'importance cruciale de la bêta-lecture, en amont de la ou des correction(s). Un bêta-lecteur pointu et tâtillon est une perle, comme l'a souligné @Alice Quinn !
J'encourage sans relâche les auteurs de mes groupes facebook à soumettre leur travail à la critique, afin de ne mettre en ligne que des textes aussi aboutis que possible. Un regard extérieur, encore mieux : plusieurs, sont indispensables. Aucun auteur, aussi expérimenté soit-il, n'a le recul nécessaire sur ses écrits pour les auto-corriger autant qu'il serait souhaitable. En relisant des romans rédigés il y a une, deux, trois décennies, et revus depuis à plusieurs reprises, j'y trouve encore moult défauts et maladresses.
Pour Les trois Sages, le tome 1 de ma saga fantastique Élie et l'Apocalypse, qui sortait de mon registre habituel, j'ai recherché très activement des bêta-lecteurs ; de préférence des personnes aux profils et goûts très diversifiés, pour m'assurer de ne pas être gratifiée d'un consensus mou, mais de critiques actives venant d'angles variés.
Personne ne perçoit un texte de la même manière. Chacun a un regard particulier : l'un sera exigeant sur le style, un autre remarquera des incohérences dans l'intrigue, un autre encore critiquera la psychologie des personnages... Les uns verront certains coquilles, mais passeront sur d'autres sans les remarquer...
Malgré cette posture de solliciteuse, je n'ai pas tenu compte de toutes les remarques de mes bêta-lecteurs. J'essayais instinctivement de faire valoir mon point de vue, ce qui est puéril et contre-productif. Et puis, à froid, quelques années plus tard, j'ai réalisé que certaines critiques étaient bel et bien fondées, et j'ai tout réécrit de fond en comble. "Les trois Sages" demeure encore améliorable, j'en suis sûre, mais bon, il faut bien décider de s'arrêter un jour !
Tout auteur investit dans son oeuvre beaucoup de lui-même, y enfouissant toujours un petit morceau de son âme. Dès lors, il est douloureux de voir critiquer le fruit de tant d'efforts. Mais il ne faut pas oublier que bientôt, cet "autre nous-même" sera offert en pâture au public, qui risque fort d'être moins bienveillant.
Il est donc indispensable de faire preuve d'une grande ouverture d'esprit et d'une grande humilité. On peut débattre avec ses bêta-lecteurs du bien-fondé de telle ou telle remarque, voire ne pas en tenir compte in fine ; mais cela ne doit pas découler d'un a priori négatif, du fait que l'on se trouve sur la défensive. Les B-L sont nos alliés, et plus ils sont critiques, plus ils se montrent exigeants, plus ils nous poussent à l'excellence. Grand merci à eux !
Je remarque qu'il devient difficile, aujourd'hui, de trouver des bêta-lecteurs. On entend çà et là des retours d'expérience de B-L qui se sont heurtés à l'incompréhension, voire l'hostilité des auteurs ; peut-être est-ce pour cela qu'ils se risquent moins volontiers à cet exercice délicat.
Peut-être y a-t-il davantage de candidats pour des littératures de genre, comme la romance, qui suscitent des fan-clubs avides de dévorer un grand nombre d'ouvrages. Je ne suis pas sûre, cela dit, que leurs avis soient très critiques.
Je pense aussi que les volontaires ont de moins en moins de temps, qu'ils soient seulement lecteurs, ou auteurs et lecteurs à la fois, comme @Colette bacro qui m'a fait l'amitié de bêta-lire en urgence Autant en emporte le chergui. La vie nous entraîne et nous bouscule, et nous trouvons peu de loisir pour nous-mêmes, alors il devient acrobatique d'en trouver pour les autres.
Le résultat, c'est que l'on travaille souvent en solitaire, sans filet, et même si l'expérience apprend à prendre du recul sur ses textes, c'est beaucoup plus difficile dans ces conditions de rendre une copie aussi aboutie qu'elle pourrait l'être.
Raison de plus pour être reconnaissants à l'égard de ces bénévoles qui nous aident à perfectionner peu à peu des ouvrages forcément, au départ, très imparfaits.

Publié le 14 Juillet 2016

@Colette bacro.
Bonjour chère Colette.
Non, pas du tout, aucune amertume!
Ce n'est pas mon style et je ne connais pas cette émotion.
Le côté "public" de vos remarques ne m'a pas du tout gênée. J'ai risqué et joué le challenge avec beaucoup de curiosité et de plaisir. Et je trouve que j'en sors enrichie.
C'était une très bonne expérience qui m'a ravie.
Je vais écrire aussi quelque chose sur ça quand j'arriverai à la fin de Tanaga.
J'exprimais ce sentiment sur le privé-public etc. (pas du tout amer, mais fruit de retour sur experience)
surtout en tant que bêta-lectrice, non en tant qu'auteur.
Je me rends compte que je ne peux exprimer de retours publics (par ex commentaires amazon) sur un roman que s'il n'y a dans ma lecture aucune critique. (et quand bien même si cette critique est constructive et améliorative, je ne peux pas l'exprimer en public). C'est ainsi, c'est dans ma nature.
Et ce n'est pas un trait de mon caractère qui me gène, mais au contraire je le cultive.
Car j'ai découvert à l'âge adulte que la gentillesse ne pouvait que faire du bien à ce monde.
Un mot galvaudé et dévalorisé, mais que j'aime beaucoup.
Donc, si je sens que ma critique peut aider l'auteur et seulement si je sens qu'il est prêt à l'entendre (donc je vais prendre des tas de pincettes), alors je lui en ferais part et toujours en privé.
Combien de fois l'ai-je fait pour des commentaires sur amazon.
Après avoir exprimé ce que j'avais trouvé bien dans le roman en public, j'ai contacté l'auteur en privé et je lui ai fait part de mon point de vue sur les passages qui auraient gagnés à être retravaillés.
@Yannick A. R. FRADIN,
cher Yannick, pas de problème en effet, j'ai voulu me prêter au jeu
et je savais à quoi m'attendre. rassurez-vous, vos critiques ont toujours été délicates et surtout précieuses. Celles de Colette aussi, d'ailleurs.
Le début de mon commentaire d'hier était de l'humour. Désolée, parfois j'ai un humour spécial. C'est qu'il manque aux commentaires le visage, l'expression, le sourire qui adoucisse le propos, et un smiley n'y suffit pas toujours.
Donc pour résumer, je remercie les lecteurs sur Mbs pour leurs remarques passées ou à venir même si elles sont critiques du moment qu'elles soient écrites dans le but d'aider l'auteur.
Qui du reste garde sa liberté de prendre à son compte ou non la remarque et de corriger ou non en conséquence son texte.
Nous sommes tous grands, n'est-ce pas?
Et en réfléchissant à la démarche de Mbs, je me demande encore pourquoi j'ai voulu faire ce feuilleton ici, outre le fait que j'aime bcp les personnes qui ont créé ce site, qui sont de belles personnes.
Bien sûr rencontrer de nouveaux lecteurs pour un roman qui n'avait rien à voir avec Rosie. Mais encore?
La nouveauté de l'experience feuilleton, je pense. Expérimenter une nouvelle façon de donner son roman à voir? Aller de l'avant? M'amuser? Jubiler?
Vivre, tout simplement.
En tout cas tout ceci est très positif et enthousiasmant.
Que l'aventure continue et qu'elle essaime le désir d'écrire et de montrer ses écrits à de nombreux auteurs cachés.
Vôtre,
Alice

Publié le 14 Juillet 2016

Bonsoir @Florence Clerfeuille. Ca me paraît tout à fait normal d'appréhender les retours de lecture. Ca me semble même très sain. Quelque part, on reçoit une critique et un jugement, des mots qui vont forcément impacter notre ego et nous pousser à nous remettre en question. Pas évident de recevoir ce genre de cadeau. Pourtant, c'est bien ce que c'est, puisque cela va nous aider à améliorer notre travail et le rendre plus abouti.

Publié le 14 Juillet 2016

Bonsoir @Yannick A. R. FRADIN,
Tout à fait d'accord avec vous sur l'importance des bêta-lectures et ce qu'elles peuvent apporter à l'auteur ! Personnellement, j'ai mis du temps à accepter l'exercice (sans doute par manque de confiance en moi) mais désormais, je ne peux envisager la publication d'un texte sans l'avoir au préalable soumis à "mes" bêta-lecteurs. Je sais qu'ils me permettront d'améliorer mon écrit.
Il n'en reste pas moins que j'appréhende toujours un peu les retours de lecture ;-)

Publié le 13 Juillet 2016

Bonsoir @Alice Quinn et merci pour votre commentaire.
Mes retours "pointilleux" avaient pour seul but de vous donner quelques pistes de réflexion sur les éléments qui m'avaient soit gêné, soit particulièrement plu.
Comme vous aviez mis en bas de page de chaque publication du feuilleton, je cite : "Si des fautes, des incohérences ou des coquilles se sont glissées à mon insu dans le texte, je vous serais reconnaissante de m’en informer." j'en ai profité pour signaler diverses choses qui, à mon sens, pouvaient vous être utiles (mais les remarques formulées étaient très loin d'un travail de bêta-lecture).
Le format du feuilleton se prêtait d'ailleurs plutôt bien à des retours plus détaillés que pour un extrait, voire un écrit complet, déposé sur mBS.
Je vous rejoins pour le côté public des remarques et commentaires. Pour Audrey j'ai pu trouver son adresse et lui faire mes retours par mail, donc de manière privée. Pour vous, je ne l'ai pas trouvée et j'ai testé votre réaction avec un premier message, mais j'avoue que j'ai hésité avant de le faire, c'est tout de même assez délicat quand on critique, d'une certaine manière, des éléments du texte lu. Comme vous étiez demandeuse et sembliez bien réagir, je me suis prêté au jeu sur les chapitres au fur et à mesure, mais je suis bien d'accord sur le fait qu'il est délicat de commenter de manière publique, surtout lorsque l'on relève des points "négatifs".
D'ailleurs, les bêta-lectures telles que je les présente dans cette série sont réalisées soit en privé (essentiellement échange via courriels), soit sur des forums spécialisés avec accès restreint, donc également en privé, même si dans ces cas-là on peut se retrouver à plusieurs personnes à échanger sur un même sujet.
La grosse différence, c'est que ces personnes sont dans ces deux cas présentes sur ces sites pour des retours tatillons, avec la volonté affichée d'affronter les critiques et d'en tirer des leçons.
Quand on dépose un écrit sur mBS, on cherche plutôt à toucher un public, trouver un lectorat, obtenir des ressentis "globaux". Ca ne me paraît pas du tout adapté de pratiquer la bêta-lecture ici. Par contre, en parler oui. C'est une pratique riche et utile pour tous les participants.
Je lirais bien volontiers vos remarques sur ce que vous avez lu du premier volet de mon cycle. Maintenant que je suis en lien avec vous sur FB, je vais vous envoyer mon adresse et vous vous en servirez si vous le souhaitez :-)
Bonne soirée et à bientôt, sur mBS ou ailleurs.

Publié le 13 Juillet 2016

Bonjour, @Yannick A. R. FRADIN
Je comprends mieux à présent pourquoi vous avez commenté de façon si pointilleuse Tanaga! :-D
Et je vous en remercie.
Mais c'est vrai que par moment, je me suis dit "il m'en veut?" ou alors "Mais pourquoi cherche-t-il la petite bête comme ça?" :-)
Cependant comme auteur, je sais bien ce qu'il y a de précieux dans une lecture comme la vôtre, qui traque ce qui peut être amélioré.
Oui, j'adhère complètement au fond de votre article.
La bêta lecture est à mes yeux une étape indispensable pour un auteur.
Avant d'envoyer le manuscrit à l'éditeur, même si vous êtes sûr d'être édité, si vous êtes passé avant au crible de plusieurs bêta-lecteurs, pour aurez encore droit à la correction éditoriale, mais elle en sera d'autant plus fine, puisqu'elle ne perdra pas de temps sur des erreurs "grossières" d'incohérence, d'anachronisme, de syntaxe...
Si vous êtes autoédités, c'est bien entendu incontournable!
Et en effet, la difficulté est de trouver des bêta lecteurs en qui avoir confiance. Il faut de la bienveillance pour être bêta-lecteur. Il faut aimer le genre, et l'auteur. Il faut que l'auteur se sente en sécurité avec vous, et non agressé par les remarques, ce qui provoquerait l'effet contraire: l'auteur se fermerait comme une huître et se sentirait blessé.
Bref j'ai beaucoup apprécié cet article et j'attends avec impatience le suivant, pour avoir des pistes où trouver des bêta-lecteurs pour mon prochain roman, d'un genre complètement différent, ni Fantasy, ni comédie policière...
Je lis actuellement votre roman, mais je n'ai pas le talent d'une bêta lectrice pointilleuse comme vous.
Ah oui, également dernière remarque. La limite de l'exercice sur MonBestSeller.com: les remarques du bêta lecteur sont publiques, et ce n'est pas forcément idéal. Pour de nombreuses raisons pas toujours très saines que je ne veux pas développer ici.
Par exemple, les remarques que je voudrais vous faire sur votre roman, je n'ai pas envie de les faire en public, j'ai trop d'empathie pour l'auteur que vous êtes, et pour tous les auteurs.
Je crois qu'un bêta lecteur doit aussi être quelqu'un qui accepte le faire une lecture confidentielle et de signaler discrètement ce qu'il a à dire, sans en informer la place publique.
Je ne dis pas ça pour vos remarques sur Tanaga qui ont toujours été très délicates, et puis c'est un roman qui était relativement abouti, donc les remarques portaient sur des broutilles.
Mais de façon générale, je crois que la bêta-lecture doit rester confidentielle et non publique. C'est en tout cas mon sentiment.
à dans 15 jours pour la suite de votre article! Alice

Publié le 13 Juillet 2016