Chronique
Le 24 mai 2017

Auto-réécriture 2 : Ne pas trop en faire

Elen Brig Koridwen nous appelle à élaguer l'inutile dans le style. La littérature se prête parfois à des prétentions. Les inspirations fraîches d'un auteur qu'on admire, l'envie de prouver sa dextérité, la volonté d'étaler sa culture... C'est le piège. Mais attention, réfréner toutes ses pulsions n'est pas non plus toujours la bonne solution. Un style est un style. Il faut l'améliorer autour de règles académiques mais des siennes propres aussi. Ecoutons...
Conseil réécriture : savoir couper utileSavoir couper utile

Le mieux est l'ennemi du bien, dit l'adage. C'est particulièrement vrai en écriture.

Oubliez les prêches qui vous exposeront que le point-virgule est désuet, que les participes présents sont le comble de l'horreur (mais il ne faut pas en abuser, bien entendu) ou que vous devez proscrire les adverbes en -ment (même remarque : de la modération en toutes choses...).
Tout cela est question de modes, de goûts, d'habitudes, et l'immense variété des lecteurs permet à tout style de trouver preneur – même les plus incorrects, c'est dire. Il faut donc travailler la correction de son style, sans se prendre la tête au-delà de cette obligation.
Sauf, attention ! lorsque le style a une influence directe sur la façon dont le texte est perçu. Ce sont ces aspects-là de l'auto-correction que j'évoquerai pour vous dans mes petits billets.

Si vous deviez ne retenir qu'un principe directeur parmi tous les conseils entendus ou lus çà et là, choisissez celui-ci : ne jamais trop en faire.
Cela ne signifie pas épurer sauvagement, comme certains auteurs le conseillent . Je pense notamment à Stephen King. Ce conseil, me semble-t-il, fait l'impasse sur trois aspects :

1. Certains genres littéraires se prêtent mieux que d'autres à un style minimaliste ; voire, certains passages au sein d'un même ouvrage. D'autres textes ou passages se trouveront très bien d'un style plus riche, plus descriptif, plus flamboyant.

2. On ne peut pas, en lui infusant des complexes, inciter un auteur dont le style est naturellement fleuri à tailler dans sa prose à coups de serpe. Tout ce qu'on risque, c'est de le castrer.

3. De même, tous les lecteurs n'aiment pas les styles dits « sobres ». Et le lecteur, c'est le client. Alors vous pouvez écrire comme vous l'aimez, du moment que c'est correct ce sera très bien ; vous trouverez votre public. Mais ne violez pas votre plume pour l'adapter à tel ou tel diktat ou injonction : le résultat risquera tout simplement de déplaire à votre lectorat naturel.

Ecriture : ne pas trop en faire, ce n'est pas tailler vos phrases façon bonsaï,

les rogner comme les pauvres platanes urbains réduits chaque année à l'état de moignons. C'est éviter de prendre le lecteur pour un c... en lui mâchant votre histoire.

Car l'art d'écrire, c'est aussi savoir suggérer.

Chaque fois que l'on peut faire l'économie d'une explication (= chaque fois que ce n'est pas indispensable à la compréhension de l'intrigue), il faut laisser le lecteur comprendre par lui-même, faire jouer son imagination, sa réflexion, son libre-arbitre.
Le plus grave péché que l'on puisse commettre, et les auteurs débutants y ont naturellement tendance par désir de bien faire, c'est de prendre le lecteur par le collet et de lui plaquer le nez sur tous les détails : « Regarde ici, et aussi là. Tu as vu ? Tu es sûr ? Attention, voilà ce que je veux te faire comprendre. »
Rien de tel pour agacer le promeneur qu'est le lecteur, désireux de flâner, de se laisser emporter, de rêvasser, de s'impliquer, d'être surpris voire épaté – et certainement pas de se voir infliger une leçon orchestrée comme s'il était sous-doué.

Pour une fois, je vais prendre en exemple une phrase extraite d'un livre existant, car elle représente un vrai cas d'école.
Que l'auteur (débutant) ne se formalise pas : mon intention n'est pas critique, elle est pédagogique ; et d'ailleurs, nul ne fait bien du premier coup.
     « Il ne restait de lui que des ruines noircies par une combustion incomplète. »
On arrive en fin de phrase un peu à bout de souffle. Et tout cela pour quoi ? Quelle information essentielle nous a-t-on délivrée ? Le bâtiment est en ruine. Voilà tout ce qui importe, au fond.
Oui mais, me direz-vous, peut-être que cette combustion incomplète est un indice. Si c'est le cas, il faut l'amener plus loin, au bon moment, avec subtilité. Là, ce n'est pas le moment : le lecteur doit se trouver, tout à coup, devant ces ruines.
C'est un autre aspect de la règle « ne pas trop en faire » : délivrez les informations une à une, en temps et heure. Évitez de tout balancer d'un coup, comme dans un premier jet quand on a peur d'oublier un détail.
Les éléments de l'intrigue doivent être semés comme les cailloux du petit Poucet, de façon à jalonner un parcours fluide, qui donne envie d'aller plus loin ; non pas tomber sur le lecteur comme la misère sur le monde, et l'empêcher de vivre votre histoire.

Revenons au travail de réécriture. Comment pourrait-on modifier la phrase pour l'alléger, ne laisser au lecteur que l'important : le ressenti ?
« Par une combustion incomplète » est inutile : on s'en doute et d'ailleurs, entre nous, on s'en soucie comme de sa première barboteuse.
Le mot « combustion », trop technique, casse l'ambiance. Le but de l'auteur n'est pas d'expliquer pourquoi le bâtiment est en ruine, on n'est pas à un cours pour futurs pompiers ; ce que veut le lecteur, c'est visualiser un bâtiment en ruine après un incendie. L'atmosphère, encore et toujours !
Enfin, « de lui » est également inutile. Le bâtiment a été mentionné dans la phrase précédente. Sauf à vouloir alourdir la phrase, il faut donc supprimer aussi cette précision.
Comme la formulation « il ne restait que des ruines » n'est pas très fluide, un petit mot simple, en l'occurrence « plus », améliorera l'euphonie de la phrase et renforcera le caractère « définitif ».

Que nous reste-t-il, si j'ose dire ?
     « Il ne restait plus que des ruines noircies. »
Tadaam ! Bon, je plaisante. Mais vous voyez la différence : le décor est planté, la scène s'impose à la vision du lecteur. La brièveté même de la phrase fait planer sur ces ruines la menace, la désolation, ou tout ce que le reste du contexte aura inspiré au lecteur. Mission accomplie.

Je vous l'avais dit, mes ami(e)s : le mieux est l'ennemi du bien...

Elen Brig Koridwen

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15 CommentairesAjouter un commentaire

J'adore littéralement le "fut-ce t'il lui-même" de chathymi. C'est de la poésie pure, et l'on n'a jamais assez de poésie pure dans notre chienne de vie.

Publié le 01 Juin 2017

@Brian B. Merrant
Merci à vous pour ce commentaire argumenté qui illustre très utilement mon propos.
Bien amicalement,
Elen

Publié le 29 Mai 2017

Bonjour !
Un très bon article que voici, complet sans trop en dire non plus (on est donc en plein dans le sujet !) et qui aiguillera les auteurs en phase de relecture/correction.
Je retiens précisément ce passage : "Chaque fois que l'on peut faire l'économie d'une explication (= chaque fois que ce n'est pas indispensable à la compréhension de l'intrigue), il faut laisser le lecteur comprendre par lui-même, faire jouer son imagination, sa réflexion, son libre-arbitre."
C'est tout à fait exact ! Pour les raisons que vous mentionnez évidemment, car la puissance de l'imagination n'est pas qu'à mettre sur le compte de l'auteur. Le lecteur a toute sa place dans l'histoire et dans la façon dont elle sera perçue.
Un exemple tout bête : les films d'horreur ! Les "vrais" film d'horreur, ceux qui terrorisent vraiment... Ils suggèrent, ils jouent avec la lumière et les ombres, ils ne dévoilent rien ou très peu, ils ne montrent surtout pas le monstre ou le tueur... Et c'est avec ces non-dits visuels (en ce qui nous concerne, ce seront des non-dits écrits) que le spectateur fait travailler son imagination... C'est lui qui projettera (pour cet exemple) ses propres peur dans ce qui n'est pas montré.
Le pouvoir de la suggestion est très grand, il faut savoir en user... mais là c'est une autre histoire ;)
Merci @Elen Brig Koridwen pour cette tribune très instructive !

Publié le 29 Mai 2017

@chathymi
En effet, j'insiste beaucoup sur ce point : écrire, c'est trouver le compromis entre ses élans d'auteur et ce qui rendra le message audible et agréable à ses lecteurs. Je n'invite pas vraiment à élaguer l'inutile (aux yeux de qui ?) mais ce qui nuit à ce message. Et si j'ai proposé cette photo, c'est parce qu'elle illustre bien le fait que certes, il s'agit là d'un travail d'équilibriste. :-)
Bien amicalement,
Elen

Publié le 27 Mai 2017

Chère amie Elen Brig Koridwen. Il n'en a pas deux comme lui, l' auteur. Comme "correcteur", il doit falloir (savoir)s'accorder(s'encorder) non? surement, j'allais dire, s'aimer.
Je me pose une question(est-ce vraiment une question?), l'élagueur sectionnant (fut-ce t'il lui-même) ne doit-il pas, absolument, s'assurer de sa bonne position avant de commencer le travail? En regardant la photo jointe à votre article, celle, très alléatoire, de ce gars élaguant , je suis soudain prise comme d'un vértige. :}
Sectionner oui, sanctionner non! (non?)
Bon we à vous et aux autres. Cha

Publié le 27 Mai 2017

@Michel CANAL
Merci à vous, cher Michel, pour votre enthousiasme à commenter et ainsi, faire vivre un débat au-delà de l'article lui-même.
Amitiés,
Elen

Publié le 25 Mai 2017

@Elen Brig Koridwen,
Chère Elen, décidément nous sommes appelés à communiquer ces derniers jours.
Tout d'abord, merci infiniment pour cet article, une excellente piqûre de rappel pour les auteurs indés que nous sommes tous sur monBestSeller.
Notre beau pays est aussi, comme chacun sait, celui des paradoxes : nous avons le vocabulaire le plus riche, le plus diversifié et en même temps le nombre de nationaux mauvais élèves dans la pratique de leur langue maternelle. Combien de fois ai-je été surpris (dans le bon sens du terme) en constatant que des Africains parlaient mieux le français que mes compatriotes, que des habitants des ilets de la Réunion rarement sortis de leur isolement dans leur Cirque s'exprimaient mieux que leurs compatriotes des villes.
Pour ce qui concerne les auteurs, vos conseils sont, comme toujours, à suivre à la lettre. Un auteur se publie pour transmettre une histoire à des lecteurs potentiels. Qu'attend le lecteur ? Dès les premières pages, il saura si l'histoire l'intéresse, si l'auteur a le talent suffisant pour l'accrocher, le séduire par l'écriture d'abord, le contenu ensuite. On est là au coeur du sujet traité par Elen Brig Koridwen.
Les auteurs représentent une très grande diversité dans le "savoir écrire". Des écrivains confirmés, célèbres, journalistes pour certains, ne sont pas forcément agréables à lire. A l'opposé, des auteurs n'ayant qu'une formation de base, minimale, sauront parfaitement écrire et séduire, à la fois par l'histoire et par le style. Est-ce à dire que ceux-là ont fait l'effort de la réécriture, remettant cent fois l'ouvrage à la relecture ? Je l'avoue humblement, j'appartiens à cette catégorie. Je serais incapable de produire un texte abouti dès un premier jet. Il en est ainsi pour tout ce que j'écris. Jusqu'ici je le faisais spontanément. Merci Elen de m'avoir instruit par vos conseils. Merci à monBestSeller pour tous ces articles instructifs destinés aux auteurs en herbe que nous sommes.

Publié le 25 Mai 2017

@J-C Heckers
Par "ne pas trop en faire" je ne veux pas dire ne pas trop épurer, mais ne pas tabasser le lecteur avec une profusion de détails ou explications superflus, de peur qu'il n'ait pas bien compris notre intention.
Pour ce qui est du lissage, lorsqu'il s'agit de respecter la musique du texte, il n'affadit pas. En réécriture, une bonne partie de ce lissage consiste justement à restituer peinement la grâce sous-jacente. Il s'agit plus d'un rééquilibrage rythmique que de condenser le style, qui, comme je l'ai souligné, peut être parfait sous une forme luxuriante.
Ces précisions étant faites, je suis absolument d'accord avec toi.
Amitiés,
Elen

Publié le 24 Mai 2017

@monBestSeller
Merci ! Je craignais d'être mal comprise... et l'ai été, il me semble. :-)

Publié le 24 Mai 2017

@Ivan Zimmermann
Tout à fait de cet avis.

Publié le 24 Mai 2017

Ne pas trop en faire, mais le faire quand même. Il y a des styles trop flamboyants qui ravissent l'auteur mais calcinent le lecteur, et même un minimaliste peut laisser passer des détails parfaitement inutiles. Au fond, dès que ce que l'on écrit ne peut que nous desservir, il vaut mieux (se) reprendre et se modérer sans se castrer.
Parmi les préconisations que j'estime redoutables, j'ai eu récemment rencontré la suggestion appuyée de "fluidifier" des phrases (en les rabotant). Elle m'a semblé, après coup, être un de ces conseils souvent assénés après une lecture rapide, en dépit d'une conséquence possible: fluidifier peut revenir à lisser, donc à affaiblir. A trop vouloir ôter les aspérités du texte, on risque d'y perdre sa musique propre, et si ça sonne, c'est alors sans grâce, sans rythme, sans mélodie. Autant rédiger un mode d'emploi...
Bien sûr il faut toujours épurer, mais je crois que sauf ce qui décidément ne sert à rien voire entrave, il faut aussi laisser les ornementations qu'on a envie d'introduire tant qu'elles ne surchargent pas. Dans un style fleuri, il convient d'arracher les mauvaises herbes, pas plus. Dans un style minimaliste, il convient de trouver la formulation juste, et de ne pas la gâcher par des détails vains (d'autant que le minimalisme, déjà bien plus délicat à manier, supporte mal un déséquilibre même léger).
En tout cas, "ni bavard, ni avare": c'est le principe auquel j'essaie de me tenir. Difficilement. Surtout pour le bavardage, c'est tellement agréable de se laisser aller...

Publié le 24 Mai 2017

@Elen Brig Koridwen
Titre corrigé :-)

Publié le 24 Mai 2017

J'avais lu ces fameux textes de King.
Moi aussi, j'ai été choqué par ses conseils donnés ;" à ne pas trop se préoccuper de la grammaire". J'ai une explication - peut-être : le fait qu'il écrive dans la langue de Shakespear et cette langue - je crois que vous la connaissez aussi - est beaucoup plus rudimentaire que le français, plus - excusez le terme - "petit nègre". Elle n'a pas les atours, la polyvalence, la délicatesse et l'envoi de notre langue. Pis, il est américain, ce qui simplifie encore la chose. Ce n'est qu'une opinion.
Bien à vous,
Ivan

Publié le 24 Mai 2017

@Ivan Zimmermann
Merci pour votre commentaire.
Le paradoxe de King, c'est qu'en tant qu'écrivain de métier, il maîtrise à parfaitement l'art de saisir les quelques détails à conserver parmi tous ceux qui peuvent pimenter un texte ; en parallèle, il conseille aux débutants une épuration assez rigoureuse, alors qu'ils n'ont pas encore forcément le discernement nécessaire. Dans ce lien notamment : http://www.lexpress.fr/culture/livre/les-20-conseils-d-ecriture-par-stephen-king_1695371.html, ses conseils 8, 9 et 13 me semblent très discutables. (Ne parlons pas de ce qui concerne la grammaire : sans qu'il faille pour autant être "obsédé" en effet, négliger son exactitude est pour le moins risqué.)
J'ajoute que quand je recommande de ne pas en faire trop, il s'agit de préconiser l'élagage des choses vraiment inutiles voire nuisibles, et non de prôner des textes minimalistes, comme la présentation pourrait le donner à croire. Au contraire, je défends les styles flamboyants, qui conviennent à certains auteurs et certains thèmes.
Oui, j'avais lu lors de sa parution l'article que vous citez, très drôle quoiqu'un brin misogyne, et je vous remercie d'en faire profiter les lecteurs de mon billet. Il illustre au passage le danger de rédiger trop vite : ce n'est pas "je récris" (du verbe, d'ailleurs réfléchi, "se récrier"), mais "je réécris", du verbe "réécrire", qui conviendrait. Et là encore, je ne suis pas d'accord avec les injonctions de coupes, trop drastiques concernant les "-t-il/elle" et les adverbes.
Amitiés,
Elen

Publié le 24 Mai 2017

Elen, j'ai adoré ce post. C'est exactement ça. Perso, je n'arrête pas de me lire et me relire, me corriger encore et encore mais parfois, rien n'y fait. Dès qu'un bêta-lecteur me lit, il me trouve encore des tas d'incohérences, trop d'adverbes, des descriptions trop longues etc... Vous faisiez allusion à Stephen King. Il va souvent à l'encontre de vos réserves. Je cite :
"Imaginons que vous vouliez décrire (et de ce fait en créer une image) une grande ville un jour de pluie, et faire ressentir une atmosphère maussade (...) Mais maintenant supposons que vous précisiez votre vision, que vous posiez votre regard sur un coin de rue de cette ville grise, pluvieuse et lugubre. Il est 15 heures et il pleut des hallebardes, regardez donc ! Sans compter que nous sommes un lundi, quelle poisse. Fermez les yeux de nouveau, cette fois une minute entière, et visualisez ce qui se passe sur ce coin de rue. Avez-vous vu le bus qui a éclaboussé une passante ? Les visages des gens qui traversent avec indifférence ou cachés derrière leur journal ? La publicité à l’arrière du bus, rendue floue par les gouttes de pluie ? Avez-vous vu l’auvent de la petite épicerie de l’autre côté de la rue, d’où coulaient des filets d’eau de pluie ? Avez-vous entendu l’eau jaillir dans les égouts ? Et quand les voitures freinaient devant le feu rouge, avez-vous vu la lumière de leurs feux arrière se réfléchir sur le pavé ?"
(cf : http://www.enviedecrire.com/stephen-king-donnez-vie-a-votre-recit/ )

Alors,Tout cela est-il superflu ? Qu'en pensez-vous ?
Je ne vais monopoliser cette page à moi tout seul, donc je termine en vous conseillant cet article d'un rewriter - hilarant d'ailleurs - dont malheureusement le blog a disparu mais que vous pouvez encore trouver sur ce site de l'Obs et qu'il a intitulé :"Au secours,hurla-t-elle à voix basse" ( tout un programme )

http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-rue89-culture/20120529.RUE0308/au-secours-hurla-t-elle-a-voix-basse-ecrire-a-l-eau-de-rose.html

Encore bravo pour vos articles.

Amitiés,
Ivan

Publié le 24 Mai 2017