Interview
Le 17 mar 2014

Roman à succés en ligne : "L'arbre aux fruits maudits". Interview de son auteur : Zema Birdy.

Une histoire qui rattrape le passé. C’est le livre du mois. La genèse, avec Zema Birdy.Une histoire qui rattrape le passé. C’est le livre du mois. La genèse, avec Zema Birdy.

Le résumé de son monde, c’est l’Histoire et tous ses petits héros passés à la trappe. Sa passion : la généalogie et autant de plaisir à chercher qu’à trouver. Et lorsqu’elle trouve, elle en fait un roman haletant. Le déclencheur ? Un fait divers qui refait surface et implique ses propres héros familiaux. Elle tient sa vengeance intergénérationnelle… Elle nous raconte l’incroyable histoire de son histoire. Pour le reste, lisez son roman !

Un fait divers qui refait surface

Question: 

- Hier… comment tout a commencé ? 

Réponse: 

J’écris depuis l’enfance, mais les circonstances ont fait de moi une informaticienne. Du coup, rencontre avec le tout premier logiciel de généalogie, chasse aux ancêtres, recherches historiques et l’envie d’écrire une saga pour laisser une trace de ce travail.

Mais c’était sans compter, ce numéro d’Historia, son histoire sordide de crime rituel, et un livre qui démontait le procès à charge et prouvait l’innocence d’un homme supplicié. Le tout, sous Louis XIV et dans le village de mes aïeux ! J’ai immédiatement lu le livre en question, paniquée à l’idée que mes ancêtres n’étaient pas « blancs bleus » dans cette histoire.

L’idée de mon roman était née : une fresque de plus de 250 ans sur fond de vengeance avec anecdotes historiques et aventures de mes ancêtres. Et une idée fixe en tête : défendre ce Raphaël, victime de la haine immémoriale et des croyances paysannes.

Et voilà, comme je marche à la révolte, ça m’a donné la rage d’écrire. La tristesse, la joie, la rage… ce sont mes moteurs d’écriture !

Question: 

- Aujourd’hui… où en êtes-vous ? 

Réponse: 

L’histoire se poursuit et le hasard de l’actualité a fait qu’en janvier dernier, une plaque commémorative en souvenir de Raphaël et de son innocence a fait l’objet de nombreux articles dans les journaux régionaux. Il a été réhabilité et le village n’est plus maudit.

Et puis, Charlotte, mon héroïne, généalogiste éclairée, est entrée dans de nouvelles aventures. Sur fond de journalisme, cadavres, décapitations… et toujours des anecdotes qui ont fait polémique. J’écris donc. 

Question: 

- Et demain… quels sont vos rêves ? 

Réponse: 

J’ai deux vœux : celui d’être éditée et de partager l’histoire de mon roman avec les lecteurs. Loin d’un rêve de feux de la rampe, c’est la perspective de la complicité avec le lecteur qui m’attire.

 

"L’arbre aux fruits maudits" de Zema Birdy, livre du mois

 

 

Il m'est arrive de me promener dans des petits "salons" du livre de province ou dans des petites librairies ou des ecrivains inconnus etaient assis devant une pile de livres, attendant de pouvoir discuter avec un passant. Et je dois avouer que j'etais assez triste pour eux parce qu'ils/elles attendaient souvent en vain. Il ne faut pas avoir une vue trop romantique de ces seances. Bien sur un(e) auteur(e) qui a vendu des dizaines ou des centaines de milliers de livres verra une file se precipiter pour un mot ou une signature de leurs auteur(e) prefere(e). Mais pour les autres, sans publicite, sans livre connu, sans reference, c'est beaucoup plus difficile. D'ailleurs il faut bien avouer qu'il faut au prealable avoir un livre "physique" entre les mains, et que la publication online ne sied pas tres bien aux salons ou autres. Enfin, en ce qui concerne les petites maisons d'editions, ayant moi meme signe un contrat avec l'une d'entre elle, ce ne sont en fait le plus souvent pas des maisons d'edition dans le sens ou elle ne font pas un travail classique d'edition (le mot "edit" en anglais signifie en fait "corriger") mais sont plus proches de compagnies d'impression sur demande. Elle comptent en effet sur les auteurs pour ecrire, corriger, faire la couverture et vendre les livres qu'elles leur proposent en depot/vente. Mais vendre ne serait-ce que 20 livres de cette facon demande beaucoup d'energie, et pour un poucentage du prix (8-10%) qui souvent ne paye meme pas l'essence utilisee pour amener et repredre les livres invendus. Personnellement, sans illusions mais decu tout de meme apres cette premiere experience de petite maison, si c'etait a refaire j'opterais directement pour l'auto edition.
Publié le 23 Mars 2014
Si j'étais éditée je prendrais du plaisir à aller à la rencontre des lecteurs. Bouger, se faire connaitre, il faut croire pour être crédible. Un livre il faut le présenter, payer de sa personne, les maisons d'éditions et surtout les petites ne peuvent pas tout.
Publié le 21 Mars 2014
Ce n'est pas tellement le fait d'avoir son livre sur papier qui est un probleme. Moi meme j;ai ete "publie" par une petite maison d'editeur, avec un contrat d'editeur type, des droits d'auteurs types, une maison qui a bien fabrique une vingtaine d'exemplaires d'un de mes livres et qui m'en a donc donne 5 gratuitement. Mais qui dit tres petite maison d'edition dit absence de diffuseur et de distributeur, donc absence du livre dans les librairies. Et c'est surtout ca qui est triste. Etre absent des librairies pour un livre c'est assez triste. Meme a l'heure d'Internet.
Publié le 17 Mars 2014
Il ne faut pas avoir le complexe du support papier. Si un auteur est lu, découvert, que ses idées comme son style plaisent, qu'il est original, pertinent et qu'il contribue à la réflexion, au développement personnel et au bonheur de ses lecteurs, son heure viendra certainement. Oui, j'aime bien toucher un livre. Oui, le papier est certainement plus durable qu'une mémoire d'ordinateur. Mais pour faire avancer les idées, partager ses visions, philosopher au café, ou encore récolter les avis de ses amis sur son dernier ouvrage, un outil comme MBS est une chance. En 2001, j'ai eu la chance de voir publier un essai à 2001 exemplaires. Il est épuisé et j'ai eu des remarques agréables. Mais, malgré une certaine demande, il était impossible d'imaginer une réédition. Grâce à MBS, une mise à jour de mon essai MISE AU POINT est en ligne et je peux ainsi satisfaire cette demande d'estime. Un ami m'a fait plaisir en me montrant qu'il l'avait imprimé et relié d'une façon correcte. Faites-moi plaisir, découvrez cet essai MISE AU POINT et soyez aimable avec moi. Merci.
Publié le 17 Mars 2014
Il serait interressant de savoir si les 3 ou 4 romans les mieux classes sur MBS, et qui chacun totalisent pres de 10000 vues ont ete publies par des maisons classiques. En toute logique, annoncer cela lorsqu'on envoie son manuscrit a des maisons d'editions devrait grandement augmenter les chances de publier les versions papiers. Meme si seulement 10% de ces 10000 lecteurs ont aime et achetent la version papier cela representera tout de meme plus que le nombre moyen de copies vendues d'un roman. Les editeurs devraient donc se jeter sur ces romans....
Publié le 17 Mars 2014