Floriana Vélasquez

Biographie

Obsédée textuelle entre deux eaux, poisson sans ailes, déglingée de la bafouille, scribouilleuse de vélin, sniffeuse d'encre de chine et d'eau delà, tricoteuse de fautes d'orthographe, exilée du bulbe, Peronnelle indécrottable, animal à poils durs, matière grise en apnée, bouffeuse de prose, nomade du quatrain, fragment perdu, mouette farouche, je suis définitivement rétive à toute tentative de me faire coller une étiquette.

Floriana Vélasquez a noté ces livres

3
Le titre nous avait prévenu. Le temps des Cerises nous met directement dans le bain avec sa ritournelle de grand-mère, qui évoque à la fois l’amour, le printemps et les insurrections de la Commune de Paris en 1871. Le temps des Cerises est devenu l’hymne des insurgés, et des sacrifiés, tout comme le tableau de Delacroix « la liberté guidant le peuple s’étalaient fièrement sur les billets de 100 francs à l’époque. Mais, je vous parle d’un temps… Le récit mené par Louise déroule sa nostalgie mais ne s'en contente pas. Le personnage est mû par sa rancoeur et le désir de comprendre le rôle du vieux mafieux dans la destruction de la Bambolina mais également de l'effondrement de sa famille. La destruction de la Bambolina, sorte de maison commune, correspond à la disparition de la conscience de classe. les prolos, la débrouille, "le bruit et l’odeur" de leur cuisine comme dirait Chirac, la marmaille jouant dans la cour, toute une époque qui revit sous la plume ensoleillée de l’auteure. Et surtout leur langue : Les expressions Provençales, « Zou maï » les insultes en Napolitains « strunz et facce cazz », qui incarne mieux qu'un portrait la classe populaire et sa diversité. Qui a fait le coup ? Pourquoi et comment ? Jusqu’au bout le suspens nous mène par le bout du nez vers un dénouement inattendu autant que réjouissant. Parce que le lecteur s’y attache à ces vies partagées dans l’humble demeure en commun, à ces vies auxquelles il ne manquerait qu’un petit coup de pouce du destin pour s’en sortir… « Ce qui est con avec les prolos, c’est que dès qu’un truc part en vrille dans leur vie, tout le reste suit… quand tu tires un fil, c’est tout le tricot qui se défait. Notre tricot à nous c’était la Bambolina. » P76 Tout ça pour dire que j'ai adoré plongé dans cet univers pas si éloigné de celui de mon enfance. J'ai savouré avec délice ce mélange de dialecte, d'argot cousu sur une langue précise et déterminée comme le caractère de Louise. Merci pour ce beau cadeau de Noël Catarina !
Publié le 07 Janvier 2026
3
Je viens de découvrir la délicatesse de votre réflexion et la minutie de votre écriture. C'est une grande émotion qui m'envahit. Votre histoire ressemble à un éveil. Un "degré zéro de l'écriture bien avant celui théorisé par Roland Barthes dans son essai éponyme. Je suis particulièrement sensible aux descriptions des sensations que vous procurent l'écriture qui n'est à bien y réfléchir qu'une autre forme d'autisme. La relation de la cursive a son support ainsi qu'à toute l'architecture des paragraphes et bien évidement la relation avec le lecteur fantasmé qui participe à l'aventure soit en tant que subconscient, soit en tant que surmoi, soit en tant que double maléfique. Merci de partager ces précieuses confidences monsieur.
Publié le 17 Juin 2025
2.01
Une écriture aussi alerte que l'héroïne, de belles rencontres, de la mixité sociale et transgénérationnelle et surtout, surtout, de la bienveillance. Cette valeur essentielle dans notre monde de brute ! N'en déplaise à Elon Musk qui pense qu'elle affaiblie nos sociétés, je citerai Hannah Arendt pour lui clouer le bec : "La port de l'empathie c'est l'un des premiers signes et le plus révélateur d'une culture sur le point de sombrer dans la barbarie" Merci de porter un regard éveillé et optimiste sur l'avenir !
Publié le 27 Mars 2025
3
J'aurais dû lire votre livre avant de succomber aux sirènes de l'édition participative pour mon premier roman... Trop tard ! Vous donnez à lire un réel travail de recherche et de compréhension du monde de l'édition, certes un peu décourageant mais merci de nous ouvrir les yeux ! Toutefois, rien ne peut endiguer la soif d'écrire quand on a des choses à exprimer qui peuvent toucher les autres. Bien à vous
Publié le 06 Mars 2025
3
Fred Opalka Skrik Vous abordez avec ce roman, tous mes thèmes de prédilections : - La famille et ses secrets : vaste dossier et source de toutes les pathologies. - L’art et la Thérapie : séparément ou bien rassemblées par un trait d’union. - La folie : ce que la norme nomme folie mais qui sous votre prose, n’est que la singularité d’un être trop sensible et trop lucide, auquel le lecteur s’attache et parfois s’identifie. - La vengeance : Celle qu’on rêve de pouvoir réaliser lorsqu’on a été abusé depuis longtemps. Mais ce n’est pas uniquement pour le fond que j’aime votre roman, c’est bien évidement pour la forme à la fois élégante et limpide, recherchée et fluide, intelligente et spontanée. Votre écriture laisse entendre tous les rouages de la pensée du personnage, toute la complexité de la psychologie humaine. Que dire du dénouement sinon qu’il vient à point nommé répondre à nos attentes en terme d’action (moment où le récit s’essouffle légèrement et où le personnage est dans l’impasse) et à nos désirs intimes de voir Alex se libérer. Bravo pour ce texte riche et profond, et surtout pour le discours attribué au personnage du cri de Munch. Enfin il verbalise son cri silencieux et obsédant ! L’œuvre de Munch revêt maintenant à mes yeux une histoire, son cri d’effroi devient une cause psychologique réelle et le masque qui lui sert de face redevient un visage humain. Une seule énigme demeure : pourquoi ce titre ?
Publié le 06 Mars 2025

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