Actualité
Le 10 jui 2013

Dis moi comment tu bronzes, je te dirai ce que tu lis

C’est l’été : le maillot est choisi, mini deux-pièces pour elle, boxer aux motifs exotiques pour lui, la bombe solaire se dresse sur le sable, hydratante et parfumée. Plus loin, le grand panier en osier faussement négligé, duquel dépasse la visière de golfeuse et les lunettes noires, est en harmonie parfaite avec le bandana noué à son anse. Jusque là, pas d’erreur. Le cocktail multivitaminé trône sur la serviette géante de velours bleu Atlantique. Parfait. Mais que manque-t-il à ce tableau idyllique : le livre…le livre de l’été bien sûr !
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Le Livre de l'été : l'accessoire indispensable

Légèrement ensablé  (c’est passionnant je ne peux pas le lâcher), fraichement entamé (ca démarre super, mais ca n’en finit pas), savamment écorné (un livre ça se vit, c’est les vacances après tout…), le livre de l’été est comme la dernière touche indispensable à cette nature morte presque parfaite…

Presque parfaite car de quoi parle ce livre ? C’est là que les écoles diffèrent. Neurones en action minimales pour certains : ils ont besoin d’une intrigue forte pour leur  permettre de balayer  régulièrement des yeux la mer et le spectacle sans cesse renouvelé de la faune locale (sans avoir à recommencer le deuxième chapitre à 3 reprises), et suffisamment légère pour qu’il n’y ait pas un drame si on l‘égare au pique nique du lendemain…

Pour d’autres, et ils sont (tout de même) 33 %, c’est au contraire l’occasion de s’atteler à ce qu’on n’a pas lu pendant l’hiver : du lourd, les ouvrages denses que le manque de concentration et l’excès de fatigue nous ont forcé à mettre de coté pour des lieux plus cléments d’éveil et de clairvoyance, c’est à dire la plage bien sûr (sans doute version ciré).

Que ferions-nous sans notre  lecture estivale ?

D'après une étude « IFOP»,  les Français s'affichent comme de « grands lecteurs » de l'été (56 % lisent en moyenne 2,2 livres en quinze jours, trois fois plus qu’aux autres périodes) ex aequo avec les Irlandais, mais derrière les Anglais (2,6 livres en moyenne en deux semaines)…

En matière de genre, le thriller et les livres d'action sont plébiscités par les lecteurs des plages, et les romances aussi sont bien placées.

Alors pour ceux qui déclarent lire « Montaigne » en pédalo, soyez cohérent, il faut apprendre à mieux mentir.

« Pardon Madame,  je crois reconnaître la couverture du dernier « Musso » dans votre sac de plage transparent »… « Oui ,oui, bien sûr, on vous l’a offert, c’est amusant, à moi aussi. »

...Et Musso, à la Bibliothèque nationale, il faudrait assumer !
Publié le 08 Août 2013
...Et Musso, à la Bibliothèque nationale, il faudrait assumer !
Publié le 08 Août 2013
Montaigne en pédalo, ça ferait un joli titre. Et exhiber les "Prolégomènes à toute métaphysique future" alors qu'on se grille sur sa serviette pourrait bien friser le ridicule qui tue.
Publié le 26 Juillet 2013
J'adore la photo :D
Publié le 10 Juillet 2013