Actualité
Le 01 mai 2015

Piratage des Livres et des romans : vrai problème ou vue de l’esprit ?

A l’heure où les Etats-Unis viennent de reconnaître coupable de piratage deux plateformes dont l’amende s’élève à 37,5 millions de dollars. En France, les autorités déploient un plan pour lutter contre le piratage et ce sont les auteurs qui en sont les instigateurs avec des pétitions multiples pour que les instances responsables défendent leurs intérêts. D'un autre côté l'organisation « Defective by Design » appelle les lecteurs à manifester le 6 mai leur mécontentement pour faire tomber les DRM de tous les biens culturels numériques en utilisant un hashtag unique #DayAgainstDRM sur les réseaux.
Piratage des livres. Quelles solutions pour les auteurs ?Piratage des livres numériques

Téléchargements sauvages, illégaux : une plaie.

La plupart des initiatives de piratage sont favorisés par des sites qui profitent de la faiblesse du système. Or les livres ont une valeur, laquelle et comment la défendre ?
Les auteurs ont des droits. Et cela concerne aussi les éditeurs, les libraires, les distributeurs … et au final, les lecteurs, puisque sans auteur il n’y a pas de livre.
D’Hadopi aux DRM à Watermark : on ne sait plus à quel système se vouer ?
Le modèle se cherche. Hadopi, qu’on peut considérer comme un gruyère à trous, fut presque risible. Mise en garde, puis avertissement puis sanction. Une espèce d’autodiscipline avec menace du gendarme, une initiative mort-née.
Mais les nouveaux systèmes ne sont pas beaucoup plus convaincants. Et comme en informatique, le challenge de tout « hacker » est de déjouer le système, on peut croire aisément que les pirates "lecteurs" ont encore de beaux jours devant eux.

Acheter un livre sous DRM, c’est comme acheter une voiture sans en être propriétaire !

Les DRM, verrous qui empêchent le partage des écrits, interdisent l’impression. Ils sont à la fois une sécurité et un frein au développement du marché.
Les inconvénients sont tels  que le système est vraisemblablement destiné à disparaître.
Les distributeurs, Amazon, Apple et quelques autres sont les intervenants ; ils apposent leur propre verrou numérique DRM sur les livres qu’ils commercialisent, sans harmonisation. Ils créent ainsi un écosystème en leurs faveur, une confusion aggravée par les éditeurs qui ont choisi d'adopter la solution DRM d'Adobe.
Une contrainte pour les lecteurs mais aussi un véritable espion qui collecte sur eux des données indiscrètes.
Or un lecteur achète et veut lire tout simplement. Il veut télécharger facilement et sans complications techniques de support, pour un prix donné, sans subir les guerres entre distributeurs et éditeurs.
In fine, les lecteurs boudent le numérique, les auteurs ont le sentiment d’être les dindons de la farce, et les distributeurs se livrent une guerre fratricide préjudiciable au marché.
Prêter un e-book est quasiment impossible, télécharger ou ouvrir un fichier est un challenge.
Où est le plaisir et la souplesse du partage de la culture ? 
Souvent dans l’incompréhension, l’utilisateur abandonne son acte d'achat.

Watermark, une solution alternative de protection pour les auteurs ?

Le watermarking consiste à ajouter sur le fichier des données exclusivement attachées à l'acheteur, comme un sceau numérique, un tatouage. Mais ce sceau numérique n’est pas la panacée ; il n’empêche pas la diffusion anarchique d’un livre. En revanche il permet de savoir d’où ce fichier est parti, d’établir un repérage et éventuellement une responsabilité morale.
Ce tatouage peut d’ailleurs être supprimé (copyright, fingerprint) afin de pouvoir l'utiliser sans autorisation préalable de l'auteur, de l’acheteur, et du distributeur.
Retour à la case départ ?

Quelles solutions pour enrayer le piratage des livres numériques ?

Selon « ActuaLitté », plus de 70 000 titres sont en offre pirate aujourd’hui, sur 120 000 titres commercialisées en numérique.
Si pour certains un téléchargement gratuit est une façon de se faire connaître, il faudra bientôt régler de manière universelle la maîtrise de la diffusion et du partage. Le piratage n’est pas nouveau. Il existe aussi du côté des auteurs, certains d’entre eux ont puisé leur inspiration, voire ont recopié des livres entiers.

Il est clair que le numérique ne facilite pas la chasse aux pirates mais que jusqu’à présent les solutions techniques ne sont toujours pas satisfaisantes pour d’une part protéger l’auteur et d‘autre part permettre une utilisation et une lecture sans contrainte pour le lecteur. 

La solution qui permette de tout conciler ... elle est certainement encore à inventer !! 
Mrs les informaticiens, la communauté des lecteurs numériques et des auteurs auto édités comptent sur vous !!!

Christophe Lucius

Les DRM ne sont pas la parade ceci est acquis ! Par contre quand Google héberge des pirates qui revendent les œuvres des auteurs sur Google Play là on entre dans une autre dimension, je vous invite à lire notre article et à faire du bruit autour ! http://www.idboox.com/economie-du-livre/ils-piratent-des-ebooks-dauteurs-francais-et-les-vendent-sur-google-play/ Lisez aussi la réponse de Google http://www.idboox.com/economie-du-livre/ils-piratent-et-vendent-des-ebooks-sur-google-play-google-repond/ A paraitre le 11 mai la suite !!
Publié le 10 Mai 2015
"Acheter un livre sous DRM, c’est comme acheter une voiture sans en être propriétaire !" Et acheter un livre sans DRM, c'est comme acheter l'usine qui fabrique la voiture, pour le prix d'une seule. Je suis pour les DRM "assouplis", par exemple pourvoir dupliquer et transférer un nombre réduit d'exemplaires.
Publié le 06 Mai 2015
Le probleme c'est que lorsque le piratage sera devenu tellement banal et que de beaux esprits seront encore la pour nous dire que c'est une chance, alors un mega site de telechargement emergera qui recensera tous les ebooks des qu'ils paraissent. Des lors les auteurs seront prevenu(e)s: dorenavant vous ecrivez pour des prunes. Cherchez vous un boulot de fonctionnaire. Et puis comme je l'ai ecrit sur un autre site, on fera la meme chose avec les baguettes de pain. On ira chez son boulanger, on prendra une baguette, on ne payera pas, on la mangera et quand le boulanger aura l'outrecuidance de dire que ce n'est pas bien et qu'il doit gagner son pain a lui, on lui repondra: au lieu de raler, tu devrais nous remercier de venir ici te faire la pub en mangeant to pain gratuitement!
Publié le 02 Mai 2015
Les pirates du temps des corsaires volaient sans autorisation quand les corsaires avaient l'aval officiel du Roi. Je m'exprime à titre personnel. La musique est encore téléchargée illégalement ou légalement. Il m'est arrivé de télécharger un morceau qui me plaisait, mais pas au point d'acheter le single ni le CD. J'ai déjà retrouvé mes livres piratés sur certains sites. Le côté positif, c'est qu'ils sont probablement lus et je me dis que le bouche à oreille pourrait fonctionner. C'est un genre de publicité gratuite. De toute façon, l'internaute qui l'a obtenu, l'aurait-il acheté, même à 1€ ? Cela n'est pas certain. On peut lui reprocher de ne pas connaitre Monbestseller ! Ils aurait pu lire gratuitement des livres et être dans la légalité.
Publié le 01 Mai 2015
Le piratage n'enlève rien à la création et non plus aux ventes de livres. Je suis donc pour. Je crois que c'est synonyme de bonne santé de l'histoire du livre. A moins d'être avare sur les bords et ne pas reconnaître.
Publié le 01 Mai 2015