La bête

Auteur
Le 18 nov 2020
Peut-on se faire peur à soi même au point de ne pas se reconnaître ? Sans doute, si l'on en croit Pascal Dandois dans l'appel à l'écriture monBestSeller : "Ce jour là, je ne me suis pas reconnu"
Le reflet de soi-même peut inquiéterLe reflet de soi-même peut inquiéter

Quand j’arrivai chez elle, évidemment pas juste pour faire un scrabble, je ressentis soudain, alors qu’elle commençait à se dévêtir doucement, comme les prémices de quelques pulsions perverses monter en moi ; comme une poussée d’adrénaline voire, peut-être, de rage ; quelque chose de purement animal ou même plutôt, de carrément bestial…

Heureusement, l’espace d’un instant, j’entrevis dans un miroir l’espèce de monstre que j’étais devenu. C’était  pourtant bien mon reflet, babines retroussées, avec un regard indescriptible, une expression affreuse, qui était là, dans la glace sur le mur de sa petite chambre. A cette vue terrible, je réussis à me ressaisir, à réprimer l’instinct, le désir, de la bête. Elle, elle regardait ailleurs lors de ce bref instant et elle ne s’est rendue compte de rien, encore heureux.

Cette nuit, finalement, fut tendre et sensuelle, douce, parfaite.

Quelle bonne idée de placer un miroir dans ce lieu stratégique ! Sinon, si je n’avais pas pu apercevoir cet aspect horrible de ma personne pour en reprendre le contrôle… qui sait ce qui serait arrivé 

 

PASCAL DANDOIS 

@la miss 80 ;-) Bon week-end !

Publié le 21 Novembre 2020

@lamish
Figurez-vous que je m'en doutais.

Publié le 21 Novembre 2020

@la miss 80 y en plous, yé m'en fous ;-)

Publié le 21 Novembre 2020

@lamish
Bien évidemment que vous écrivez ce que bon vous semble. Qui oserait prétendre le contraire, nom d'un petit Jésus en massepain ? Ou même l'inverse, si on y va par là. Mais il n'empêche que, si j'ai bien retenu les leçons de mon vieux prof de philo, du temps où je faisais tout mon possible pour confondre le fond et le forme, le yin et le yang, la cigale et la fourmi, Emmanuel Kant et Achille Zavatta, la morale et les tiques, le dehors et le dedans, l'être et le néant, le cactus et le perroquet, etc, etc, etc, ce qui distingue essentiellement la qualité et la quantité, c'est que ce sont deux choses aussi différentes que l'ortie et l'obélisque de Louxor, ou mieux : la Sorbonne et le boxon de Mme Claude. Brèfle, ceci explique cela, encore qu'on puisse légitimement prétendre que c'est cela qui explique ceci.

Publié le 21 Novembre 2020

@la miss 80 Yé fais y yécris cé qué yé veux, cariña :-))))) !!!!

Publié le 21 Novembre 2020

@lamish
Ne confondriez-vous pas quantité et qualité ? Ou qualité et quantité ? Quoi qu'il en soit, ce texte est à pleurer...

Publié le 21 Novembre 2020

Désolée, mais mille caractères pour un appel à écriture limité à quatre mille... un peu trop succinct à mon goût ;-). Bonne soirée. Amicalement, Michèle

Publié le 20 Novembre 2020

Il semblerait, si j'en crois votre truc, qu'il y eût en chaque homme un Mr. Hyde qui sommeille... Malheureusement, les choses étant ce qu'elles sont (et inversement), l'éducation et la morale ayant fait les ravages qu'on sait, nous autres, pauvres femmes, sommes, sinon toujours, au moins trop souvent confrontées au mièvre et peu bandant Dr. Jekyll, tout engoncé qu'il est dans les convenances, le savoir-vivre, le tact, la bienséance - brèfle, toutes ces choses qui font de l'exercice du sexe une bien morne tisane. C'est sans doute pour cela que je préfère le commerce de mes congénères femelles. Elles, au moins, sont plus authentiques dans l’œuvre de chair (comme on dit au catéchisme), autrement dit la fouterie, elles ne transigent pas autant que les mâles avec leurs appétits animaux. Disons qu'elles ont l'intelligence naturelle de laisser parler la bête...

Publié le 19 Novembre 2020