Séries
Le 10 aoû 2016

TANAGA d'Alice Quinn - Saison 2 - Chap 15 : La cage

Un nouvel épisode de TANAGA, la série d'héroïc fantasy d'Alice Quinn à retrouver et à lire en ligne gratuitement tous les mercredis et samedis sur le site. Saison 2 : TORFED - Chapitre 15 : LA CAGE.
Tanaga. Série héroïc fantasy d'Alice Quinn à lire gratuitement et en exclusivité sur monBestSeller.comTanaga. Série héroïc fantasy d'Alice Quinn à lire gratuitement et en exclusivité sur monBestSeller.com

Chapitre 15
La cage

Le rendez-vous avec les Guerriers était fixé toujours à la même heure, c'est-à-dire une heure du matin, heure française. Mais Théo devait d'abord s'assurer qu'ils avaient bien tous reçu son message. Vers onze heures, elle se réveilla en sursaut à la suite d'un rêve où elle essayait de saisir Miyader pour l'étrangler, mais où ses mains ne rencontraient que du vide.
L'illusion ! Le truc de l'illusion. C'est ça qu'on doit faire ! On a perdu trop de temps hier à me faire ingurgiter ces trucs de télépathie que je suis incapable de réussir.
Elle réveilla Nalyd avec enthousiasme.
– Nalyd ? J'ai trouvé. Tu dois m'apprendre ce que je dois faire pour me transformer en illusion ! J'ai un superplan. Mais pour réussir, il faut que je puisse tous nous transformer en images. Comme un hologramme, tu vois. Comme a fait le Clairvoyant quand je l'ai vu. On est là, on peut parler et tout, mais c'est pas vraiment nous.
– J'ai compris, n'insiste pas ! Y a juste un problème. Je n'ai pas appris à le faire et c'est très difficile. Parce que dangereux. J'ai lu des trucs sur ça, j'ai vu des grands mages le faire. Mais je n'ai pas le niveau requis. Je suis incapable de retrouver les incantations nécessaires.
Contrariée, épuisée, énervée, excitée, Théo s'assit devant son ordinateur. Elle actionna sa messagerie pour constater que les Pèlerins avaient cette fois bien reçu son message et qu'ils y avaient tous répondu positivement.
– Une heure moins cinq. Je vais y aller. J'espère que notre plan va marcher. Attends mon retour ici. Si les gens de la Ddass viennent vérifier si j'habite ici, planque les signes de notre séjour et essaie de te rendre invisible. J'espère que je reviendrai.
Et elle ouvrit le site du Jeu.
– Attends, je veux te donner quelque chose.
Nalyd farfouilla dans son sac à dos et lui tendit un éclat de cristal qui contenait, en incrustation, de la poussière de toutes sortes de pierres différentes disposées en une sorte d'écriture runique.
– Qu'est-ce que c'est ?
– La rune de l'Attachement.
– À quoi ça sert ?
– À faire ou défaire toutes sortes de liens.
– Pratique ! fut le remerciement de Théo.
– Et aussi à retrouver le chemin du retour, prononça Nalyd dans un murmure que Théo fit semblant de ne pas avoir entendu.
Nalyd éclata alors d'un rire indulgent et chaleureux.
Théo, émue, le cœur battant, le regarda avec une pointe de regret.
Quelque chose frémit en elle. Comme une pulsation désordonnée. Elle comprit brusquement pourquoi et comment les autres filles regardaient Nalyd, le beau Nalyd, avec ses boucles brunes, ses yeux verts, sa tête de Corto Maltese et son sourire naïf.
Il était là, tout simplement devant elle, ne manifestant rien d'autre que de l'amitié. Ou était-ce un peu plus ? De l’admiration ? De l’amour ?
Tu parles ! Rien à espérer de ce côté là !
Il joignit les mains et inclina la tête devant elle.
– Reviens-nous, Arodœht.
Ça va pas ma fille ? se dit-elle en rigolant intérieurement. Je suis pas en train de tomber amoureuse, quand même ? Comme toutes les minettes du centre ?
Troublée par cette découverte, elle fronça les sourcils et voulut abréger la scène des adieux, quand elle vit Nalyd se pencher délicatement vers elle. Les battements de son cœur s'accélérèrent et elle se sentit rougir intensément. Elle ferma les yeux à la seconde même où Nalyd déposait sur ses lèvres un tendre baiser, qu'elle lui rendit avec trouble.
Quand elle s'éloigna de lui, elle n'osa pas le regarder.
Elle eut le réflexe de se dire : C'est dingue ! Et je n'ai aucune copine à qui raconter ça ?
Embarrassée, elle tapota doucement la tête de Zerda et elle se remit aux commandes de son clavier pour diriger son avatar vers l'estrade où trônaient les quatre épées restantes.
La dernière fois, elle en avait saisi une et c'était ce geste qui l'avait transportée à l'intérieur de l'écran de l'ordinateur, dans le paysage d'un Monde qui était la représentation du Monde Perdu.
Comment allait-elle faire cette fois, puisque son arme à elle n'était plus désormais avec les autres ?
C'est alors qu'elle aperçut sur l'écran le mouvement des autres Pèlerins.
L'une après l'autre, leurs effigies apparaissaient sur l'écran pour se diriger vers l'estrade et saisir leurs lames.
Elle-même s'aperçut alors qu'un bijou brillait autour du cou de son personnage. C'était bien Luz. Transformée en médaillon, comme elle la portait dans la vraie vie, sur Terre.
Elle était là, bien là, sous sa forme réduite, autour de son cou, alors que jamais auparavant son personnage n'avait possédé ce détail vestimentaire.
Théo fit donc saisir à Fennec des Sables le pendentif épée.
Ce fut immédiat. Toutes les fenêtres de l'appartement s'ouvrirent à la volée, sous la pression d'une bourrasque de vent, tandis qu'un air glacial s'engouffrait dans le bureau.
– Par les rognures avariées de détritus puants ! J'y suis… murmura Théo.
La nuit expira un immense soupir qui emplit la pièce jusque dans les moindres recoins, paralysant Nalyd et Zerda. Le gémissement du vent évoquait une bête à l'agonie et les lumières s'éteignirent.
Le corps de Théo, comme la dernière fois, se sentit intercepté violemment, fragment par fragment, jusqu'à son cœur et quand il fut touché, Théo eut la sensation de voler en mille éclats brisés de silice.
Moins de deux secondes plus tard, Nalyd et Zerda se retrouvaient seuls dans la pièce, figés dans un Temps suspendu.
Théo, en chair et en os à l'intérieur de l'écran, se retourna lentement, pleine d'espoir, vers les autres, situés un peu plus loin d'elle, éclairés par la lueur des trois immenses pleines lunes. Elle était bien entrée dans le Jeu.
Enfin, elle allait voir les autres Pèlerins, ceux du Monde Nouveau. Enfin, ils seraient tous ensemble. Bien sûr, c'était une réalité virtuelle, mais c'était tout de même un progrès.
Elle se tourna vers eux et découvrit, soudain désenchantée, qu'elle n'était pas en présence des vrais Pèlerins.
Il ne s'agissait que des sempiternels avatars des Guerriers.
Que s'était-il passé ? Pourquoi les autres n'étaient-ils pas avec elle en chair et en os ? Pourquoi était-elle la seule à être parvenue à entrer réellement dans le Jeu ?
Théo se sentait vulnérable, fragile, frêle, périssable.
Lorsque les personnages, dans le Jeu, perdaient une bataille, cela se comptabilisait en termes de points. Mais quand c'était vraiment elle qui se battait, elle s'en était bien rendu compte la dernière fois, ses blessures étaient physiques, concrètes, douloureuses et plus que tangibles.
Les autres étaient cependant aussi grands qu'elle et elle se trouvait vraiment dans leur univers.
Elle ferma les yeux, espérant qu'en les rouvrant, elle les verrait là, devant elle, en vrai. Ou alors que Lully serait ici, prête à l'aider. Mais rien de tout ce qu'elle espérait n'arriva. Que faire ? Affronterait-elle les Écorcheurs toute seule ?
Après un bref moment de découragement, Théo trouva en elle la ressource de voir les choses différemment.
Avoir les avatars de ses compagnons à côté d'elle serait peut-être un atout.
Ils ne seraient pas blessés aussi facilement qu'elle. Ils pourraient agir sans être la proie de sentiments ou d'émotions. Ils verraient de façon plus intégrale ce qui l'environnait et ils percevraient avant elle les dangers.
Bref, il valait peut-être mieux qu'elle soit seule en vrai dans le Jeu. Tant pis si elle s'était encore trompée en pensant réussir à les réunir tous ensemble. Ce serait pour une autre fois.
Elle décida de faire comme si les autres n'étaient pas de faux personnages et elle leur tendit les bras, justifiant ainsi sa nationalité de Française, pour les embrasser l'un après l'autre. Certains lui rendirent son accolade avec vigueur, d'autres avec réticence, mais tous avec émotion.
Tout de suite, Dream Song prit la parole. Et Théo s'aperçut avec soulagement que, au moins, ils pouvaient communiquer.
Il parlait en anglais, mais Théo avait fait assez de progrès à présent, grâce à Nalyd, pour le comprendre.
Elle lui demanda néanmoins d'articuler le plus lentement possible. Très vite, elle s'avisa qu'il était inutile de faire des efforts de compréhension, car tout ce qu'il disait retentissait à ses oreilles en traduction simultanée, comme si elle avait eu des écouteurs miniatures à l'intérieur du crâne.
Danger, pensa-t-elle. Nous sommes sur écoute.
Et elle répondit à Dream Song pour lui expliquer que la censure fonctionnait, qu'ils étaient observés et qu'ils devaient faire attention.
Bien entendu, cela réduisait sérieusement leurs chances. Quoi qu'il en fût, la coupe était versée, il fallait la boire.
– J'ai un plan, disait Dream Song. Nous, les Aborigènes d'Australie, nous communiquons par télépathie. Je n'ai pas appris à le faire, mais je peux essayer.
C'était bien la peine que j'essaie de le faire avec des sortilèges ! pensa Théo.
– Je vais tenter la chose ici, continua Dream Song. Avec vous comme avec nos ennemis. Je ne peux vous en dire plus afin de ne pas compromettre notre réussite. Sommes-nous d'accord qu'il s'agit de faire rentrer le troupeau au bercail ?
Théo intercepta rapidement le message codé improvisé. Il voulait dire qu'ils désiraient faire revenir les Écorcheurs à l'intérieur du Jeu et les y piéger, afin qu'ils ne polluent plus de leur présence le Monde Nouveau.
Les autres avaient compris, eux aussi. Tous hochèrent la tête avec conviction.
Théo se demandait si les vrais Pèlerins étaient tous en ce moment même aux commandes de leur ordinateur, pilotant leur personnage, désespérés de ne pouvoir entrer dans l'écran, ou s'ils étaient perdus quelque part entre le Monde Nouveau et l'espace du Jeu, errant pour toujours dans des interstices cybernétiques, laissant leur silhouette se diriger toutes seules. Elle n'avait aucun moyen de le vérifier.
– Que penseriez-vous de faire un feu d'artifice pour fêter notre adoubement ? demanda Dream Song.
Il voulait dire faire sauter les ordinateurs, ou l'espace du Jeu...
– Ton plan est super, répondit Théo. Je voudrais juste ne pas finir prisonnière à jamais de cet univers.
– Qu'est-ce que tu proposes ?
– J'adore les feux d'artifice et je voudrais pouvoir bien profiter de la fête avec mon avatar.
Elle espérait que les autres comprendraient qu'elle désirait remplacer sa vraie personne par son effigie, au dernier moment, juste avant de tout faire sauter, afin de pouvoir s'éclipser sans que les Écorcheurs s'en aperçoivent.
Elle réalisait combien il était difficile de parler par énigme.
– On commence par où ? demanda Ciel qui Gronde, brandissant bien haut son épée.
Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase que cinq Écorcheurs Volants fondirent sur eux, semblant jaillir de nulle part.
– La Cage ! la Cage ! s'écria Œil de Faucon
Mais c'était trop tard.
Bruit de chaînes, de métal. Les Écorcheurs emportaient avec eux la Cage. Ils allaient saisir la lumière des trois lunes et ainsi les Pèlerins seraient dans les ténèbres, à leur merci, comme dans le Jeu. Ils allaient perdre, finalement.
Sans pouvoir réagir, les Pèlerins virent tomber sur eux une gigantesque cage de métal transparent, semblable à du Plexiglas épais.
Elle fut verrouillée à l'instant, sans que quiconque ne discerne ni clé ni serrure et ils tentèrent en vain d'en secouer ce qui leur semblait être des barreaux. Qui plus est, dans le même temps, ils perdirent tous leur épée, tombée à terre hors de la Cage.
Le paysage, alentour, baignait toujours dans la lumière diaphane des trois astres, tandis que l'intérieur de la Cage était plongé dans l'obscurité.
– C'était donc vrai, murmura Ciel qui Gronde. C'était bien un piège, cette histoire d'adoubement. Quand je pense que nous avions réussi à toujours éviter cette Cage ! Et nous sommes maintenant les prisonniers des Écorcheurs.
– Non, répliqua Théo à voix basse. Nous ne sommes pas leurs prisonniers. Ce sont eux qui viennent de tomber dans notre piège. Ce qui m'étonne, c'est qu'ils ne nous aient pas tués tout de suite. Ils doivent désirer quelque chose de nous. Sinon, ils nous auraient soit vidés de notre substance, soit éliminés simplement.
– Tu as raison.
Deux énormes Écorcheurs, de la cohorte des Pakhus, puisqu'ils portaient une armure s'apparentant à l'aspect des mammouths, glissèrent une corde entre les barreaux supérieurs de la Cage et se mirent péniblement à avancer, ployant sous la charge.
– Où nous conduisent-ils ?
– Nous le saurons bientôt.
Théo sentit plus qu'elle ne vit, car les yeux de ses compagnons étaient ceux, vitrifiés, de personnages cybernétiques, que les Pèlerins échangeaient des regards qui se voulaient confiants. Ils exprimaient néanmoins une angoisse de l'avenir, de l'inconnu qui révélait leur peu d'expérience.
Outre le fait que les personnages virtuels ne possédaient pas de vrais yeux, Théo nota la dissemblance entre ces Cavaliers-là, caricaturaux automates synthétiques et ceux avec qui elle avait combattu lors de la dernière grande bataille du Tanaga.
Elle espérait que ce qu'elle venait de dire à Ciel qui Gronde, c'est-à-dire que c'étaient les Écorcheurs qui étaient tombés dans leur piège, se révélerait vrai, mais pour rien au monde elle n'aurait voulu montrer ses propres doutes.
Pour se donner du courage, elle se mit à psalmodier la devise des Pèlerins : «Par Lug, Luz, Lup, Lud et Lun, les Pèlerins sont un et combattent sans faillir. »
En l'entendant, les autres relevèrent la tête et se mirent eux aussi à répéter une incantation.
Au bout d'un moment, elle comprit que c'était la même, que chacun la répétait dans sa langue.
Et même si la sonorité était parasitée par la traduction simultanée, elle distinguait parfaitement les mots étrangers à ses oreilles. Il n'y avait pas d'anglais là-dedans.
Apparemment, tous scandaient une suite de mots dans laquelle elle reconnaissait les noms des épées, mais qui était complètement inconnue pour elle.
Elle comprit que personne n'avait choisi de langage officiel, mais seulement une langue lointaine maternelle, peut-être seulement un dialecte, quelque chose transmis par leur famille, leur clan et qui leur avait semblé plus porteur de Force Intérieure.
Sans savoir se l'expliquer, ces efforts faits par les Pèlerins, car ils avaient dû traduire les mots puis les apprendre par cœur, lui réchauffèrent le cœur.
Elle entreprit alors de tenter, elle aussi, de traduire les mots en langue touareg, avec les bribes enseignées par sa mère, dont elle se souvenait vaguement.
Elle savait bien que cela devait être tout faux, en tout cas incomplet, mal dit. Elle espérait toutefois avoir évité les contresens et elle se sentait fière comme un paon de son exploit.
Le paysage avait changé.
Un désert glacial s'étendait à présent devant eux, une mer d'herbes brûlées par le froid, sur une étendue plate et sans vie. Pas une ombre à l'horizon, pas un seul escarpement, colline ou vallon, pas un cours d'eau.
Sous les pieds des Écorcheurs, de petits insectes rampants fuyaient, surpris dans leurs activités. Où que l'on tournât les yeux, rien que l'immensité glacée.
Le bruit la surprit au début, puis elle réalisa qu'il s'agissait d'un claquement de dents. Peut-être même du sien. Il fut suivi par d'autres et, en quelques minutes, les cinq Pèlerins se mirent à grelotter, à se serrer les uns contre les autres en claquant des dents.
Les Écorcheurs, eux, protégés par leur armure en peau de mammouth, n'avaient pas l'air de ressentir ce froid pénétrant.
Alors qu'une minute auparavant rien n'était en vue autour d'eux, ils se retrouvèrent inopinément sous l'ombre d'un immense monolithe de granit blanc.
On ne pouvait pas dire que c'était une tour, ni même un château ou une maison, puisqu'il n'y avait aucun signe extérieur d'architecture traditionnelle. Pas de fenêtres, ni même de meurtrière, pas de portes, pas de ponts, pas de tuiles, rien... Une construction, certes.
Un grand, immense parallélépipède blanc opaque. Sale. Un bloc haut de plus d'une centaine de mètres, large d'environ sept cents, carré sur sa base.
Il était apparu sans avoir prévenu.
Miyader était-il, lui aussi, roi de l'illusion, ou du moins de l'invisibilité ? Comment se faisait-il que cette immensité déserte ait brusquement cédé la place à cet obstacle de taille ?
Était-ce là un lieu d'habitation, de torture, d'internement ? Aucune vie ne semblait en émaner.
Théo eut alors une pensée pour l'une des prédictions émises par Belissama de Fortibus par l'intermédiaire du Livre de la Prophétie.
– Voilà donc ce fameux Torfed. Alors nous y sommes.
– Où ça ? Tu connais ce lieu ? demanda Dream Song.
– Il était mentionné dans Le Livre de la Prophétie. Sur le moment je ne l'avais pas compris, mais maintenant c'est très clair.
– Qu'est-ce que c'est ?
– Le centre du Non Monde.
– Tu veux dire, comme dans le Jeu ? Le Non Monde ? La capitale du pays des Écorcheurs ?
– Oui.
– Et il se nomme le Torfed ?
– À vrai dire, les Écorcheurs n'ont ni Monde, ni Pays, ni Capitale. Ils n'ont que cela. Ce bloc. Torfed. Ils y vivent et le transportent avec eux dans chaque monde où ils décident de régner ou de s'installer provisoirement. Il semblerait qu'ils l'aient pour l'instant transplanté dans un espace intermédiaire, cyber, faute de ne pouvoir encore pour l'instant l'implanter sur Terre. Cela veut-il dire qu'ils ont quitté le Monde Perdu ? Nous ne sommes donc pas ici dans le Monde Perdu, mais dans le Non Monde ? Mais alors pourquoi, la dernière fois, Lully m'a-t-elle amenée à Menaour Kazell, alors même que nous étions dans l'espace virtuel, comme à présent ?
– Tu as raison, poursuivit Dream Song. Ils veulent sûrement, dès qu'ils auront établi le Temps des Écorcheurs sur Terre, l'introduire dans le Monde Nouveau. Car ici, dans le Monde Perdu, ils n'ont certainement plus de proie. Si ce n'est pour s'amuser, mais les substances ne sont plus suffisamment nourrissantes pour eux. Et dans ce Monde virtuel...
Œil de faucon enchaîna.
– S'ils nous emmènent ici, c'est que : premièrement, ils ne veulent pas nous tuer, en tout cas pas tout de suite. Deuxièmement, Miyader est là.
– Tu as raison, surenchérit Dream Song. Je le sens.
Il frissonna.
– Que veut-il de nous ?
– Facile à deviner, avant de nous éliminer, pour être sûr que le Tanaga ne reviendra jamais, il désire de nous la clé du Passage vers le Monde Nouveau...
Les Pèlerins se regardèrent avec horreur. Un long silence les enveloppa.

Rendez-vous samedi pour le chapitre 16 de la Saison 2 de TANAGA !

C’était La cage, le chapitre 15 de TANAGA - Saison 2 – Torfed
© Alice Quinn - tous droits réservés – 2016

J’ai voulu retrouver avec ce roman d’héroïc fantasy la joie de l’écriture de feuilletons, qui m’a toujours fascinée. J’espère que vous partagerez cette passion avec moi.
Dans un premier temps, 2 tomes seront donc ainsi déclinés chapitre par chapitre, gratuitement, en ligne, le temps qu’il faudra, à raison de 2 chapitres par semaine, les mercredis et les samedis, à 10 heures.
Si des fautes, des incohérences ou des coquilles se sont glissées à mon insu dans le texte, je vous serais reconnaissante de m’en informer.
Vous pourrez trouver la saison 1, Les écorcheurs, sur Amazon.fr le 27 juillet 2016
Pour la saison 2, Torfed, ce sera le 27 Aout 2016.
Vos remarques et retours me permettront de corriger ces détails avant la sortie.
Merci de votre aide et participation.

_____________________________________________________
Illustration couverture par Alex Tuis
Graphisme couverture réalisée par Kouvertures.com

Bonjour Alice. La cage qui se referme autour (et sous !) d'eux et leurs épées qui tombent toutes à l'extérieur, ça me paraît un peu énorme. Tout cela se déroule très vite. En fait, j'ai le sentiment inverse du premier livre. Dans le premier livre, l'action était plutôt lente, voire par moments très lente, et dans le second, c'est tout le contraire, à tel point qu'on a parfois l'impression de griller des étapes ou de passer du coq à l'âne, ce qui procure à des lecteurs comme moi un sentiment de confusion. A bientôt sur le chapitre 16, mais je le crains fort prévisible. Je vous dirai cela dans les commentaires ! Bien cordialement.

Publié le 06 Décembre 2016