Classiques et Moi
Le 13 juin 2017

LES CLASSIQUES : Marivaux et moi.

Je fis connaissance avec Marivaux au lycée. Le Jeu de l’amour et du hasard était au programme cette année-là. Ce fut l’histoire d’une méprise, d’un quiproquo, d’un jeu de masques qui a duré des années.
Marivaux : l'amour triompheMarivaux : l'amour triomphe

A la maison, on méprisait un peu les auteurs du siècle des Lumières lorsqu’ils n’étaient pas philosophes. L’aimable dix-huitième siècle était tout juste bon à illustrer les gravures défraîchies de petites marquises et les biscuits de Sèvres des salons de grands-mères. Et je ne parlerai même pas des écrits libertins sous le toit d’un père qui avait failli devenir pasteur.
Je lus pour la première fois Marivaux dans une indifférence amusée. Un style agréable, léger, des rebondissements directement inspirés de la commedia dell’arte, des amours faciles et souriantes. Le règne de Louis XV fantasmé. Marivaux selon Michelet, en somme.

J’avais des facilités en français : j’appris bien ma leçon, complétai avec quelques recherches en bibliothèque (Internet n’existait pas), ciselai le fond, posai le vernis de la forme, laissai sécher. Dix-huit sur vingt, rien à voir, circulez.
Et j’oubliai Marivaux.

Fuir Rousseau pour retrouver… Marivaux

Quelques années plus tard, en classe préparatoire, retour du siècle des Lumières, Rousseau en particulier. Au programme des concours cette fois-ci.
Il n’était plus question de m’abandonner à mes facilités. Je lus Rousseau. J’avalai Rousseau. Je soupai de Rousseau. Je mangeai Rousseau à tous les repas. Finalement, je vomis Rousseau. La nausée me vint quand j’attaquai la seconde partie de ses Confessions. A ce moment-là — ses inconditionnels me pardonnent — son orgueil démesuré, son absence totale de remords, sa mauvaise foi me sautèrent à la gorge, pour ne me lâcher qu’à la dernière page. Guidée par les lumières professorales, je me tournai vers les autres lectures recommandées : plus je lisais, moins j’approuvais.

Lumières obligatoires, sérieux demandé, ne-restez-pas-dans-les-ténèbres-s’il-vous-plaît, révolution inévitable, progrès certain. Les Lumières antichambre de la Révolution régénératrice d’un monde épuisé par ses vices. Les errements de la Régence expiés et rachetés par le sang des massacres de septembre. Un deux trois, feu aux poudres, boum !

C’était le visage du siècle des Lumières que l’Université voulait que je retienne. Mais était-ce celui que moi, je désirais conserver ?
Cela ne me semblait ni juste ni bon.

Je me plongeai dans les eaux sombres et inexplorées de tout ce qui n’était pas au programme. Au feu les Rousseau, les Diderot et même les Voltaire ! Je me roulai dans l’hérésie scolaire, recherchai les ouvrages qui sentaient le soufre, ruisselants des grâces vaporeuses d’un Watteau ou d’un Fragonard. J’inhalai sans retenue les vapeurs tentatrices des Choderlos, Prévost… et Marivaux. Et ce sabbat m’ouvrit les yeux.

Je m’aperçus que j’avais été sérieuse toute ma vie. Peu d’amis, peu de sorties, toutes bien encadrées par papamaman, explosions paternelles à la moindre incartade. Pas d’aventures non plus ; il faut dire que comme nombre de congénères boutonneux englués dans les études, je m’habillais comme un sac. Des bulletins de notes irréprochables, soigneusement alignés dans la vitrine imaginaire qui résumait mon existence. J’étais le singe savant des chinoiseries rococo : une jolie peluche obéissante, tout vide à l’intérieur, qu’on range dans sa cage quand on a fini de l’exhiber.

Marivaux : on goûte puis on dévore

Le singe chinois se mit à engloutir Marivaux. Plus de nausées cette fois-ci mais un appétit insatiable. J’admirai le moraliste bienveillant et ambigu, je m’emplis de sa joie de vivre, de sa foi souriante et tranquille en ses contemporains, loin des fabriques chimériques d’hommes nouveaux et des grands élans mélodramatiques, un peu fictifs, dont on m’avait gavée. Enfin je gagnais une consistance. J’accueillis avec soulagement l’annonce de l’amour, de la tendresse et du chagrin pour ce qu’ils sont : des sentiments fugaces et changeants comme la nature humaine, aussi naturels que la Création. Je commençai à secouer la chape de honte et de culpabilité qui m’écrasait depuis ma tendre enfance — je ne parviendrais à m’en débarrasser complètement que bien des années plus tard. C’est ainsi que le singe chinois se mit à limer patiemment les barreaux de sa cage.

Pour Marivaux, la faiblesse de l’homme est un postulat ; il s’en amuse avec bienveillance sans le lui reprocher

Marivaux possède, à mon sens, cette qualité si rare, propre à nous faire aimer notre monde et à nous faire aimer de nous-même : la bienveillance. Non, une société ne se bâtit pas en un jour, avec de beaux plans, de la violence et de grands principes : à la fin de l’IIe des Esclaves, maître ou valet, chacun reprend sa place. On ne crée pas un homme nouveau, cent pour cent rationnel, ou alors on le déshumanise. L’homme doit être accepté tel qu’il est, dans toute sa faiblesse, avec sa part d’ombre, mais aussi avec ses qualités, ses espoirs, l’étincelle de raison qui le guide dans l’existence.

Le chemin de la destinée est tortueux et imprévisible et il faut parfois beaucoup de courage pour poursuivre la route. Marivaux le sait bien, avocat sans cause ruiné par la banqueroute de Law, veuf d’une épouse trop tôt disparue, père d’une fille unique entrée dans les ordres malgré lui. Ses héros font face aux aléas de la vie avec intelligence, courage et humour. Loin de la clôture de la maison ou du couvent, Marivaux nous montre une Marianne forte, libre et vertueuse, affronter d’innombrables péripéties avant de toucher au port. Un modèle bien plus attirant à mon avis pour les femmes d’aujourd’hui que l’Héloïse avec laquelle Rousseau se sentira obligé de répliquer à quelques décennies de là.

Liberté, bienveillance, humour, foi en l’homme, amour déculpabilisé : ce que Marivaux nous a légué va bien au-delà du « marivaudage ». Ce n’est rien moins qu’un humanisme des Lumières, sans idéologie ni violence, qui résonne et raisonne encore dans les méandres de notre époque.

Pour finir, quelques citations…
« On n’est pas le maître de son cœur. » (La Double Inconstance, acte III, scène 9)
« Le mérite vaut bien la naissance. » (Le Jeu de l’amour et du hasard, acte III, scène 8)

… et mots d’esprit…
« Quand une femme est fidèle, on l’admire : mais il y a des femmes modestes qui n’ont pas la vanité de vouloir être admirées. » (Arlequin poli par l’amour, acte I, scène 1)
« Votre fierté est si ridicule qu'elle me dégoûte de la mienne. » (Le Préjugé vaincu, scène 9)

Pour marivauder dans le texte, vous pourrez commencer par des pièces emblématiques comme Le Jeu de l’amour et du hasard (1730) ou Les Fausses confidences (1737), également L’Ile des esclaves (1725) pour une tonalité plus philosophique, sans oublier le roman emblématique — et inachevé ! — de Marivaux, La Vie de Marianne (1726-1741).

MAX DOUGALL

 

 

Pour en savoir plus sur Marivaux (1688 - 1763) 
Avec la participation de Élizabeth M. AÎNÉ-DUROC.

Marivaux. Un nom célèbre pour évoquer un homme tout en nuance, dont l'histoire connue est souvent résumée, marquée par de curieux raccourcis.

De l'homme, on ne sait que peu de choses, du moins quand on effleure les biographies courtes. C'est à Paris que naît Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, à la fin du dix-septième siècle, en 1688. On ne peut qu'être frappé par l'exceptionnelle longévité de celui qui a pour ainsi dire 'bouclé la boucle du siècle', puisqu'il est mort âgé de 75 ans, fait rare pour à son époque.

Du droit à la littérature.

Durant sa jeunesse, Pierre aura traversé la France de part en part. Ses racines plongent en Normandie, tandis que son destin, d'abord matérialisé par les nominations successives de son père, Nicolas Carlet, à des postes de plus en plus hiérarchiques, l'entraîne en Auvergne, lui fait connaître Limoges, et finalement le guide jusqu'à Paris. Paris où, désireux d'abord de se conformer au modèle paternel, il entreprend des études dans le but de devenir avocat. Fait notable toutefois : jamais Marivaux, pourtant titulaire d'une licence de droit dès 1721, n'exercera ce métier.

Un étudiant dans les salons…

C'est donc bien avant d'avoir achevé son cycle d'études que Pierre Carlet donne à savoir sa passion pour la littérature. En 1706, à huis clos, on joue sa première pièce, « Le père prudent et équitable, ou Crispin l'heureux fourbe ». Il s'agit d'une comédie d'intrigue, -en un acte, composée en vers-, dont le texte sera édité en 1712, la même année que son premier roman, « Les effets surprenants de la sympathie ».

Marivaux est alors âgé de vingt-quatre ans, et le voilà introduit dans les meilleurs salons de Paris, celui notamment de la renommée Madame de Lambert. En cette compagnie, spirituelle, où l'on traite le littéraire telle une grave affaire, Pierre Carlet se formera, et s'ouvrira à la fois. C'est à cette période que, soufflant en poupe le vent de son imagination comme celui d'un certain esprit révolutionnaire, l'auteur prodige se décidera à pourfendre l'esprit du classicisme. Il deviendra renommé pour s'attaquer aux genres existants tout en cherchant à développer le sien propre, et c'est ainsi qu'il étrennera ses armes de dans l'art du parodique. Ainsi naissent sous sa plume « Télémaque travesti », puis « L'Iliade travestie », célèbre revisite de l'œuvre d'Homère.

Splendeurs et misères de Marivaux...

En 1717, Marivaux déjà est considéré par ses pairs, on voit en lui un moraliste, doué, brillant, et d'aucuns le comparent à La Bruyère. Cette même année, le 7 juillet, le jeune auteur épouse Colombe Boulogne, la fille d'un riche avocat proche du roi. Ce sont de belles années qui suivent, dit-on, mais leur succéderont des temps de malheur. Tout d'abord Pierre Carlet endure le décès de son père en 1719. En 1720, la fameuse banqueroute de Law entraîne sa ruine, et en 1723, malheureusement, Colombe meurt à son tour. Voilà Marivaux seul et démuni, tenu d'écrire et de produire pour subvenir aux besoins de sa petite fille.

Pierre de Marivaux va s'avérer philosophe. Pendant de nombreuses années, il fera connaître ses pensées, publiant dans divers journaux des billets moralistes dont l'orientation vise à défendre ses choix humains et littéraires. Il apparaît alors épris de liberté, homme d'humour et d'humilité aussi bien prêt à rire des travers des autres que des siens, et tirant de riches enseignements de ses fréquentations et de sa connaissance de la nature humaine, enseignements qui le conduisent à cette sorte de grandeur bienveillante dont ses écrits ne se départissent jamais, aussi satiriques soient-ils.

Marivaux un auteur prolixe

Si l'on connaît de Marivaux son œuvre romanesque, résumée à elle seule en « La vie de Marianne », -ouvrage resté inachevé, fait qui peut sonner comme une coïncidence-, et dont le penseur aura émaillé l'écriture sur près de quinze années, on sait moins qu'il fut prolifique au point de publier pour ainsi dire une fois par an pendant presque quarante ans ; tout comme l'on pense moins souvent à ce qui semble avoir été sa véritable passion littéraire : le théâtre. Ce sont près de quarante pièces que Marivaux, fin dramaturge, aura campées sa vie durant. Des comédies sentimentales et des comédies sociales, toutes plus profondes qu'il n'y paraît, ce qui explique peut-être le peu d'engouement que certaines d'entre elles ont suscité en leur temps. « Arlequin poli par l'amour », cependant, jouée en 1720 par des comédiens italiens, est une pièce à succès. Marivaux deviendra l'auteur attitré d'une célèbre troupe italienne et sera tout de même connu pour avoir réformé le genre de la comédie sentimentale.

On a longtemps dit que Marivaux était demeuré, au temps de ses contemporains, un homme incompris, c'est pourquoi il est important de signaler que son existence aura été enrichie par des amitiés sincère, on retient les noms de l'actrice italienne Silvia Balletti, -sa muse pour un temps-, et de Claudine de Tencin, dont la fréquentation lui aura permis d'adoucir les dernières années de sa vie, marquées par certains revers. Marivaux lui doit d'avoir été élu à l'Académie Française sur les bancs de laquelle il prononce d'éminents discours, cependant que les dernières œuvres théâtrales qu'il compose, si elles sont éditées, ne font guère l'objet de représentations.

Souffrant dès l'année 1758, atteint de pleurésie, Marivaux décède le 12 février de l'an 1763.

Et un peu plus :

> Marivaux était, de son vivant déjà, tellement célèbre pour son originalité, et pour les réformes qu'il menait dans les milieux de la littérature, que son nom a inspiré un verbe et un nom commun. « Marivauder » et « Marivaudage » existent depuis lors. Définition du verbe ? « Échanger des propos galants et raffinés ». Si le fait participe à la notoriété de l'auteur, il le dessert en d'autres lieux, car on l'accuse de galvauder la langue française, que son influence fera néanmoins évoluer.

> Lorsque Marivaux est élu à l'Académie Française, ce n'est pas en lieu et place de n'importe qui ! Voltaire était en lice également, mais Marivaux l'a emporté.

> Enfin, c'est parmi les grands que Marivaux marche aujourd'hui. Ce que l'on ne réfutera pas si l'on apprend qu'il obtient la troisième place au rang des auteurs les plus joués par la Comédie Française, après Molière et Racine.

@Letellier Patrick
Je viens de me taper les tartines que vous avez si obligeamment postées et je vous avoue que j'en reste tout ébaubi. Dans le genre vieille baderne réactionnaire, il est certain que vous battez haut la main certains records pourtant fermement établis. Tiens, on devrait vous empailler et vous exposer derrière une vitrine. Ne serait-ce que pour l'amusement des enfants. @Max Dougall a bien du mérite d'avoir répondu à votre obscurantiste logorrhée.

Publié le 10 Juillet 2017

@Letellier Patrick
Je suis heureuse que nous concluions cet échange en termes cordiaux. Merci pour votre éclairage sur notre héritage si controversé et des débats encore loin d'être apaisés malgré leur âge vénérable. Au plaisir de bientôt vous lire, bien cordialement, MD

Publié le 21 Juin 2017

@Letellier Patrick

Monsieur Letellier,

Je souscris en tous points à la réponse faite à vous par MonBestSeller et je prends acte de votre modération dans vos derniers propos en date.

Je vais vous répondre sur le fond mais je souhaiterais au préalable clarifier deux points de vos interventions passées :
Concernant votre remarque sur mon absence de ce forum, le 14 juin dernier : "pas un mot pour vous faire connaître", tout le monde sur MonBestSeller n'a pas le bonheur de vivre de sa plume et certains métiers peuvent s'avérer assez prenants. Je vous réponds donc aujourd'hui car il ne m'a simplement pas été possible de le faire plus tôt, et non par fainéantise, lâcheté ou que sais-je encore.
Ensuite, concernant mes prétendues difficultés d'écriture ("vous avez peiné des mois pour écrire"), comment vous pouvez écrire ça, nous ne nous connaissons même pas !

Il est bien dommage que le lancement du débat que vous souhaitez ouvrir (cf. votre commentaire du 15 juin) soit aussi agressif, car il est très intéressant sur le fond.
La situation est d'ailleurs assez paradoxale car je suis d'accord avec vous sur un certain nombre de points. Pour faire court, depuis Jules Ferry (en gros), l'enseignement de l'histoire et de la littérature a été, à mon avis, extrêmement centré sur les Lumières et les aspects positifs de la Révolution française. En caricaturant, on pourrait dire que dans beaucoup d'esprits, la France n'existe que depuis 1789 ! (caricature, je le répète. Je sais bien qu'on enseigne toutes les époques en classe).

Cela s'explique naturellement par la volonté d'enraciner la République en France (elle est passée de justesse en 1873, nous avons failli devenir une monarchie constitutionnelle). Malheureusement, cela conduit à propager des idées fausses (un exemple au hasard entendu autour de moi : la nation française serait née en 1789... eh bien non, la France est l'un des premiers Etats-nations au monde, depuis le Moyen-Age) et peut-être un certain désarroi chez une partie de nos contemporains. C'est aussi oublier que beaucoup de réformes mises en œuvre à la Révolution ont été préparées par les ministres de Louis XVI. Il existe une continuité de long terme de l'action de l'Etat, même à cette époque de rupture très brutale qu'a été la Révolution.

S'agissant de littérature, je ne serais pas aussi radicale que vous.
Marivaux était certes lucide, mais lui prêter des intentions pornographiques et révolutionnaires me semble aller vraiment trop loin. Quant à faire un rapprochement entre l'enseignement de Marivaux au lycée et le sexe à la maternelle, cela ne relève que d'une certaine posture provocatrice, n'est-ce pas ? Le rapprochement entre Marivaux et Sade me semble aussi extrêmement hasardeux, mais si je comprends bien votre démarche vous vouliez choquer pour faire réagir. Quant à Choderlos de Laclos, il n'a jamais caché ses intentions moralistes.
Je me méfie également de la fidélité des adaptations cinématographiques à l'esprit des ouvrages du XVIIIème siècle. Au fond, tout est déjà dit dans "Que la fête commence !", qui donne une image largement erronée de la Régence. Sans préjudice de la qualité des œuvres, ce n'est souvent pas l'esprit de l'époque qui est reflété dans ces films mais l'idée que notre époque s'en fait.

Souvenons-nous par ailleurs que Marivaux s'est toujours tenu à l'écart des Philosophes et qu'il a été copieusement brocardé par Voltaire pour sa légèreté. Pour moi, il est certes contemporain, mais à l'écart de la mouvance philosophique de ce siècle : il a suivi sa propre voie.
Il n'en demeure pas moins que l'enseignement de la littérature et (surtout) de la philosophie en milieu scolaire est extrêmement marqué par les Lumières. Le Romantisme est souvent présenté comme une réaction aux Lumières, c'est vrai, mais de mon temps au moins (pas si vieux) il ne bénéficiait pas du même traitement : moins de temps, plus d'attention au style qu'à l'approche philosophique...

Nous vivons à une époque de remise en cause fondamentale de l'héritage des Lumières, que ce soit par l'extrémisme religieux, les excès du néo-capitalisme, les problématiques environnementales (l'homme doit-il rester la mesure de toute chose ?) ou les défis de l'intelligence artificielle. C'est sans doute le moment de rééquilibrer notre approche pour nous adapter au monde contemporain. Par exemple, on pourrait donner plus d'audience médiatique aux travaux des philosophes contemporains sur ces thèmes.

Bien évidemment tous ces développements ne se fondent que sur mon expérience personnelle, forcément très limitée et non représentative. Il serait intéressant d'avoir ici le point de vue, par exemple, d'un professeur de philosophie sur l'enseignement des Lumières dans le système scolaire contemporain.

En espérant avoir pu apporter un peu de sérénité au débat, bien sincèrement, MD

Publié le 20 Juin 2017

@chathymi
Merci beaucoup pour votre message réconfortant et mesuré. Vous avez tout à fait compris le message que j'ai essayé de faire passer. Au plaisir de bientôt vous lire, bien cordialement, MD

Publié le 20 Juin 2017

@vespucci
La "mise au feu" de Diderot ne doit pas être sortie du contexte de l'article. Il s'agit de raconter un état d'esprit à un moment bien précis de mon existence, une réaction de rejet explosive, forcément excessive et complètement subjective. Cela ne m'empêche pas de considérer Diderot comme l'un des plus grands penseurs français. Bien à vous, MD

Publié le 20 Juin 2017

@Letellier Patrick. Pourquoi tant d''amertume, cher Patrick, nous sommes tous là à donner notre temps et notre énergie pour l'intérêt collectif (eh oui). Le taux de lecture de cet article est excellent, et nous en avons les statistiques, relayé par les réseaux. Quand au lien de notre auteur, il est mentionné en tête des liens. Je souscris à beaucoup de vos réflexions, mais il ne faut pas décourager ceux qui "donnent...Ou alors faites nous des suggestions. Nous sommes tout ouïs...

Publié le 15 Juin 2017

@MAX DOUGALL , merci pour votre Classique et moi. A mon sens, vous faites là témoignage d'une émancipation par la littérature. Cela me touche beaucoup parceque c'est pur. Et quand bien même il eut été "mauvais garçon" vous l'avez choisi,. Il est votre prince à vous. De par son long baiser, il vous sort enfin du long sommeil de l'enfance et des maitres qui choisissaient à votre place. Il vous fait femme. Et vous vous laissez faire parceque, précisement, vous n'êtes plus soumise. Bien à vous. Cha

Publié le 14 Juin 2017

Mettre au feu Diderot ! Le plus moderne des écrivains du 18ème ! Quelle faute de goût ! Pire : quel crime contre la littérature !

Publié le 13 Juin 2017