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Le 04 jui 2017

Se soigner par les les livres ou « biblio-thérapie », un remède miracle ?

Selon Alain de Botton, philosophe britannique, la littérature n’est pas inutile. C’est une manière de mieux se connaître, d’apprivoiser la sagesse, de renouveler notre espoir.
Les livres, c'est remboursé ?Les livres, c'est remboursé ?

Avant le XIX ème on considérait que les livres étaient faits pour nous apprendre à vivre et mourir

La revue Américaine « Annual Review of Psychology » publie en 2016 une information plutôt étonnante. A partir de scanners du cerveau, la conclusion est simple : la lecture au même titre que « vivre une expérience réelle », stimule des zones cérébrales identiques. Les circuits neuronaux ainsi sollicités lors de la lecture augmenteraient nos capacités d’adaptations sociales, notre aptitude à vivre, à comprendre ce que les autres sentent. En réalité, lire est une expérience de vie, qui nous apprend à vivre et mourir.

Chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même (Proust)

C’est ce que tente de démontrer Alain de Botton auteur de « Comment Proust peut changer votre vie… ». Selon lui, et études à l’appui, un livre nous permet de vivre les émotions que la vie ne nous permet pas de traverser », c’est un stimulateur de réalité, un révélateur de notre vie intérieure.« Tout grand auteur est un explorateur…de nouveaux et mystérieux coins reculés de nous-mêmes et des autres. Les romanciers sortent de l’ombre nos terres intérieures inconnues, les cartographient, les décrivent »

La biblio-thérapie ou la lecture assidue de livres est un outil pour faire le point sur ce que nous savons confusément

La biblio-thérapie, fut lancée au lendemain de la Première guerre mondiale pour « soigner » les traumatisés de la Grande Guerre. Peu répandue en France, elle se heurte aux préjugés du pays des lettres : notre conception de l’absolu en littérature, sa dimension sacrée. Il serait vulgaire d’y trouver un sens au delà du beau et de partager cela de manière populaire !
En contrepoint nous avons parfois une vision dévalorisante de la littérature de divertissement, presque déconnectée de la culture, donc sans mission. Faite pour les « sans esprit ».

Se soigner par les livres

Nous y venons, certains « psys » stimulent le psychisme de leurs patients en faisant lire à haute voix des romans et des poésies. Attention, la posologie est importante. Un excès de romance, sur-dosage d’Harlequin par exemple, peut nous faire penser qu’une jolie infirmière pauvre épousera toujours un chef de clinique riche et beau. Car attention la littérature est un modèle, elle décrit ce que peut être ou ce que doit être une relation amoureuse. Masquer le réel et travestir la vérité, les vérités, réduire l’humanité à une simple mécanique des bons et des méchants n’est pas sans risque.
Les" feel good books" risquent donc au contraire d’engendrer de nouvelles pathologies. Et pas des moindres.

Pourquoi pas moi j y crois car les médicaments sont pas toujours au point .....a suivre

Publié le 04 Juillet 2017