Le Christ s'est arrêté à Herdonia

139 pages de PH Gerday
Le Christ s'est arrêté à Herdonia PH Gerday
Synopsis

Marie Lebeau, spécialiste du Nouveau Testament, fait la découverte de sa vie. Elle met la main sur un vieux parchemin dans lequel la sœur de Jésus rappelait à ses compagnons d’aventure qui était son frère.
L’exégète va devoir établir l’authenticité du manuscrit, mais le défi scientifique n’est pas l’unique souci de la jeune femme. Obstacles et menaces s’accumulent sur son parcours. Parviendra-t-elle à vaincre cette adversité, celle-là même qui a eu raison de Hana, la sœur confidente du Christ ?
Ce roman théologico-policier s’amuse à restaurer un Jésus que les Églises se sont très tôt ingéniées à oublier. Il fait écho à l’insidieux combat que se livrent sans relâche le réel et l’imaginaire, avec les exigences du vrai pour l’un et pour l’autre, les puissantes échappatoires du rêve.

Publié le 22 Mars 2021

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5 commentaires , 1 notes
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@Serge Tabard
Merci d'avoir terminé la lecture de mon livre. Je suis heureux qu'il vous ait plu.
Comme pour la première partie de votre commentaire, j'apporte volontiers quelques remarques, toujours dans un esprit de partage.
//Si je peux me permettre de vous complimenter, je pense que vous avez bien compris le propos de mon roman. Je dresse un portrait vraisemblable du Jésus de l'histoire sans prétendre qu'il soit parfaitement sûr, ni incontestable. C'est une manière pour moi de prendre distance avec les inévitables déformations qui ont transformé l'image du plus célèbre des Galiléens.
//En effet, je n'ai aucune envie de blesser, ni les croyants ni les autres, car je ne connais pas la vérité ultime. Je ne me sens pas autorisé à gendarmer. Je propose une vision des choses, abondamment documentée comme vous l'avez perçu, mais qui ne relève en rien d'un nouveau dogme.
//Vous vous demandez qui je pourrais bien chercher à convaincre. Personne, en réalité. Je ne cherche pas à convertir, ni à emporter l'adhésion. Je souhaite simplement que le lecteur puisse découvrir, réfléchir et garder ce qui lui semble intéressant.
//La sœur de Jésus est un bon exemple. Des bibliothèques entières ont été rédigées sur cette fameuse question des "frères et sœurs" de Jésus dont parlent les évangiles. Pour le dire de manière très synthétique, le fait que Jésus ait pu avoir des frères et sœurs "de sang" n'a jamais posé problème aux premiers chrétiens. Ce n'est que l'évolution du dogme et des croyances concernant la virginité de Marie, des décennies plus tard, qui a posé problème. Les théologiens de l'époque ont dû désamorcer la bombe : Marie ne pouvait avoir eu d'autres enfants que Jésus. On les a alors transformés en progénitures d'un premier lit pour Joseph, ou en simples cousins et cousines. Vous penserez ce que vous voulez, mais je tiens pour ma part, sans certitude absolue, que Jésus a bel et bien eu des frères et des sœurs, comme vous et moi.
//Plus fondamental, comme vous le soulevez vous-même : quid alors de la résurrection et de la divinité de Jésus ? Je ne vais pas trancher la question ici, ni en quelques lignes, ni en plusieurs tomes : j'en suis incapable. Je ne suis pas un témoin des événements d'alors, et je n'ai aucune science infuse. Sachez simplement que la résurrection effective de Jésus (c'est-à-dire avant celle de tous les justes, à la fin des temps) et son caractère divin ont divisé ses disciples dès les premiers jours. C'est un fait établi, dont on retrouve des traces dans les évangiles-mêmes. La tradition a finalement pris un chemin, consacré par des générations de croyants, qui assimile aujourd'hui les remises en cause à des entreprises hasardeuses ou stériles. Je crois simplement qu'avec du bon sens, un peu de raison et les moyens que nous procure la science moderne, on peut interroger cette tradition et faire valoir des éléments qu'elle a laissé tomber, volontairement ou non. Mon roman ne va pas au-delà.
//Merci, enfin, pour votre petit clin d’œil aux éditeurs. Je leur ai déjà soumis mon texte, mais personne n'en a voulu.

Publié le 26 Mars 2021

@PH Gerday
@Catarina Viti
La référence à Carlo Levi est explicite : "Le Christ ne s'est donc pas arrêté à Eboli, comme dans le célèbre roman de Carlo Levi, mais à Herdonia." (dernière page du livre)
Ceci dit, je comprends la remarque. Peut-être serait-il judicieux de mentionner dès le début du livre votre "emprunt" ?

Publié le 26 Mars 2021

@Catarina Viti
Vous avez bien saisi le sens du titre. Il paraphrase celui de Carlo Levi : "Le Christ s'est arrêté à Eboli". Comme Eboli, Herdonia existe vraiment. Par contre, je n'avais jamais calculé la distance entre ces deux villes : 130 kilomètres, en effet. En plus d'avoir de l'humour, vous avez l’œil. "Brava", comme on dit en bon italien...

Publié le 23 Mars 2021

@Serge Tabard
Merci pour votre premier commentaire.
Je vous réponds point par point, dans le plaisir de l'échange.
//Jésus était un "techtôn" dit l'évangile, rédigé en grec. La tradition y a effectivement vu un "artisan" charpentier, mais des spécialistes estiment que le sens plus général d'"entrepreneur" est envisageable. Cette interprétation a l'avantage d'évoquer un organisateur de travaux, mieux à même de gérer un groupe d'hommes et de femmes qu'un simple artisan. Le "techtôn" jouissait par ailleurs d'une considération élevée dans la société de l'époque, à l'image du médecin ou de l'instituteur dans nos villages d'antan.
//Ne mettez pas les récits de la passion à la poubelle. Ils sont centraux dans la vie de Jésus. Ce qu'il faut plutôt mettre à la poubelle, comme l'illustration de couverture le suggère, ce sont les attributs "royaux" dont la tradition a peut-être trop vite affublé le rabbi galiléen. Vous le comprendrez sûrement dans la suite du roman. Je soutiens l'hypothèse, à la suite de nombreux auteurs, que Jésus n'avait pas de prétention royale. Il n'était qu'un messager du règne de Dieu imminent, messager passionné certes mais sans ambition personnelle. Il est très vite devenu "le" message, par la fougue de ses suiveurs, et, je pense, malgré lui.
//Vous avez parfaitement compris que le personnage central de ce roman, c'est Jésus. Je cours le risque, vous avez raison, d'être mal perçu, dans ce projet hybride mélangeant l'enquête historique sérieuse et la fiction. La forme romanesque m'offre toutefois des avantages. Au contraire d'un essai ou d'une vulgarisation, je n'ai rien à prouver ni à démontrer. En outre, je peux faire vivre des personnages, et les faire réagir à ce que le contenu du récit peut avoir d’intrigant ou de dérangeant.
//J'espère que mes réponses vous aident à mieux comprendre mon propos. Encore merci d'apprécier mon livre...

Publié le 23 Mars 2021
5
Une première impression, j'en lirai plus ensuite. // "Iéshoua a travaillé avec son père et ses frères dans l’entreprise familiale de construction et de travaux publics" me surprend pas mal. Joseph était charpentier et Jésus, fils de charpentier, a certainement travaillé avec lui. C'était plutôt un artisan qu'un chef d'entreprise, non ? // Votre illustration de couverture laisse entendre qu'il faudrait mettre à la poubelle les récits de la passion. Il me semble pourtant que tout le monde s'accorde à dire que le récit de la passion est, dans les quatre évangiles, ce qu'il y a de plus authentique (même si Jean diffère des synoptiques). // Enfin et surtout (à confirmer dans un message complémentaire) ce qui me passionne dans votre livre c'est l'histoire de Jésus, pas celle de Marie (l'héroïne). Du coup, j'ai tendance à passer un peu vite les détails de la vie pratique de Marie, pour aller à la recherche des révélations sur Jésus. Vous avez été journaliste. Quand vous traitiez d'un sujet, vous ne parliez pas de l'avion que vous aviez pris pour arriver sur les lieux. Pour moi donc (mais, encore une fois, à confirmer, ce n'est qu'une première impression), il risque d'y avoir un fort déséquilibre d'intérêt entre les parties sur le sujet et celles sur la vie de l'héroïne. // Néanmoins, pour finir sur une note positive, ça sent clairement le travail sérieux et abouti, c'est très bien écrit et fluide et le sujet est intéressant. // Le fait que vous mettiez des titres de chapitre me renvoie à la littérature de jeunesse. Il y a en effet quelque chose d'assez classique dans la narration et la description, le côté enquête aussi. Bref, ce n'est pas du tout le ton polar mais plutôt le ton "club des cinq" (je précise que ce n'est pas péjoratif à mes yeux, je trouve que les "club des cinq" sont très bien traduits (quand l'édition jeunesse acceptait encore les passés simples...) Donc, au plaisir de continuer de vous lire, dès que j'ai (denrée rare) un peu de temps... // Suite : J'ai enfin pu terminer votre livre. Ce n'est pas du Simenon, c'est vrai :-) Peut-être plus le Da Vinci code ? En tout cas ça pourrait intéresser un éditeur car c'est un bon roman policier, très bien écrit, documenté et intéressant, même si je pense que le début est un peu lent avant qu'on en arrive au vif du sujet. Le paradoxe final (le vrai Jésus aurait été oublié si on ne lui avait pas donné un statut divin) est intéressant, je n'avais jamais lu cette idée avant (mais je n'ai pas tout lu). // Mes critiques maintenant : la lettre d'Hana dit que la résurrection et la divinité de Jésus sont des inventions qui détournent du royaume. Du coup, j'ai une remarque : soit ce livre est lu par un non croyant, et il a déjà (pour peu que le sujet l'intéresse) déjà lu ou vu ça avant. Vous le dites d'ailleurs vous même, p.50 : c'est une bonne synthèse de tout ce qui a déjà été dit. Soit il est lu par un croyant, qui vous répondra : votre seul argument est d'inventer à Jésus une soeur qui, ayant été la personne la plus proche de lui, sait mieux que personne qui il était et ce qu'était en réalité son enseignement. Je ne pense pas que vous ayez envie de blesser les croyants. Mais alors, qui cherchez-vous à convaincre ? En tout cas, sincèrement, félicitations pour votre travail qui est très sérieux et agréable à lire.
Publié le 22 Mars 2021

Il a quand même fait environ 130 kilomètres direction nord-est depuis son dernier arrêt.
Levi avait donc raison de dire qu'il ne descendrait pas plus bas.

Publié le 22 Mars 2021