La clairière des refus

22 pages de Fiorina Salerno
La clairière des refus Fiorina Salerno
Synopsis

1. La clairière des refus
2. Ce qui survit à l'abondance (nouveauté 20 Mars 2026)

Publié le 16 Mars 2026

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Conte philosophique qui revisite brillamment le mythe de l’oracle. Vous explorez avec une plume élégante le paradoxe du destin. ​La seconde partie enrichit admirablement le récit en convoquant Spinoza, Schopenhauer et Sartre. Cette confrontation entre libre arbitre et déterminisme transforme la fable en une méditation profonde sur la condition humaine. Vous invitez à un "assentiment lucide" face à nos limites. Une œuvre dense et lumineuse qui définit la liberté non comme une puissance infinie, mais comme une vérité intérieure conquise.
Publié le 03 Mai 2026

@aj.michel
Vous résumez l’essentiel avec cette phrase : « Le monde n’est ni absurde ni incohérent, il ne possède aucune existence. »
L’homme, la pensée, la conscience sont un pur accident de l’existence. Nous n’étions biologiquement et génétiquement programmés que pour courir après les mammouths à poil laineux, s’abreuver d’un tord-boyaux à base de plantes hallucinogènes qui détraquent les rêves et les rendent diurnes… et bousculer dans la cendre tiède les belles Cro-Magnonnes ébouriffées et reconnaissantes… afin de perpétuer le mystère de la vie...
Le bon temps, quoi… Les rêves, les fantasmes existaient déjà sous les cieux étoilés et infinis… Avant qu’on ne mette en équation philosophique rêves, bonheurs et malheurs…
Mais un peu de patience : un cataclysme, la prochaine glaciation, va remettre les horloges à zéro… et walou des ego littéraires et philosophiques…

Publié le 28 Mars 2026

@aj.michel

Vous opposez une « condition biologique réelle » à une « condition mentale fabriquée ». Or, chez Camus, l’absurde ne nie pas la possibilité de transformation : il constate simplement l’écart entre notre désir de sens et le monde. Dire que Sisyphe accepte sa condition n’est pas renoncer à agir, mais refuser les illusions toutes faites — ce qui rejoint, au fond, votre critique des constructions mentales imposées.

La divergence tient plutôt ici : pour vous, tout est transformable ; pour Camus, la lucidité a des limites — et c’est précisément en les affrontant que naît une liberté exigeante, non une simple plasticité de l’esprit.

Publié le 28 Mars 2026

@Fiorina Salerno
Je voudrais préciser que je ne possède aucune formation littéraire ou philosophique. J’ai du mal avec l’argumentation philosophique. Je suis désolé pour la longueur du commentaire. Il est possible que je sorte du sujet.
La seule condition humaine qui existe consiste en celle en rapport avec la condition biologique, anatomique et physiologique. C’est-à-dire la nécessité de boire, de manger pour survivre. C'est une condition de base immuable.
Cette nécessité a conduit l’habitant de la planète Terre à accomplir des actions. Mais, parallèlement à imaginer la manière de le faire. Ceci va lui permettre d’avoir un univers mental. Sur cet univers se greffent ses peurs, ses superstitions, la création de religions. Ici, il y a une seconde condition dite humaine, mais qui est strictement fabriquée et artificielle. Elle ne peut constituer son essence.
L’autre élément est celui de l’éducation. À sa naissance, aucun humain ne peut subsister sans un apport extérieur, généralement de ses parents. Ensuite, il subit une longue éducation en fonction des sociétés. Au cours de cette éducation, on lui reproduit cet univers mental du moment. Mais surtout, on le prédispose à être influençable.
À un certain moment apparaît Christo1, il est confronté à ce que vous décrivez. On peut lui adresser les reproches que vous avancez. Ce n’est pas cela qui compte à mes yeux. Ce qui est majeur est cette flamme mentale qui est apparue dans son esprit. Même si elle discutable. Évidemment, ici, il n’y a rien d’héroïque.
Après, survient Christo2 qui sera confronté au même problème que vous décrivez. Cependant, il réagira différemment parce qu’il a en tête l’expérience de son prédécesseur. Il évitera de s’emmurer, ainsi de suite. Le passage de Christo1 à Christo2 aura pour conséquence de renforcer cette petite flamme mentale. Lorsque l’on arrive à Christo10, l’univers mental change. Non seulement les personnes acquièrent la sagacité, mais, sont en mesure de remettre en question les superstitions mes croyances. À ce stade l’univers mental de ces humains change profondément. La condition humaine fabriquée change et évolue.
Un exemple historique en rapport avec la religion catholique. Il y eut plusieurs contestations de l’autorité du pape et de l’église. Beaucoup furent brûlés vifs. En particulier Jan Huss. Lorsque Martin Luther arrive, il réussit. Il doit ceci aux efforts de ceux qui ont préparé un terrain dans lequel les mentalités changent. Exemple, les libelles de Martin Luther par l’intermédiaire de commerçants ambulants seront lus dans des villages d’illettrés en Allemagne. Des paysans qui n’ont aucune connaissance philosophique acceptent un nouveau message.
De Christo en Christo, quel que soit le reproche que vous pourriez leur adresser, ils intensifient la flamme cognitive tout en permettant le changement de cette condition humaine factice.
Ce qui est possible en Europe ne l’est pas dans d’autres cultures et religions où les gens réfléchissent exactement de la même manière après des siècles.
Actuellement, de notre point de vue dit moderne, on pourrait dire de Martin Luther qu’il représente un Christo puisque sa pensée repose sur les Évangiles, ainsi que sur un dieu créateur. Notions largement révolues.
Ce que je veux dire est qu’à tout moment il est possible de changer son destin. Ou plus exactement, cette couche que l’on a fabriquée nous-mêmes, et que l’on qualifie de condition humaine.
L’enfant qui a eu le problème que vous décrivez pourrait toujours faire un autre choix. Théoriquement, bien sûr. Cependant l’influence de l’entourage l’en empêchera. Certainement, une philosophie telle que celle de Camus qui déclare que le monde est absurde et que Sisyphe devrait se cristalliser avec ce qu’il est avec ce qu’il fait. Alors qu’au contraire, nous pouvons toujours changer notre univers mental ou cognitif. Ce qui, du reste, se produit en Europe où l’on arrive à une certaine pensée sophistiquée par rapport à d’autres cultures et d’autres religions qui n’arrivent pas à sortir de leur mode de pensée primaire.
Je crois profondément que la philosophie doit changer, la question du libre arbitre, de la liberté devrait être largement dépassée. La philosophie de Camus devrait être oubliée. Beaucoup m’en voudraient pour mes propos.
Le monde n’est ni absurde ni incohérent, il ne possède aucune existence. Nous engendrons nos propres contraintes qui nous empêchent d’être libres, de modifier cette couche superficielle. Finalement, j’ai beaucoup d’admiration pour votre Christo. Par sa petite action, motivée ou non par la peur par l’angoisse… il a percé une petite brèche dans une pensée imposée.
En ce moment, en Europe, nous assistons au retour d’un puritanisme barbare et dangereux. Il est exactement le même que celui décrit dans la lettre écarlate. On se dirige vers une politique de la répression dans laquelle on commence par créer des prisons, ensuite par une morale puritaine et cynique l’on s’empresse de les remplir.

La philosophie doit se tourner vers la bienveillance entre humains, la compassion, le pardon. Elle doit tout mettre en œuvre pour faire sortir l’humain de son influençabilité. Elle ne doit pas être, comme le font certains philosophes médiatisés, un transfert d’angoisse sur autrui.

Publié le 27 Mars 2026

@aj.michel
Merci pour votre commentaire.

Votre point de vue nie le destin humain en le dissolvant dans l’absence de conscience du monde, minéral comme animal. Mais mon propos ne suppose jamais un destin “extérieur” qui penserait à notre place. Il désigne une dynamique plus intime : la manière dont une parole, une peur ou une croyance organise nos choix.

Prenons un exemple simple : quelqu’un qui, enfant, a été humilié devant témoins. Devenu adulte, il évite toute prise de parole publique, en avançant qu’il s’agit d’un comportement qu’il a librement choisi. Pourtant, un psy discutant avec lui pourra peut-être constater que ce “choix” est guidé par un traumatisme, une peur qu’il n’a pas décidée. Même s’il veut parler, son corps se noue, sa voix tremble. Il est libre en théorie, mais contraint en pratique par une histoire qui agit en lui.

Christos ne fuit pas une entité fictive ; il répond à une idée qui, là aussi, agit en lui. C’est précisément là que se noue le destin : non dans les choses, mais dans la cohérence invisible qui relie nos décisions. Refuser toute forme de destin revient à ignorer ces lignes de force qui orientent nos trajectoires.
Vous proposez une liberté héroïque, presque absolue, capable de rompre toute chaîne. Mais cette rupture elle-même naît de quelque chose : un caractère, une révolte, une manière d’être. On ne sort pas si aisément de soi.

Ainsi, mon point de vue n’oppose pas liberté et destin : il les articule. Nous ne choisissons pas tout, mais nous ne sommes pas non plus de simples jouets. Nous participons à ce qui nous détermine. Le destin n’est pas une prison : c’est une forme que nos choix, même contraints, finissent par dessiner.

PS. Votre interprétation du mythe de Sisyphe me semble, pour les mêmes raisons, discutable. Dire qu’il pourrait simplement abandonner son rocher revient à supposer une liberté sans condition, capable de s’arracher instantanément à toute situation. Or, chez Camus, l’enjeu n’est pas de fuir, mais d’habiter lucidement ce qui ne peut être changé. Sisyphe ne se “cristallise” pas par erreur : il incarne la tension entre contrainte et conscience.

Imaginer qu’il puisse partir ailleurs, c’est nier ce qui fait précisément la condition humaine : nous ne choisissons ni le cadre, ni toutes les règles du jeu. La liberté ne consiste pas à disparaître hors du monde, mais à décider comment s’y tenir.

Ainsi, comme Christos, Sisyphe n’est ni totalement libre ni totalement contraint. Il est pris dans une situation qu’il n’a pas choisie, mais dont il reste responsable par la manière dont il l’assume.

Publié le 26 Mars 2026
3
@Fiorina Salerno Style romancé qui me plaît bien. Je vous invite à lire les textes de Lord Dunsany, démons et merveilles, dans une traduction de Julien Green. Ceci pour le style. Éventuellement, si vous pouvez supprimer « car » dans la phrase, « car s’il n’avait pas fui... » cela provoque une petite dissonance. C’est un avis strictement personnel. Je suis profondément en opposition avec ce que vous dîtes. En premier lieu, le monde n’a pas d’existence, le destin pareillement. Les arbres, les oiseaux, les montagnes, les pluies, le tsunami, les torrents ne possèdent aucune conscience. Ils ne sont responsables de rien. C’est nous, par notre esprit, qui les relions pour en faire une entité. Qui, je le rappelle, ne possède aucune existence. Pareillement pour le destin. Nous sommes les habitants d’une planète dans laquelle nous sommes inadaptés. Justement, la démarche de votre héros s’inscrit dans une recherche de l’adaptation. Et du surpassement de quelque chose que l’on appelle, condition humaine. Parce qu’il refuse son destin, Christos parcourt les horizons. Qu’il meure ou non ne possède aucune importance. Ce qui compte est ce qu’il entreprend pour échapper à sa destinée d’humain ou non. Dans le mythe de Sisyphe, Albert Camus présente un héros qui se cristallise avec son rocher. J’ai toujours pensé qu’il s’agissait d’une erreur. Sisyphe aurait dû se détourner des dieux qui l’ont condamné : c’est moi qui vous ai créé, vous n’existez pas. À ce moment, Sisyphe pouvait abandonner la pierre et partir ailleurs. Pour une autre condition à découvrir. Comme Christos. Concernant le libre arbitre, éventuellement, dans un autre commentaire, je pourrais vous proposer ma vision. Quoi qu’il en soit, je voudrais rappeler que je ne possède aucune formation littéraire ou philosophique. PS : Pourquoi ne pas faire de vos textes et de vos contes des audios pour des podcasts. Je vous remercie pour élever le débat.
Publié le 26 Mars 2026

Nous, les hommes, à part qq crétins, machos, incurables Cro-magnons, bas du front, nous avons globalement renoncé aux blessures d'ego (sinon, on serait tous dead)... Ce sont desormais qq feministes, viragos, qui defendent bec et ongles leur droit au pouvoir. Normal, elles viennent d'arriver... Relativisons, relativisez... le pouvoir est d'une banalité et d'un ennui sans nom...

PS : Vous qui avancez masquée, ça vous va bien de me taxer de dissimulation...

Publié le 26 Mars 2026

Je ne dissimule absolument pas mes 2/3 identités, il est évident que c'est moi : le style, le propos, l'enchaînement... J'y suis obligé pour de nouvelles publications qd je change de registre... C'est le système MBS qui veut ça...
Mais je vois que vous cherchez tjrs la faille." Un côté psycho-rigide, adjudent-chef : "personne ne m'échappe à moi"...
Dominatrice ? Fouet et bottes en cuir ?
Rassurez-vous, c'est pas mon truc... moi, c'est la tendresse, l'humour, la poèsie...

PS 1 : Pourquoi tant de termes méprisants et dévalorisants ? : "misérable... ruinée... fragile..." Les autres (les hommes ?) vous font-ils peur à ce point ? Votre ego a-t-il besoin d'être rassuré ? Essayez donc de lire les autres en tte smodestie, simplicité, gentillesse, comme je vous y invite...

Publié le 26 Mars 2026

@Elyas 11 , AMOURS…, RENCONTRES… et à cette tentative misérable d’anonymat, ruinée par une constance touchante

Il est pour le moins regrettable que mon contradicteur se permette de modifier le contenu initial de ses posts — jusqu’à changer aussi de pseudo — une fois qu’une réponse lui a été apportée (donnant à penser que le destinataire de cette réponse est imaginaire) . Si jamais il joue aux échecs, sans doute doit-il aussi déplacer ses pièces après coup pour feindre de n’avoir jamais été mis en difficulté. Une telle pratique trahit une conception pour le moins fragile de la loyauté intellectuelle.

Publié le 26 Mars 2026

Je vous invite à suivre ma page "AMOURS" avec un peu de philo du quotidien, du misérable et magnifique quotidien des êtres humains que je n'échangerais pas contre une planche à clous d'un sage hindou...

Publié le 26 Mars 2026

Faites gaffe en descendant de votre piedestal de pas vous prendre les pieds dans la carpette...

Publié le 25 Mars 2026

@Elyas 11
Prétendre, ne fût-ce qu’un instant, que je pourrais vous imiter en m’appropriant vos paroles relève d’une ironie presque métaphysique : l’imitation suppose une forme, une consistance, un relief à épouser — or encore faudrait-il qu’une telle matière se donne à saisir.

Quant à l’idée de vous convaincre, elle se dissout d’elle-même avant d’avoir pris corps. Car convaincre exige un terrain commun, une substance minimale où puissent s’ancrer les raisons ; et je n’aperçois ici ni sol, ni prise, ni même l’ombre de ce matériau premier sans lequel toute tentative de fondation demeure vaine.

Publié le 25 Mars 2026

Ce n'est pas en vous appropriant ce que je dis, que vous finirez par me convaincre...
Et à ma connaissance, c'est vous qui confondez philosophie et morale, rien qu'à lire les tirades psychanlytiques et les analyses de conseil de classe dont vous me gratifiez...
Mais c'est normal, vous êtes la philosophie institutionnelle, pas celle qui dérange et interpelle...
Et d'ailleurs, mon propos était de dire que vous sembliez avoir plus de dispositions pour la littérature quand vous volez de vos propres ailes que pour la philo quand vous recyclez les contes et légende des Editions Pomme d'Api...

Publié le 25 Mars 2026

@RENCONTRES...
La philosophie ne prescrit pas, elle interroge. Elle ne saurait donc se confondre avec la morale. Là où celle-ci édicte des normes — ce qu’il faut faire, ce qu’il convient d’éviter — la philosophie examine les fondements mêmes de ces injonctions. Elle doute, elle analyse, elle déconstruit, sans jamais s’installer dans le confort d’un commandement.

Confondre la philosophie et la morale, c’est enfermer la première dans une fonction normative qu’elle dépasse : elle ne dit pas le bien, elle s’interroge sur ce que signifie ce « bien ». Kant et Nietzsche l’ont suffisamment montré, la réflexion philosophique peut tantôt fonder la morale, tantôt la contester. Elle en est le laboratoire critique, non le code.

Publié le 25 Mars 2026

Jadore vos analyses psychanalytiques et vos commentaires façon conseil de classe...

Publié le 25 Mars 2026

1) Gagné ! Mon côté ours mal léché que je concède et cultive. Pt-être qu'au fond se cache un ourson fragile jamais remis de son enfance... (Cf. Camus)
2) Perdu ! Je n'aime rien tant que l'émotion (Cf. René Char). Alors faites rêver les gosses que nous sommes. La littérature, c'est pas des leçons de morale (dans txt et en off) en blouse grise...

Publié le 25 Mars 2026

@Elyas 11

Il est des critiques qui, faute de viser juste, se félicitent pourtant d’avoir atteint une cible. Ainsi votre propos ne contredit pas, il déforme.

Car enfin, entre affirmer que « la raréfaction des commentaires est un signe indiscutable de talent » (ce que je n’ai bien évidemment jamais dit) et soutenir, comme je l’ai fait, qu’il n’existe « aucune corrélation entre le nombre de réactions et la qualité d’un texte », il y a pas une nuance mais un abîme conceptuel. Confondre une causalité flatteuse, presque superstitieuse, avec la dénonciation d’une illusion statistique, ce n’est pas seulement mal entendre — c’est reconstruire l’idée de l’autre et la travestir. Vous substituez à une réflexion prudente une maxime simpliste, afin de vous offrir le confort d’une ironie facile et sans grand intérêt. Vieille stratégie politicienne : caricaturer en remplaçant l’argumentation par le ricanement.

Quant au reste — ces « contes et légendes pour gosses de maternelle » — il trahit une confusion tout aussi révélatrice sur laquelle je me suis déjà exprimée. Inutile donc inutile d’y revenir.

En vérité, votre commentaire en dit beaucoup sur votre rapport à la lecture. Vous attendez d’un texte qu’il suscite du bruit comme si sa valeur devait tenir à l’agitation qu’il engendre. C’est confondre réception et essence, écho et voix. Vous gagneriez à refuser d’ériger la popularité en critère esthétique. Et dans une introspection raisonnée, vous finiriez peut-être par vous apercevoir qu’au fond, ce qui vous dérange, c’est qu’un texte puisse exister sans bruit et valoir sans témoins.

Publié le 25 Mars 2026

Quand je vous disais que vous feriez deux commentaires de trois lignes par semaine (ça fait 10 jrs) avec vos contes et légendes pour gosses de maternelle…
Quand vous me disiez que la raréfaction des commentaires était signe indiscutable de talent, alors vous êtes au zénith… c’est mieux qu’au balcon…
Enfin, maintenant que nous sommes intervenus, vous allez peut-être recevoir quelques commentaires de solidarité supplémentaires…
Et quand je vous disais que votre écriture solo était tellement meilleure...
L'ennui avec (la plupart) des profs c'est qu'ils sont remplis de certitudes...

PS : Ne le prenez pas personnellement, un des objectifs de la philo est de dézinguer les gourous et les maîtres à penser... qu'ils nous servent des exemples ou qu'ils en soient les auteurs...

Publié le 25 Mars 2026

@Franzele
Certes, mais affirmer que le destin serait entièrement écrit reviendrait à confondre cadre et trajectoire. Même si certaines circonstances nous échappent (naissance, rencontres, accidents), elles n’obèrent pas mécaniquement nos choix.

Le libre arbitre ne suppose pas une liberté absolue, mais une capacité à répondre, à interpréter, à infléchir. On peut hériter d’une histoire sans en être le simple exécutant. Le destin, s’il existe, serait peut-être moins un scénario figé qu’un champ de possibles où nos décisions tracent, pas à pas, une voie singulière.

Publié le 19 Mars 2026

@Laurent T.
Bonjour. Je suis assez d’accord avec vos remarques.

Penser le libre arbitre et le destin comme compatibles invite en effet à une forme d’équilibre, presque une sagesse de la mesure. Choisir la médiété — au sens d’un juste milieu — pourrait alors apparaître comme une manière prudente d’habiter un monde où tout n’est ni totalement choisi ni totalement subi.

Pourtant, cette position se heurte à une tension profondément humaine : nous sommes rarement faits pour la tiédeur. Notre psychologie oscille entre désir d’absolu et besoin de maîtrise, entre élans excessifs et stratégies de contrôle. L’Homme ne se contente pas aisément d’un compromis abstrait ; il veut éprouver, trancher, se risquer. Ainsi, en pratique, la médiété contrarie souvent notre goût pour l’intensité, voire pour l’illusion d’une liberté totale.

Publié le 19 Mars 2026

Dès lors que le destin est écrit, il n'y a plus de libre arbitre. Non ?

Publié le 18 Mars 2026

@Fiorina Salerno
Bonjour,
Si nous pensons le libre arbitre et le destin comme allant ensemble, choisir la médiété serait un moindre mal. Mais est-ce dans la nature/psychologie de l’humain ?

Publié le 18 Mars 2026