@Perrine Barto
D’abord, le début est bien. La première fois que Élise a vu Julien, il a surgi d’un buisson pour une fête de village…
Bien sûr, vous auriez pu écrire cette histoire avec le style de Gustave Flaubert. Elle m’aurait ennuyé, je l’aurais abandonné à la cinquième page. Ce style, qualifié abusivement d’ado, constitue un arrière-plan narratif sur lequel se greffent des éléments sérieux. Par exemple, le fait qu’une amie prenne une décision à la place de l’héroïne.
Lorsqu’elle se met en couple, c’est comme si elle dépérissait. Ici, vous avez évité la symbolique de Madame Bovary. Le mari n’est pas méprisé, ou alors indirectement.
La fin de votre histoire ne constitue pas un happy end, au contraire, c’est tragique. « Alors, cette fois, je gère, pas vrai… »
J’imagine votre héroïne courant dans une allée réservée pour la marche. Plus que l’objet de la quête, c'est la quête elle-même qui est importante. Si elle arrête sa course, elle s’aliène. Pourquoi pas en se mariant et en ayant des enfants. Il me semble qu’il y a un étroit rapprochement entre vous en tant que globe-trotter et votre héroïne. Tant que vous êtes en mouvements…
Franchement, cette histoire ne pouvait être racontée que de cette manière. Je vous félicite, une belle réussite.
Publié le 05 Mai 2026