A quarante-trois ans, Laurent Lasselle mène une petite vie tranquille dans le Pas-de-Calais. Marié et père de deux enfants, c’est un homme rangé. Cependant, cédant à une vieille promesse déraisonnable faite vingt ans auparavant à son ancienne petite amie, il choisit de revenir dans la petite ville normande de sa jeunesse. Mais la réalité va trahir ses souvenirs et ses désirs. Non seulement Laurent ne trouvera aucun soulagement, mais ce sera surtout le début d’une épreuve dont il ne sortira pas indemne.
Ce roman marque la confrontation d'un homme avec le temps qui passe et avec sa propre adolescence.
Il contient des scènes susceptibles de heurter certaines sensibilités.
Ce livre est noté par
Bonjour @Elisa Blanche. Non, je pense que votre analyse n'est pas exacte. L'on pourra peut-être reprocher à mon livre un certain défaut de rythme en particulier au début. J'admets ce défaut. Mais il faut le temps que le cadre de l'action soit posé. L'on retrouve sans doute ce qui paraît volontiers des longueurs au début de certains romans de Stendhal ou de Balzac et même peut-être chez Julien Gracq.
Je suis en train de lire Lucien Leuwen, et l'action paraît s'étendre et s'étendre plus encore, on ne sait pas trop où Stendhal veut nous emmener...
Surtout, le narratif n'est pas binaire. Il y a certes un parti pris, c'est incontestable, mais aussi des choses qui se dévoilent progressivement. L'on ne perçoit pas immédiatement que Laurent est un individu égoïste, inconstant, narcissique et menteur (même s'il a également certaines qualités, c'est vrai). L'on n'est donc pas du tout dans une alternative bon / mauvais, loin de là. Je ne pense pas que vous ayez lu tout le livre.
Bon week-end. Camille
Le concept est séduisant. Un fantasme même. Et vous menez le scénario avec talent. Mais je suis d’accord avec le commentaire précédent, il y a un côté un peu too much. Et je trouve aussi que le narratif manque un peu d’élaboration, un peu trop binaire. Ça prend le pas sur l’émotion qui se dégage, comme si le contrôle de l’histoire ne permettait pas vraiment qu’elle s’emballe.
Bonjour @Ingrid Dirickx merci beaucoup pour votre commentaire.
L'itinéraire personnel de Laurent marque le passage de sa vie raisonnable à la vie pleine d'émotions, quasi instinctive de sa jeunesse. Cette même vie qui avait été mise sous le boisseau du lent et complexe processus de civilisation des moeurs, processus qui caractérise ici le passage à l'âge adulte. Mais la marque de la civilisation et de la connaissance raisonnable disparaît ici progressivement. L'on suit donc la progression de Laurent vers un monde de fantasmes, de rêves, si ce n'est de cauchemars.
En écrivant ce livre, j'avais en tête le film Sleepy Hollow. Ou bien le fameux livre de Joseph Conrad, Au coeur des ténèbres. C'est bien de cela dont il s'agit ici : le retour sur soi se fait incandescence et, même, épouvante.
Bonne journée
Bonjour @Daniel@ merci pour votre commentaire très enthousiasmant. C’est vraiment motivant !
Pour le retour dans la ville natale en raison de cette promesse, je me suis inspiré de quelque chose qui s’est vraiment passé et qui avait fait un peu de buzz sur les réseaux sociaux. C’était il y a quelques années. Je crois même me souvenir que la ville était dans le département de l’Aisne.
Je vous laisse découvrir la suite. Bonne lecture !
Est-ce que le format de lecture convient ? Si non, merci de m'en faire part et j'arrangerai cela.