Le pas de la tortue

14 pages
Extrait
de Jacob Tanzi
Le pas de la tortue Jacob Tanzi
Synopsis

2050, ​L'Occident a sacrifié son humanité sur l'autel de la vitesse : puces cérébrales, émotions commercialisées, avatars omniprésents. Ceux qui refusent l'augmentation sont des anomalies qu'il faut effacer.
​Au Mali, le village de Toumbara vit encore au rythme de la terre et des ancêtres. Mais en Occident, Viktor, l'un des premiers augmentés – presque entièrement machine – convoite leurs affects naturels. La dernière source d'émotions spontanées. Sa prochaine moisson.
​Nia, jeune femme à l'empathie rare, refuse qu'on lui vole son humanité. Aidée d'Elara, une scientifique occidentale en fuite, et des anciens du village, elle organise une résistance inattendue.

Publié le 01 Juin 2026

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1 commentaires , 5 notes
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Bonjour @Valérie Lafougère
Un immense merci pour cette lecture attentive, fine et pour ce retour si détaillé ! C'est un vrai bonheur de voir que l'univers de Toumbara et le contraste que j'ai voulu installer entre cet Occident augmenté et le Sahel ont résonné en vous. Le proverbe de vieux Kofi sur la tortue me tient particulièrement à cœur, et je suis ravi qu'il ait éclairé le titre dès le départ.
Vos remarques de lectrice sont extrêmement précieuses. C'est très juste concernant la prémisse : trouver le bon équilibre entre poser le décor ("expliquer") et faire vivre l'action ("montrer") est un défi, et votre regard m'aide à y réfléchir pour la suite. Je vais également me pencher sur la fluidité de la phrase qui vous a fait buter — le rythme est primordial !
Merci encore pour votre bienveillance et pour ce coup de projecteur qui me donne beaucoup d'élan pour la suite du voyage.
Au plaisir de vous recroiser au fil des pages.

Publié le 28 Juin 2026
3
Bonjour Jacob, J'ai lu la prémisse et le premier chapitre. L'idée tient : opposer un Occident qui a fait de l'émotion un paramètre réglable à des communautés du Sahel qui vivent encore avec leurs peurs et leurs larmes, c'est un angle qui donne envie de continuer. Et le titre s'éclaire tout de suite grâce au proverbe du vieux Kofi sur la tortue – la lenteur posée comme valeur, pas comme retard. Le chapitre 1 m'a installée dans Toumbara sans effort. La mangue mordue à même la main, le jus sur le menton, le « Elles ont le droit » à propos des fourmis : en trois lignes, Nia existe. Yacouba comparé au puits, « profond, un peu sombre, mais quand l'eau venait, elle était claire », fonctionne aussi très bien. Vous faites exister un personnage par un geste, et c'est rare. Deux remarques de lectrice. La prémisse joue le rôle d'une quatrième de couverture : elle explique au lieu de montrer. À voir si vous l'assumez comme seuil, ou si une partie pourrait se fondre dans le récit. Et le passage « Retard par rapport à quoi ? […] Avait l'habitude de dire » m'a fait buter — la phrase semble avoir perdu son sujet (avait-elle l'habitude de dire ?). Un petit accroc à reprendre. Le bourdonnement qui vient « de partout » et fige le village est une bonne fin de chapitre. J'avais envie de tourner la page. Bonne route à ce texte.
Publié le 26 Juin 2026
3
C'est bien pour un pour un premier Roman. En tout cas félicitations
Publié le 05 Juin 2026
3
C'est un très bon roman, j'ai apprécié la manière dont Tanzi Jacob a développé ces personnages surtout Viktor et Nia
Publié le 03 Juin 2026
3
J'ai lu ce roman, et c'est vraiment intéressant ! Ce qui me plaît c'est la manière dont l'auteur à su combiné deux scènes différentes : Une Europe qui a perdu sa valeur humaine face à la technologie et une Afrique toujours ancré dans ses savoirs anciens.
Publié le 02 Juin 2026
3
C'est un bon roman, l'extrait m'a donné envie de lire la suite
Publié le 01 Juin 2026