Le papillon et l´araignée

206 pages de Val Strandford
Le papillon et l´araignée Val Strandford
Synopsis

Une adolescente, élevée dans un petit village du sud de la France, voit sa vie bouleversée par la mort de sa mère. Elle se retrouve parachutée dans une grande banlieue au côté d´un père peu soucieux de son existence. Entre choix malheureux et réactions intempestives, ses tentatives pour reconstruire un réseau social, dans ce nouvel univers qu´elle ne comprend pas, se heurtent à la méfiance qu´elle inspire ou aux ténébreux intérêts qu´elle suscite.

515 lectures depuis la publication le 03 Décembre 2017

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Histoire difficile d’une adolescente avec qui la vie n’a pas été tendre puisqu’elle a perdu sa mère tôt et son père est quasi inexistant dans sa vie. Elle se retrouve dans une cité où elle se retrouve parachuter par un certain Monsieur Val qui se révèle être un individu au caractère trempé et loufoque. Ils vont avoir tous les 2 une relation très particulière, qu’on peut juger à certains moments, «presque malsaine ». En dehors du contexte difficile dans lequel vit la jeune fille, j’ai trouvé l’histoire particulièrement vivante, gaie, mouvementée avec des personnages avec un esprit vif et possédant un certain sens de la répartie. Il se passe toujours un événement dans la vie d’Elodie, pas le temps de s’ennuyer. L’écriture est cash, on assiste à des passages où des mots obscènes et des grossièretés sont utilisés : « je lui ai planté ma teub dans le cul ; c’est pas une gronzesse, c’est un trou à bite ». On ne fait pas dans la poésie, dans la dentelle et le politiquement correct. J’ai été choqué et mal à l'aise par certains mots que vous employez plusieurs fois, comme le mot « pédale ». Après vous me direz, ce sont des mots qu’on entend dans la rue, vous avez sans-doute voulu retranscrire avec exactitude ce qui peut se dire dans celle-ci. 2 passages ont attiré mon attention, celui où Elodie fait des photos comme un mannequin, le photographe pète les plombs et l’insulte en la traitant comme si c’était une moins que rien. L’univers de la mode est dépeint par l’auteur comme si c’était un monde impitoyable et superficiel où le respect de l’humain est quasi inexistant. J’imagine que l’auteur retranscrit bien la réalité des choses. Un deuxième passage m’a plu, celui où Elodie se lâche en faisant du grand corps malade avec des paroles qu’elle met en lumière pour raconter sa vie et la vie en générale : « la vie c’est comme…..un intervalle punitif entre le néant et la mort. Nous naissons tous innocents et pourtant condamnés à mort. La nature nous arrache de notre inexistence pour nous faire miroiter une réalité tellement pleine de promesses que nous nous efforçons de supporter toutes les claques qu’elle nous envoie…. » Grandiose, du grand art…. Deux questions: pourquoi avez-vous écrit certains passages en rose, rouge, violet ou bleu ? pourquoi avoir souligné des passages en jaune ? les réponses sont peut-être évidentes mais je ne les ai pas trouvées…..
Publié le 02 Janvier 2018