En attendant la mort

129 pages de Josselyn-Pagliarini
En attendant la mort Josselyn-Pagliarini
Synopsis

"En essayant de comprendre la vie, nous ne la vivons plus, nous nous obstinons à la vivre. Arrêtés au bord de l’abîme, nous le contemplons, comme Cioran, en pathétiques « escrocs du Gouffre »."

Essai philosophique proche de Cioran
Le premier livre de la trilogie "Le nécronologue" (1997-2005)

543 lectures depuis la publication le 26 Septembre 2018

Les statistiques du livre

  873 Classement
  40 Lectures
  -1 Progression
  5 / 5 Notation
  5 Bibliothèque
 

Ce livre est noté par

2 commentaires , 3 notes Ajouter un commentaire
Pour répondre à un membre, précédez d'un @ son nom d'utilisateur , et il sera prévenu de votre réponse !
5
J’ai apprécié certaines de vos pensées, votre lucidité et votre jusqu’auboutisme, tel un grand élagage pour agrandir le néant. Si je suis lucide et ne me la raconte plus, je n’ai ni l’envie ni la constance qui me permettraient d’aller aussi loin. La noirceur des dernières pages m’a quelque peu lassée, mais les premiers chapitres m’ont enchantée. J’ai très souvent souri à la lecture de « Dieu », « Science et hasard », « Langage » et « Politique et utopie », quatre paragraphes teintés d’un délicieux humour. Je me suis dit qu’un croyant devenu athée est tel un ancien fumeur sevré : doté d’une bonne dose d’intolérance supplémentaire. Ensuite, j’ai moins adhéré lorsque vous abordez « l’homme ». Plus d’humour. Trop acide à mon goût. Sur « L’art », impressions mitigées mais quelques belles fulgurances. « Le doute », belle réflexion… mais je crains de lasser si je passe tout en revue. Après tout, il ne s’agit que de mon sentiment. Peut-être un peu digne d’intérêt pour vous, mais pour les autres… Pour eux, justement, j’ai relevé quelques courts morceaux choisis picorés ça et là, afin d’engager les lecteurs réticents, car tout n’est pas si noir, heureusement et loin de là : « Au ciel, il y a sans doute un médicament qui fait fureur : un antidote contre l’ennui. (Toxicomanes sur terre, les croyants le seront aussi dans l’au-delà. Dieu doit être une sorte de chanvre indien.) // Pourquoi Dieu a-t-il créé les dinosaures ? C’était pour déconner ? // Ne jamais oublier que la force des mots est uniquement virtuelle, pour tout un chacun, car ces mots, aussi « puissants » soient-ils, n’ont aucun pouvoir réel sinon celui que quiconque leur accorde. // Les sens altèrent la pensée. Ainsi, la position couchée, dans l’obscurité et le silence, m’est particulièrement propice à la réflexion. Quelle gymnastique de l’écriture ! Eteindre, rallumer. Eteindre… // … Il y aura toujours davantage de véracité dans un cri ou un soupir que dans une définition. // M’est avis que si Ernesto Che Guevara n’avait pas été aussi photogénique, il serait vite tombé dans l’oubli. // Impossible d’avoir confiance en l’avenir sans ignorer l’histoire. // Sans les inconvénients de la célébrité, personne ne pourrait la pardonner. // Le doute est une faiblesse parmi les hommes, un impératif parmi les philosophes. // Je me suis trompé si souvent, comment puis-je encore prétendre avoir raison ? » Il faudrait avoir votre bouquin sous la main pour le déguster, revenir, vivre une journée en compagnie d’une seule pensée (triée et choisie, dans mon cas) et prendre le temps de la mâchouiller… Merci pour cet excellent partage. Amicalement. Michèle
Publié le 10 Décembre 2018
5
Je pense que Cioran n'aurait pas renié ce livre, que je viens de lire dans son intégralité. Vous n'y affirmez rien, n'y faites l'apologie de rien, vous y exprimez avec sincérité et une évidente aisance rédactionnelle le désespoir de vivre que vous ressentez, que je ressens aussi, et qui devrait accabler tout être normalement constitué mais que la plupart dissimulent plus ou moins consciemment sous un optimisme de façade dont l'artificialité confine au pathétique. Dans un monde où l'hypocrisie est la norme et où pullulent les sourires forcés, l'authenticité de votre propos me fait l'effet d'une brise fraîche et je vous remercie pour ça.
Publié le 25 Novembre 2018

@Palamède Que voulez-vous que je mette en perspective ? Quant à paraître péremptoire... dans la forme peut-être, mais dans le fond...
Je ne dis que ce que je pense, quand je le pense, peu importe les conséquences, quid du sens ? Quid du sens... Au fond, quelle importance ?

Publié le 08 Octobre 2018

Vous devriez dire dans le synopsis que votre essai est une somme de réflexions, juste dites, non analysées, plutôt d’ailleurs une série d’affirmations. Qui raisonnent ou pas… et pas pour moi. La liste est trop longue. Les pensées, pour avoir de l’écho, doivent pouvoir être analysées, c’est à dire mises en perspectives. Pas juste affirmées, comme si elles étaient certaines et indiscutables. Vous ne croyez pas ?

Publié le 07 Octobre 2018
5
Trés bon livre...toute les questions qu'on se pose !!
Publié le 01 Octobre 2018