L'auteur “Littéraire ambitieux”
Sa devise : Je crois à mon texte et il a un public (4/8)
Qui suis je ?
Je suis un lecteur, j’ai écrit un roman, des nouvelles, un essai. J’ai travaillé, réécrit, peaufiné. J'ai cerné mon public.
Et au fond, je le sais : il y a une vraie valeur dans ce texte. Je veux qu’il soit reconnu, pas seulement imprimé.
1) Que se passe-t-il si je ne suis pas édité ?
Sans édition :
- je reste à la porte du “monde littéraire”
- je doute
- j'ai un sentiment d'injustice
Je peux éprouver une colère sourde : pourquoi pas moi ?
2) Mes motivations pour être édité
- la reconnaissance
- une part de satisfaction liée à mon ambition littéraire
- mon identité d’écrivain : être publié me donne un statut réel
3) En quoi l’édition résout mon problème ?
L’édition me donne :
- un label de légitimité
- un texte travaillé professionnellement
- un objet qui me représente
Mais il faut être lucide : l’édition ne garantit pas la presse, ni les libraires, ni les ventes
4) Bénéfices
Psychologiquement : immense fierté, sentiment de justice
Matériellement : ventes possibles si diffusion réelle
5) Pourquoi monBestLibraire est la solution
- Enfin une alternative aux plateformes historiques saturées
Ce profil est souvent frustré par l’invisibilité de plateforme telles qu'Amazon
monBestLibraire est positionnée comme une vraie alternative, donc plus stimulante
- L’absence d’auteurs “dominants” donne une chance réelle d’être repéré
Ce profil veut être lu.
Être “à côté d’auteurs auto-édités” plutôt qu’à côté de célébrités donne un espace comparable et une visibilité réelle
- Un prix de vente adapté à un large public
C’est un argument très concret : À 14 €, l’obstacle prix est moindre donc apporte plus de lecteurs potentiels
- En proposant une Communauté et un dialogue, l'auteur peut échanger avec son audience
Le "littéraire convaincu" souhaite du retour, de l’écho, des lecteurs.
La dimension communautaire (visites/membres) l’aide à construire un lectorat en affinité étape par étape
Phrase : “Je n’ai pas écrit ce livre pour qu’il dorme, je veux qu'il ait sa chance.”
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@Jo Comédie présente
J'ai un flair infaillible pour les styles, ou l'absence de style... Le talent comme la médiocrité laissent des traces, des rubans de lumière ou cette bave de limace qui ne trompe ni les bons chiens truffiers ni les amateurs de littérature. Une sorte de trace ADN qui permet de confondre les farceurs ou les fripouilles... Encore faut-il s'intéresser aux autres, ce qui fait souvent défaut chez la plupart des auteurs...
Ceci dit votre canular littéraire est sympathique... mais de grace, ne nous prenez pas pour des perdreaux de l'année... Plus, ce serait de la mythomanie...
Cher @Jo Comédie 3 n'avez-vous pas remarqué que de Morny est Jéza(pas)belle comme vous êtes Cortex... leurs styles sont absolument identiques... même morgue prétentieuse et répétitive d'une vacuité abyssale....
@Jo Comédie 3
« C’est bien, M. de Morny, vous êtes l’exemple parfait du type qui pense sur la pensée et les actes des autres. Qu’en est-il des vôtres ? »
Monsieur Cortex, je crois vous l’avoir déjà dit, je ne fais rien de mes dix doigts, et il est bien rare que je m’aventure à penser... sur quoi, grand Dieu, pourrais-je tomber dans ces limbes ?
Je ne ponds pas d’œufs non plus. Malgré cela, je suis parfaitement en mesure d’apprécier une omelette.
Allez y comprendre quelque chose !
Je vous avoue avoir abandonné l’espoir d’y voir clair un jour.
Votre éternel dévoyé et dérayé. MdeM.
@Jo Comédie 3
Cher Jo Comédie 3 (alias Cortex, alias théâtre intérieur en tournée, allias Bingbing Panacloc #ilestparmivousilestcontent),
Quand on écrit « Se faire éditer, c’est… » avant d’enchaîner pilon, cartons, concierge et perte de foi, on ne fait pas de la fantaisie : on sert une vision de la littérature en mode Christo (ascendant emballeur démagogue). Vous arrivez avec un destin tragique clé en main. C’est pratique, ça, le destin tragique : ça évite d’avoir à parler de soi et des râteaux qui nous ont remodelé le portrait.
Allez, va, on a compris que vous en voulez à Gallimard de ne jamais vous envoyer sa limousine.
Au passage — observation purement naturaliste — quand quelqu’un monopolise le tableau des nouveautés en postant chaque jour (sans compter les journées doubles) ses propres textes grâce à la ventriloquie artificielle (V.A.), c’est qu’on commence à friser la fantasmagorie d’auteur en rupture de reconnaissance avec la machine à décintrer les bananes. À moins que ce ne soit simplement le signe patent d’un polichinelle dans le goliwak. Les diagnostics restent ouverts.
Et puis cette demande de suppression… Quand la tirade lyrique rencontre un miroir à dents, il arrive qu’on préfère baisser le rideau, alpaguer son doudou et foncer vers la sieste.
Les pseudo sont drôles tant qu’ils laissent fantasmer. Après, ce ne sont plus des masques — juste des miroirs jetables.
Miroslav de Morny. Non-écrivain, non-édité, chef de gare à la retraite (et qui en a vu passer, des trains).
@Phillechat 2 : "l'ambition", serait le moteur ? Mais écrire et être lu, ça n'a rien à voir avec la réussite sociale, sauf pour quelques auteurs fabriqués au miroir des attentes du plus grand nombre (romance, thriller, érotique). Il me semble plutôt qu'il s'agirait d'un mouvement de l'être vers le partage : ici à MBS il n'y a pas d'enjeu, seulement la mise en partage.
Sinon, j'ai écrit des dizaines de livres +/- sur commande et dedans j'ai réussi à glisser quelques-uns de vrais. En temps que femme, on a le plus souvent deux noms, c'est bien pratique... J'ai même écrit des Bêtisiers de commande (demandés par Serge Eyrolles) évidemment sous pseudo ! Ils me rapportent encore quelques sous à la SCAM ... Et VOUS, quels sont vos axes et choix d'écriture ?
@Sylvie de Tauriac. C'est juste. Mais être lu, ce peut être sur écran, possibilité bien utile en voyage. Avec en prime la possibilité d'annoter le texte lu. Mais, mais, MAIS : l'objet-livre, ce qui pèse et vole sur la paume et entre les mains ? Ce qu'on corne avec une brève honte, puis tente de dé-corner (impossible, la trace est là)
Cher @Jo Comédie 3
Réponse neutre
Sur mBS, nous accueillons volontiers les points de vue, y compris lorsqu’ils sont exprimés sous forme de métaphores. Encore faut-il qu’ils éclairent le sujet. Réduire “se faire éditer” à une suite d’images catastrophistes (pilon, cartons, concierge, tables de libraire…) relève davantage de la posture que de l’expérience partagée. L’édition — comme l’autoédition — recouvre des réalités multiples, des trajectoires très diverses, et surtout des choix personnels. Quant au procédé consistant à faire parler un auteur par l’intermédiaire d’un autre pseudo, nous préférons, sur mBS, les paroles assumées et les démarches transparentes. Elles sont généralement plus fécondes que les effets de manche. Merci néanmoins pour cette intervention, qui rappelle à quel point le débat mérite nuance et sincérité.
Bienveillante
Merci pour ce commentaire, très imagé. Sur mBS, nous essayons justement d’aller au-delà des visions caricaturales. Se faire éditer n’est ni un conte noir, ni une fatalité romantique : c’est une expérience parmi d’autres, avec ses réussites, ses désillusions parfois, et surtout une grande diversité de parcours. Nos articles donnent la parole à des auteurs réels, parlant de leurs motivations, de leurs choix et de leur travail. C’est cette parole directe qui nous intéresse — plus que les formules spectaculaires ou les mises en scène sous pseudonyme. Mais chacun sa manière de s’exprimer : merci en tout cas de participer à la conversation.
Fine ironie
Nous apprécions toujours les envolées lyriques, surtout lorsqu’elles tentent de résumer à elles seules toute l’expérience de l’édition. Cela dit, “se faire éditer” ne se limite pas à une succession de pilons, de cartons et de concierges philosophiques. Comme l’autoédition, c’est un chemin multiple, fait de réalités très concrètes, de travail au long cours et de choix personnels — bien loin des slogans, aussi dramatiques soient-ils. Quant au dispositif Jo Comédie / Cortex, nous laisserons chacun juger de l’intérêt littéraire de la ventriloquie. Sur mBS, nous privilégions les auteurs qui parlent en leur nom, et les réflexions qui reposent sur l’expérience plutôt que sur l’esbroufe. Merci pour cette contribution.
Plus glaciale
Sur mBS, nous nous attachons à proposer des échanges fondés sur l’expérience, la réflexion et la clarté. Assimiler l’édition à un parcours uniquement sombre et absurde relève d’une simplification excessive. Les réalités du monde du livre — édité ou autoédité — sont complexes, variées, et ne gagnent rien à être ramenées à des formules théâtrales. Par ailleurs, nous rappelons que mBS valorise les prises de parole assumées. Les jeux de pseudonymes et les citations auto-référencées n’apportent pas grand-chose au débat. Merci de votre compréhension.
SM
Sur mBS, nous aimons les métaphores. Vraiment. Mais à condition qu’elles ne finissent pas par se regarder écrire pendant que le sujet, lui, est déjà parti prendre un café. Assimiler “se faire éditer” à un couloir obscur peuplé de pilons, de cartons esseulés et de concierges métaphysiques relève moins de l’expérience vécue que du théâtre d’ombres. Très expressif, certes. Très définitif aussi — ce qui, en littérature comme ailleurs, est toujours un peu suspect. Quant au dispositif consistant à faire parler Cortex par l’entremise de Jo Comédie, il amuse un instant, puis rappelle surtout qu’un texte gagne souvent à être signé par celui qui l’écrit… et à parler de ce qu’il connaît. Mais merci pour cette intervention : elle confirme, à sa manière, que l’imaginaire est une chose précieuse — surtout lorsqu’il accepte de ne pas se prendre pour la réalité.
À lire ce portrait, on sourit d’abord, puis l’on fronce les sourcils — non par désaccord, mais par un trouble plus intime. Cette ambition un peu blessée, cette foi tranquille dans la valeur du texte, cette légère amertume face aux portes closes… tout cela est décrit avec une précision si flatteusement cruelle qu’il devient difficile d’assurer, la main sur le cœur, qu’on ne n’y reconnaît pas soi-même. Pure coïncidence, évidemment. Ou alors simple effet miroir, savamment tendu.
Ce n'est pas tout d'être édité, il faut également être lu, et malheureusement les gens préfèrent les écrans. Certains se vantent même de ne jamais ouvrir un livre, comme si la lecture était un anachronisme, quelque chose de ringard. @Sylvie de Tauriac
Ah l'ambition, l'éternel moteur de la réussite !