Tout d’abord, merci pour votre livre, sa clarté, son réalisme. Je suis un peu fâché avec les chiffres, et j’aurais peut-être rendu encore plus simple leur présentation. Par endroits, il y en a beaucoup (pour mes faibles capacités). J’aurais sélectionné ceux qui sont essentiels à la compréhension. Peut-être en indiquant les autres en annexe. Cela permettrait il me semble à ceux à qui les mathématiques même les plus basiques font peur, et il en existe sans doute quelques-uns parmi les écrivains peu motivés par le succès financier, de découvrir plus aisément l’univers de l’édition, qui reste en dépit des réserves comme un rêve éveillé.
J’ai été frappé par le succès des filles dans l’autoédition. Je crois que c’est quelque chose d’assez insolite. Cela m’aurait intéressé d’en savoir plus. Un goût particulier des écrivaines pour l’autonomie ou les réseaux sociaux ? Je ne sais pas.
Votre livre permet de découvrir un monde assez terrible, un monde d’argent, d’ambitions, et tout au milieu, d’art pourtant, l’étincelle d’une vie. J’ai failli m’arrêter à la page 30, effrayé par ce que vous décrivez. J’ai continué malgré tout, avec le sentiment que dans ces lignes vous poursuiviez vous-même une quête plus personnelle. Pourquoi écrire ? Assez stupéfait, je me suis rendu compte à la fin de votre ouvrage que tout votre texte parcourt l’ensemble de cette question. Je ne suis pas un grand lecteur, je reprends toujours mes quelques livres ou mangas préférés, mais je ne crois pas avoir encore lu un livre qui permet comme vous le faites de poser cette interrogation en termes simples, rapides.
Et c’est un grand mérite de ce site de donner accès à un tel sujet et de pouvoir en débattre. Depuis presque un an, l’intérêt principal que j’ai trouvé dans MonBestseller.com est la possibilité de modifier mon texte, pratiquement en continu, de le rendre vivant une fois publié ici, évolutif à l’infini pourquoi pas si c’est ce que l’on recherche. L’opposé de l’objet livre édité.
Qu’est-ce que la passion d’écrire, pour reprendre l’expression que vous utilisez, qui peut nous laisser désespéré, parfois béat de plénitude, ou autrement encore selon qui on est. Et je suppose qu’il y a autant de passions d’écrire que d’individus qui, un jour, décident de prendre la plume. Vous parlez à plusieurs reprises de plaisir. Il me semble en vous lisant qu’il s’agit véritablement de l’enjeu d’une vie, entre satisfaction et déchirement. La passion, qui est souvent celle de notre enfance, quand je serai grand je serai aviateur, nous porte parfois sans qu’on le sache, ou alors même qu’on l’a oubliée. Comment vivre avec elle ? Une question qui, à mon sens, se devine entre vos lignes. Si je devais utiliser le mot plaisir, je dirais qu'il est pour moi une chose sérieuse, mais que la plupart du temps quand je l'expérimente je ne la vois pas, sans doute la chose la plus sérieuse de mon existence.
Publié le 16 Janvier 2026