La fin des Etats-Nations

199 pages de Gilles FABRE
La fin des Etats-Nations Gilles FABRE
Synopsis

Enserrés dans le carcan des règles de la mondialisation libérale, ligotés par l’approche d’échéances électorales, les Etats-Nations peinent à réformer leurs pays respectifs. Ils semblent avoir perdu tout réel pouvoir. En conséquence, les élections démocratiques paraissent perdre leur légitimité : à quoi bon voter pour des partis qui ne peuvent rien pour nous ? D’où une tendance au repli des électeurs vers des mouvements populistes et nationalistes.

Si ces Etats ont perdu le contrôle de leur propre territoire, comment pourraient-ils affronter des problèmes d’envergure planétaire ? La coopération internationale a atteint ses limites et le temps nous manque pour éviter une catastrophe écologique majeure. En conséquence, c’est le concept même d’Etat-Nation qui semble dépassé.

Publié le 10 Novembre 2013

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6 commentaires , 5 notes
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Merci ! C'est très sympa.

Publié le 15 Avril 2015

Un excellent travail. Compliments !

Publié le 15 Avril 2015
5
*****
Publié le 15 Avril 2015

Merci Marc pour ces commentaires !

Publié le 12 Avril 2015
4
Le texte est intéressant; il est bien écrit et documenté. L'auteur décrit toutes les limites du système capitaliste, comme l'impossibilité matérielle d'une croissance infinie -les ressources naturelles sont limitées- et comme l'absence de contrôle sur ce système -l'économie se globalisant, elle échappe au contrôle des États nationaux ou supranationaux comme l'UE-. L'auteur propose alors la création d'une Fédération universelle sur une base démocratique, pour justement reprendre le contrôle sur un système capitaliste partant à la dérive. Cette reprise de contrôle serait animée par la recherche de l'intérêt collectif de long terme (préservation de l'environnement, renonciation à la sur-consommation, limitation des ressources des hyper-riches). Je pense que sur le fond, il est difficile de ne pas être d'accord avec ce beau concept. Mais il est quand même basé sur des hypothèses fortes: celle que les gens sont intelligents et qu'ils comprennent les intérêts en jeu, celle qu'ils ne votent pas en fonction de leur intérêt personnel de court terme, celle qu'ils ont encore suffisamment confiance en l'utilité d'un système politique... Vaste débat :-) Je trouve le texte très intéressant, positif et ambitieux, mais je trouve qu'il manque aussi un mot sur le fait que la compétition entre groupes est aussi un formidable outil d'innovation et de progrès technique menant au progrès social. C'est terrible à dire, mais les guerres ont été des périodes de grandes innovations techniques. Tout d'un coup, on a la motivation et on trouve les fonds. Sans la guerre froide, il n'y aurait pas eu le programme Apollo, nous n'aurions pas les ordinateurs qu'on a aujourd'hui et on n'aurait pas vu l'émergence de la démocratie directe que l'on a vu sur les réseaux sociaux (printemps arabe). Donc, tous se réunir autour d'une table pour construire un monde meilleur, oui; mais ce n'est pas parce qu'on ne le fait pas que nécessairement le monde de demain sera moins bien. Il est simplement incertain. Ce qui est différent. Cette notion d'incertitude est difficile à accepter, car tout dans nos vies est organisé pour diminuer l'incertitude. Les gens savent qu'ils sont protégés par la loi pour tout aspect contractuel, il savent qu'il y a un filet de sécurité financière en cas de perte d'emploi, etc. Une meilleure certitude a été une grande source de prospérité économique et sociale, mais je pense aussi que poussée à l'extrême, elle devient contre-productive en termes d'innovation. Le tout est de savoir où on fixe la limite.
Publié le 11 Avril 2015

Bonjour Sophie, et merci pour cet aimable commentaire ! Je suis flatté que mes modestes écrits puissent voyager jusqu'au bout du monde ! Bonne lecture à vous, et n'hésitez pas à m'en faire des retours.

Publié le 19 Avril 2014
4
J'apprécie les commentaires avec lesquels je suis en parfait accord. Du coup pas grand chose à ajouter... sauf que je prends pour lire "d'un peu plus près" dans mes nuits antarctiques. Sophie
Publié le 19 Avril 2014

Bonjour, et merci pour ces différents commentaires.

En ce qui concerne les remarques d'Hubert LETIERS, je suis tout à fait d'accord en ce qui concerne l'éducation. Elle est nécessaire pour éviter une vision "binaire" du monde par les générations futures. Cependant, l'éducation étant prodiguée par des adultes, il est nécessaire que ceux qui ont une vision ouverte sur le monde participent plus activement à ce travail éducatif. On dit souvent que le mal est le produit de l'inaction des gens de bien...

Au sujet des remarques de Zema Birdy, je ne suis pas certain que le constat présenté dans ce livre soit si consensuel que ça. Il l'est sans doute pour une petite partie de la population, déjà sensibilisée à ce type de problématique. Je pense que le grand public conserve, dans sa très grande majorité, une approche nationale des problèmes. Quant aux solutions, j'ai justement tenté de ne pas me limiter au simple constat, en présentant un projet d'organisation supranationale seule à même (à mes yeux) de mener à bien des actions politiques à l'échelle planétaire. Mais peut-être n'ais-je pas été suffisamment convaincant. En tout cas, merci pour ces remarques fort constructives !

Publié le 12 Janvier 2014
5
Bonjour Gilles Fabre Le sujet ne me laisse pas indifférente au contraire. Un constat consensuel (pour moi) mais les remèdes ? Vous citez Stéphane Hessel et en effet le succès de son livre est surprenant. J’ai envie de dire encourageant. La conscience existe, mais l’homme ou les hommes de la situation ? Les politiciens se ressemblent tous, leurs solutions finalement sont les mêmes … Je termine actuellement un livre « en bande organisée » de Flore Vasseur. C’est une fiction mais brosse un portrait sans concession du monde de la finance. La voilà la plaie mais je n’ai pas le médicament… un autre livre me vient à l'esprit "la fin de travail de Rifkin. Penser autrement ? bien à vous Zema
Publié le 30 Décembre 2013

Bonjour, et merci pour vos commentaires. N'hésitez pas à revenir vers moi lorsque vous l'aurez terminé, je suis toujours preneur des remarques permettant de progresser.

Publié le 11 Novembre 2013
5
Ce livre aborde les sujets de la mondialisation, du réchauffement climatique, de la perte de biodiversité et des solutions politiques pouvant y être apportées. Il évoque la nécessité de dépasser le concept d'Etat-Nation et d'envisager la création d'une démocratie mondiale, la Fédération Universelle, seule à même de prendre les problèmes planétaires à bras-le-corps. N'hésitez pas à poser des questions à ce sujet, j'y répondrai avec plaisir. Gilles FABRE
Publié le 10 Novembre 2013