Franchement, j’ai lu presque d’une traite, et ça m’a fait un truc bizarre : à la fois envie de hurler et envie de serrer les deux mecs dans mes bras.
C’est pas le genre de polar cosy où tu te fais câliner par l’intrigue. Là, ça tape, ça gratte, ça te met mal à l’aise et c’est fait exprès.Antoine, le vieux flic usé avec sa moustache et son flingue dans la poche intérieure, et Vincent, le jeune journaliste qui a déjà trop vu pour son âge… leur duo m’a tuée. Pas dans le sens mignon « bromance », non : dans le sens où on sent qu’ils se sauvent la vie sans jamais se le dire. Il y a une tension sexuelle qui n’est jamais dite, mais qui traverse tout le livre comme une lame fine. Et ça, putain, c’est rare en France. On n’ose plus écrire ça.
L’histoire sur le réseau de traite camouflé en asso subventionnée et en discours d’inclusion, je l’ai trouvée glaçante parce qu’elle sonne juste. Pas de méchants en cape noire, pas de complot mondialiste de dessin animé : juste des gens ordinaires qui ferment les yeux pour garder leur poste, leur image, leurs aides européennes. Et au milieu, des gamines et des gamins sacrifiés. Ça m’a rappelé des trucs que j’ai entendus, que j’ai vus passer dans des témoignages
Le livre ne te fait pas la morale. Il te montre. Et à la fin, il ne te donne pas la victoire sur un plateau. C’est pas beau, c’est pas réconfortant, et c’est pour ça que ça reste en tête. Bref, je l’ai terminé avec la rage au ventre et les larmes aux yeux.
Publié le 31 Janvier 2026