Mélanie Talcott
Biographie

Écrire ma biographie en une centaine de caractères revient pour moi à twitter mon éloge funèbre.
Je suis comme vous. Comme le disait Ferré, « je pisse, je pleure ». Je regarde les jours passer. Des fois, il se produit le contraire. Ce sont eux qui me regardent passer. J'aime vivre, galères incluses. Ramer à contre-courant. Taire ce que je pense. Écrire ce que l'on n'ose pas dire. L'autre m'intéresse. Ma came. Tous les autres. Moi m'ennuie. Que dire de plus ? Ah si, je n'ai pas de smartphone. Vous savez, ce truc mobile, extra plat et supposément intelligent qui possède des fonctions d'assistant personnel....

Mélanie Talcott a noté ces livres

5
@Yves Bourny Bonjour Yves, un témoignage fort sur une réalité qui malheureusement, n'est pas propre à la Birmanie et que j'ai pu également observer au cours de mes voyages. Comme me l'a dit un jour Maxime Rodinson, "l'homme n'est bon que s'il ne peut faire autrement"... Une terrible lucidité que parfois des êtres, telle Tameena, viennent contredire. Un pansement d'humanité sur cette haine qui est devenue "pathologique"... Par contre, je réintégrerais les deux derniers chapitres dans le cours du récit pour le laisser s'achever sur la tempête. Placés à l'extérieur du récit, ils en rompent non seulement le rythme mais aussi la force. Ce livre, pour moi, possède la qualité que possèdent peu de livres à l'heure actuelle. Il apprend, fait réfléchir et par conséquent, fait grandir. Amitiés, Mélanie.
Publié le 18 Avril 2019
4
@Michel N; Christophe Difficile d'écrire un commentaire un tantinet mitigé après tant d'autres élogieux. Beau style, riche en vocabulaire (j'ai appris que j'étais une leucoderme!), mais l'histoire - un homme, deux femmes - un trio d'ego amoureux plus ou moins bien dans leur peau m'a semblé banale et rappelé des situations observées en Inde où j'ai vécu cinq ans. Peut-être est-ce pour cela que que cette lecture m'a laissé un drôle de goût. Elle m'a rappelé tous ces jeunes hommes Indiens pris entre une fantasmagorie matérielle, intellectuelle et sexuelle vis à vis des jeunes femmes "leucodermes" et celle qui les renvoie à leurs racines via leurs compagnes indiennes, (avec tout ce que cela comporte d'ambigu vis à vis d'elles). Finalement, Célia est un réel courant d'air frais. Amitiés, Mélanie
Publié le 05 Avril 2019
5
@Catarini Viti A chaud. Lu de traite et terminé il y a quelques minutes. J'ai adoré. Une rupture et une continuité entre la douceur mélancolique de Femme au bord du monde et celle, plus âpre et moins chaste, de ce Blues 2. Il y a du Bukowski là-dedans... Surprenant !
Publié le 21 Mars 2019
5
@catarina viti J'ai eu le plaisir de chroniquer ce livre et je me permets de vous faire partager ici la conclusion de cette chronique à propose ce livre qui m'a entraîné d'une traite dans le monde de Julia / Catarina. "Femme au bord du monde ne relève pas de l'ésotérisme à trois francs six sous ni de l'affabulation entachée de cette pseudo-spiritualité que l'on consomme pourtant si aisément comme un viatique de Bisounours contre notre vacuité. Ce récit, écrit simplement, avec le cœur plus que la tête - du moins me semble-t-il - sensible et intimiste, porte l'empreinte d'une expérience vécue, où s'intriquent les deux aspects complémentaires de ce qui nous anime, la Vie et la Mort. En parler n'est pas tâche aisée. Il faut au narrateur une grande générosité et une belle humilité pour mettre ainsi son âme à nue, ce que Catarina Viti fait avec pudeur et talent. Mais il faut également que le lecteur dépasse ses préjugés et sa logique construits par d'autres croyances, souvent édulcorées et factices, afin de retrouver « toutes ces choses que l'on oublie en grandissant. » et que les enfants font naturellement. Bref, pour que cet autre réel opère, celui auquel justement le poète persan soufi Saadi nous invite : « Tant que tu restes comme un otage dans ta boutique ou ta maison, jamais, ô homme vain, tu ne seras un homme. Pars et parcours le monde avant le jour fatal où tu le quitteras. »
Publié le 19 Mars 2019