@Dylan.
Me voilà plongée à nouveau dans la sauce de votre plume, mais cette fois avec des épices piquantes. Il y a ici un équilibre instable entre le lyrisme classique et la désinvolture contemporaine, une écriture qui semble flotter entre plusieurs mondes, plusieurs siècles et plusieurs tons, et c’est précisément cette tension qui vous rend reconnaissable entre mille. Le rythme est haletant, sans transition, les scènes défilent comme des images.
Le narrateur parle comme un dandy du 19e siècle qui aurait atterri dans un mariage contemporain, avec son téléphone, ses chaussettes blanches et son humour potache. J’aime la façon dont les personnages sont dépeints. Ricky est un homme qui a grandi sans avoir vraiment grandi, et on comprend ce qui se cache derrière ses maladresses, son humour et ses projections. Il passe de la nostalgie à la fièvre, du rire aux larmes, de la provocation à la fuite. Il projette une vie entière en une seconde, il ne sait pas ce qu'il veut, ou plutôt il veut tout en même temps, et il n'ose rien.
La scène du désir est décrite d’une naturalité vraiment frappante. Et, pour finir, cette chute qui nous laisse en suspens...
Bravo !
Publié le 03 septembre 2026