Difficile de parler de romance aujourd’hui alors que la guerre fait rage aux portes de l’Europe. Au-delà des souffrances, des drames et des enjeux politiques...
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La guerre a toujours été une source d’inspiration et de témoignage pour la littérature
Le récit des guerres remonte à l’origine des temps. L’iliade en est peut-être le texte fondateur, au moyen-âge la Chanson de Roland est elle aussi un texte guerrier qui fut du même coup l’avènement d’un mouvement littéraire.
De manière plus contemporaine il y a un besoin vital de raconter les horreurs de la guerre. La mort, le risque, la conquête, la souffrance, l’héroïsme, la liberté… sont des moteurs de l’écriture parce qu'ils touchent à l'intime.
Ecrire sur la guerre permet d'en atténuer la portée et agit comme une catharsis.
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Les livres sur la guerre ont pris des formes variées
L’écriture sur la guerre a pris des formes variées : récits, journaux, correspondances, romans…
Elle montre à la fois :
- les valeurs morales en les exaltant : courage, lâcheté, héroïsme, trahisons ;
- les mouvements politiques et idéologiques : patriotisme, pacifisme, idéaux, résistance ;
- les techniques et l'art de la guerre : source de stratégies dans de multiples domaines
Écrivains, universitaires, militaires, sociologues, psychologues s'en sont emparés dans l'époque contemporaine...
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Pourquoi la littérature de guerre nous intéresse donc tant ?
Au-delà du débat entre véracité et fiction, la littérature de guerre est une source documentaire sur l’expérience du combat mais aussi une manière d’appréhender les phénomènes sociaux et culturels en résultant.
Se souvenir de la guerre et la raconter, c'est exalter la souffrance, la mort et le sacrifice. C’est aussi une manière d’appréhender les grands mouvements politiques du monde et comprendre les institutions qui en sont nées et qui fixent aujourd'hui les règles de Droit (ONU, UE, OTAN...)
La littérature de guerre est là pour protéger la mémoire, promouvoir la paix et éviter la répétition des drames historiques.
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Les effets de la guerre sur la transformation du champ littéraire.
La guerre inspire ; elle est source de débat car les frontières sont parfois floues entre roman de guerres, récits historiques et essais politiques
De la littérature de guerre, on doit retenir la confrontation ou plutôt la coexistence des romanciers de guerre et celle des historiens qui relève de la Science du témoignage et de la documentation. Mais aussi d’une palette infinie d'écrits qui vont de la célébration de l'âme humaine aux reportages factuels et détaillés de guerre, jusqu'à la poésie pure.
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La littérature de Guerre : une palette presque infinie
Des chefs d’œuvre littéraire comme le grand Troupeau de Jean Giono, les racines du ciel de Roman Gary, en passant par le Silence de la mer aux ouvrages de tactiques de guerre avec des récits épiques et précis comme l' Histoire maritime de la première guerre mondiale de Paul Chack. Le champ est vaste.
Plus récemment, le journalisme littéraire est apparu dans les années 70 avec des essais à la fois ancrés dans l'actualité et dans l'analyse. Sur la guerre des 6 jours, la guerre du Golfe, celle d’Irak ou de la Bosnie...et bientôt l'Ukraine.
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L’accélération de l'information fait aujourd’hui vivre les guerres en direct à la TV conférant à la littérature un nouveau rôle
- Le roman aurait le rôle d’une interprétation du travail de mémoire, mais aussi celui de mesurer les incidences de la guerre sur l’homme, l'exaltation des sentiments, les traces mémorielles laissées, les leçons apprises.
- Les essais rédigés dans un esprit historique, plus scrupuleux des sources et des documents utilisés donnent une photo à la fois plus objective et plus contestée des réalités.
- Et enfin la poésie qui aura toujours son droit de cité depuis le Dormeur du val...
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