La Barre haut

163 pages de Eric M
La Barre haut Eric M
Synopsis

Roman inspiré d’une histoire vécue, La Barre haut relate le parcours des élèves d’une prépa aux concours d’entrée à l’Ecole Nationale d’Administration, confrontés à des situations cocasses, surprenantes, parfois incongrues qui illustrent les embûches de ces bûcheurs.

Au fil des pages, joue la sélection naturelle. A l’arrivée, peu d’élus. Des deux personnages principaux, la fille réussit le concours, le garçon échoue. Entre public et privé, passion et politique, amour et amitié, se déroule un chassé – croisé jusqu’à l’aboutissement ultime : l’annonce de la surpression de l’école par le Président de la République.

Publié le 03 Janvier 2024

Les statistiques du livre

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"La Barre haut" est le "Livre le +" du 29 janvier. Retrouvez l’article qui vous donnera envie de le lire. N'oubliez pas de laisser un commentaire à Eric M, c’est pour cela qu'il publie son roman sur monBestSeller.

Publié le 29 Janvier 2024

Ce livre est noté par

5 commentaires , 2 notes
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3
La barre haut de Eric M.*** Par Eric Neuville*** Je ressors amusé et un peu sonné de ma lecture après avoir passé quelques heures dans un monde très codé, très français, très “carré”… et disparu : l’Ecole Nationale d’Administration, feue l’ENA.*** La Barre haut, d’Éric Marty, nous plonge dans une prépa ENA en province, à Bordeaux, avec ce que cela implique de tension silencieuse, de rivalités feutrées, de stratégie sociale, et de fatigue rentrée. Un univers impitoyable et fascinant, où les gens se jaugent, se classent, s’accrochent, s’abîment… et où, malgré tout, il y a encore des élans, des attirances, des amitiés, quelques instants de grâce parfois.*** On suit surtout Anselme, candidat au troisième concours, plus âgé que les autres, plus fragile aussi — et obsédé par cette idée de “réussir” comme on se sauve. Autour de lui gravite une galerie de personnages : des externes brillants, des internes déjà formatés, des profils ambitieux, cyniques, ou simplement humains, et une figure qui cristallise beaucoup : Andréa, brillante, déterminée, insaisissable, et au cœur d’un désir impossible.*** Ce qui se joue, au fond, ce n’est pas seulement un concours. Nous assistons à une mécanique déshumanisée, une espèce de sélection naturelle sociale, un théâtre où chacun tente d’avoir l’air “prêt”, “solide”, “légitime”, même quand tout vacille et chancèle en son for intérieur. Ce roman expose cela, crument : l’endurance, les renoncements, les petites humiliations quotidiennes, et tous les masques qu’on s’oblige à porter pour rester dans la course et incarner la vision du Général : tous les principaux serviteurs de l’état coulés dans le même moule.*** J’ai apprécié la manière dont l’auteur donne à voir l’entre-deux : entre service public et ambitions personnelles, entre vocation et image, entre idéaux et carriérisme. On sent que c’est écrit par quelqu’un qui connaît le terrain, qui en a respiré les codes, et qui a voulu en faire quelque chose de romanesque, vivant, parfois mordant. D’ailleurs, la préface le dit très clairement : ce n’est pas un roman “de caste”, mais un récit sur ceux qui cherchent à entrer dans le moule… et sur ce que ce moule fait à leur humanité.*** Le curseur sensible est psychologique : épuisement, besoin de paraître, fantasmes de pouvoir, solitude, et cette impression d’avoir “mis sa vie en suspens” pour une porte qui ne s’ouvrira peut-être jamais.*** Et puis, il y a la place, le rôle du sexe et ici aussi, sans filtre. Dans ce roman, le sexe circule comme une monnaie parallèle : ça s’observe, ça se jauge, ça se fantasme, ça s’attrape au passage — un peu comme les places, les réseaux, les “bons appuis”. Et forcément, ça met mal à l’aise, parce qu’on voit très bien comment, dans ce petit laboratoire de domination feutrée qu’est la prépa, certains testent déjà leurs gestes et leurs limites. On peut appeler ça “la vie”, “les années jeunes”, “les pulsions”… mais on sait aussi ce que ça devient, une fois la cravate ajustée et le pouvoir en poche : une habitude d’impunité, polie, souriante, et parfaitement toxique.*** C’est un livre à lire quand on a envie de comprendre ce que coûte un rêve, surtout quand ce rêve a la forme d’un concours.*************************************************** « Les clés du succès pour être bien classé résident dans l’excellence pour quelques-uns et la conformité au moule et la docilité pour tous, le tout mêlé à un profil dominateur : « serviable mais non servile », « dominant docile », obéissant et autoritaire à la fois. »
Publié le 06 Février 2026
3
Roman que j’ai commandé sur monbestlibraire et que je recommande chaudement. On y suit les coulisses de la préparation de l’ENA et tout ce petit monde et le milieux plein de rivalités et symbole d’un certain entre-soi. En outre, pour être moi même fonctionnaire je ne peux que confirmer cet état d’esprit propre à cette école et à cette caste d’administrateurs de l’Etat. Il est savoureux d’y retrouver des personnages similaires à ceux qu’on a côtoyé dans les ministères et ailleurs. J’ai particulièrement apprécié le ton du livre, enlevé et efficace et le sens de la formule de son auteu qui témoigne d’une vraie maturité dans son style.
Publié le 04 Juillet 2025

@ Victor Montrilleux
La meilleure façon de comprendre comment le système marche était de passer le concours. J'ai donc intégré une prépa après avoir passé la PENA. La Barre haut est inspirée de cette expérience. Je l'ai romancée pour rendre le sujet accessible. La deuxième partie du livre est également inspirée de mon expérience dans le Conseil et des missions que j'ai réalisées pour le secteur public après avoir été "ajourné" à l'ENA. j'ai ainsi gardé des relations avec mes anciens condisciples qui ont intégré l'école, ce qui me permet de couvrir l'ensemble de la scolarité dans le livre. L'histoire d'amour est inventée mais elle me permet d'évoquer l'endogamie propre au milieu et la reproduction des élites toujours d'actualité. J'ai changé la temporalité et les noms pour des raisons de confidentialité et pour arriver à l'élection d'Emmanuel Macron et sa décision de supprimer l'école sous son ancienne version. Je vous souhaite une bonne lecture.

Publié le 03 Février 2024

Baignant moi même dans ce milieu je suis particulièrement intrigué de savoir quelle expérience vous avez retiré de l’ENA et comment vous avez rendu le sujet accessible ! Les premières pages sont prometteuses ! Au plaisir de vous lire.

Publié le 03 Février 2024

@MartinM
Merci pour votre retour. La difficulté essentielle dans l'écriture de ce roman était de rendre cette expérience vécue attrayante pour le grand public. J'ai décidé de le publier après l'annonce du président de la République de supprimer l'école remplacée depuis par l'Institut National du Service Public. Tout est dans le non-dit y compris le jeu de la séduction à tout les niveaux. Un candidat sur dix est admis. Inutile de dire que la concurrence est rude. La culture générale testée dans l'épreuve reine du mythique grand' O (aujourd'hui requalifiée épreuve d'entretien) est à la fois l'appréhension et l'obsession des candidats, d'où l'utilisation des citations pour faire passer le message. L'histoire d'amour contrarié entre les deux principaux personnages est un clin d'œil aux couples mythiques formés à l'école (F. HOLLANDE et Ségolène ROYAL par exemple). Sur la forme, je suis d'accord, la publication in extenso de l'ebook auto-édité chez Librinova est difficilement lisible sur Smartphones. Je tiendrai compte de vos remarques, et de celles de monBestSeller.com, pour de prochaines publications. En tout cas je vous remercie encore pur votre commentaire et vos suggestions constructives.

Publié le 24 Janvier 2024

Il faut être motivé pour connaître / comprendre, non les arcanes du pouvoir, mais les dessous des us d’une école préparatoire comme l’ENA, mais si on l’est, c’est assez jubilatoire. Cela alterne entre le fond du sujet, de la connaissance, des ambitions, des petites réflexions tout à fait légères et paraissant inutiles, et des citations souvent à propos qui sont assez à bicher. Un peu compliqué, probablement à dessein, en tout cas, c’est ce que je me dis, un peu romance, probablement également à dessein, même si cela ne parait pas vraiment correspondre à l’âge du capitaine, et que ce n’est pas la tasse de thé que je bois, c’est quand même assez amusant d’avoir eu cette envie de témoignage ! (ps j’ai trouvé la présentation pas adaptée à la lecture sur ordinateur, et me suis dit qu'une relecture permettrait de revoir ici ou là quelques formules qui pourraient être allégées au profit de la fluidité ? ainsi que des fautes d’orthographe ou d’inattentions surprenantes pour un livre édité)

Publié le 24 Janvier 2024

@Cortex6

Merci pour ce retour. Effectivement le défi de traiter un tel sujet était de le vulgariser et de le rendre lisible pour le grand public, d'autant que le langage de l'ex énarchie est bourré de codes. J'ai pris la décision de publier ce roman lorsque le président de la République a annoncé qu'il allait supprimer l'école. Toutefois, les critiques de cette école doivent être nuancées. On rencontre chez les énarques des personnalités au caractère bien trempé dont certains ont un destin hors du commun. Le problème est ce que l'institution fait d'eux et la tendance fort humaine de se reproduire. Quant aux relations avec les cabinets de conseil la réalité dépasse la fiction avec l'affaire McKinsey qui a défrayé la chronique lors de la dernière élection présidentielle. Il est encore trop tôt pour savoir ce que donnera la création de l'Institut National du Service Public en remplacement de l'ENA, c'est une réforme à long terme. Merci encore pour votre commentaire positif.

Publié le 23 Janvier 2024